Albin Michel

  • À l'heure où la quête du spirituel se fait de plus en plus vive, il peut être salutaire de se (re)plonger dans l'une des dernières grandes oeuvres cosmologiques de l'Occident dont la beauté mystérieuse fascine les lecteurs depuis cinq siècles. Encore faut-il, pour pénétrer l'univers de la Divine Comédie sans s'y perdre, disposer de certaines clés historiques, linguistiques et symboliques.
    La très belle traduction d'Alexandre Masseron ainsi que tout l'appareil critique rédigé par ses soins (sommaires, introductions, notes, plans et tableaux synoptiques) nous éclairent pour ce qui est de la langue et de l'Histoire. Quant au sens spirituel du chef-d'oeuvre, il s'illumine à la lecture de Michel Cazenave qui, dans sa préface, décrypte minutieusement la symbolique des nombres présente au coeur du texte et révèle les liens intimes unissant la figure féminine de Béatrice à la Sagesse divine.
    Ainsi, tout en saisissant le grand poème initiatique dans son contexte médiéval et italien, le lecteur d'aujourd'hui pourra-t-il appréhender sa dimension sacrée.

  • Un recueil de poèmes philosophiques et mystiques d'un auteur né au Liban en 1883 dans une très ancienne famille chrétienne et qui fut l'ami de Rodin, de Debussy, de Maeterlinck et d'Edmond Rostand, entre autres.

  • Rassemblée par deux ethnologues internationalement reconnus, la présente anthologie est la plus complète qui soit sur le chamanisme. Les auteurs ont en effet recueillis les textes et témoignages essentiels écrits sur ceux qu'on appelait jadis « sorciers indigènes », « ministres du diable », « magiciens ». Ces écrits, dont le premier remonte à 1535, donc à la conquête espagnole, nous offrent un aperçu unique sur ces traditions longtemps persécutées qui renaissent aujourd'hui. Au cours de ces soixante-dix textes essentiels, des explorateurs inconnus côtoient Alfred Metraux, Mircea Eliade, Claude Lévi-Strauss, R. Gordon Wasson, Carlos Castaneda et bien d'autres, retraçant cinq siècles d'études sur les chamanes, leurs pratiques, leurs pouvoirs et leur vision du monde qui passionnent nos contemporains.

  • Nous savons tous qu'une vie sans amour est une vie désolée, une vie à laquelle il manque l'essentiel. Mais savons-nous ce qu'est l'amour en vérité ? Savons-nous le comment et le pourquoi de l'amour ? Pourquoi nous nous égarons si souvent et le restreignons ? Pourquoi il nous arrive si rarement d'aimer vraiment et d'être aimé ? Ces questions ne cessent de se poser à nous d'une façon lancinante, souvent douloureuse. Fabrice Midal tente d'y répondre à partir de la tradition philosophique occidentale et des sagesses orientales. Il nous entraîne à la découverte des différentes facettes de l'amour et en explore les vertiges, en mettant à mal nombre d'idées reçues. Chaque individu est vraiment capable d'aimer, malgré les obstacles apparemment insurmontables. Nous sommes les victimes d'une suite d'extraordinaires contresens dont il est urgent de nous délivrer. Retrouver un chemin dans l'amour, reconnaître le point tendre du coeur, accepter nos imperfections et en faire autant de chances pour nous ouvrir réellement, telle est l'invitation de ce livre, qui nous aide à entrer dans l'immensité de l'amour.


  • Seize années de travail, et une vie tout entière consacrée à l'étude de l'islam, avaient été nécessaires au professeur Jacques Berque pour proposer un « essai de traduction » du Coran (expression à laquelle il tenait, pour marquer le caractère toujours inachevé de ce travail). À la fois savante et littéraire, cette oeuvre monumentale, témoignant d'une intime familiarité avec le monde arabe et la tradition de l'islam, fut saluée comme un événement pour l'approche de cette culture par le public francophone.
    Après quatre ans de travail supplémentaires, Jacques Berque améliora son texte en y apportant des centaines de retouches d'après les remarques de lecteurs érudits, et particulièrement celles de cheikhs de l'Islam. Cette édition définitive publiée quelques mois avant sa disparition nous fait redécouvrir le Coran dans le souffle de ses origines, ouvrant les perspectives d'un islam éclairé où foi et raison auraient toutes deux leur place.
    L'originalité de cette oeuvre est aussi signifiée par l'essai qui suit le texte sacré, que Jacques Berque considérait comme indissociable de la traduction elle-même, et qui nous dit ce que doit être l'acte de lecture d'un tel texte
    Jacques Berque (1910-1995), titulaire de la chaire d'histoire sociale de l'Islam contemporain au Collège de France de 1956 à 1981, a été l'un des plus grands islamologues français. Il a notamment  publié chez Albin Michel Musiques sur le fleuve (1996), Une cause jamais perdue (écrits politiques, 1998) et Relire le Coran (1993).

  • « En cette année où l'Occident comme l'Inde fêtent le centenaire de la naissance de Râmakrishna (1836), la traduction française des oeuvres de son disciple Vivekânanda, qui nous le font connaître, vient à son heure. Une rénovation religieuse considérable s'organise, en Orient, autour des noms de ces deux hommes, et le message adressé par le second à l'Amérique comme à l'Europe y trouve un écho sincère. Il ne s'agit donc pas simplement de nous rendre accessible des pensées indiennes, mais aussi de poser à notre conscience occidentale des problèmes profondément humains. » Paul Masson-Oursel, préfacier

  • Depuis sa découverte dans les années soixante, la pratique du yoga fait partie intégrante du paysage spirituel de l'Occident. Ce livre n'est ni un manuel, ni une apologie du yoga, mais un panorama rigoureux et très accessible du yoga en Occident et de ses racines indiennes, de ses rapports avec la tradition et la modernité.

    L'ouvrage se répartit en cinq chapitres :
    - La pratique du yoga en Europe, ses déviations et ses apports authentiques.
    - Les concepts-clés du yoga des origines.
    - Le yoga indien, des Yoga-sutras a aujourd'hui.
    - Le yoga tout au long de la vie, la progression spirituelle.
    - Le yoga et la modernité religieuse ; peut-on pratiquer le yoga et rester juif, chrétien ou musulman ?

    Le regard objectif de l'universitaire, l'expérience de la pratiquante et la pédagogie de l'enseignante font de ce livre un outil précieux pour tous ceux, pratiquants ou méfiants, qui s'interrogent sur la place du yoga dans la société et dans leur parcours personnel.

  • En 195 aphorismes, les yoga-sutras de Patañjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire.
    C'est l'esprit même du yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses.
    Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité.
    Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.

  • Walden ou la vie dans les bois (1854) est devenu le classique par excellence de la littérature sur la nature, bien au-delà du cercle écologiste. Ce chef-d'oeuvre au caractère initiatique a influencé des générations successives d'écrivains, depuis Proust ou Romain Rolland jusqu'à Jim Harrison qui déclarait que cet ouvrage avait sauvé sa vie.
    Walden est le récit du séjour de Thoreau dans une cabane au bord d'un étange du Massachusetts. Il s'agit d'une réflexion profonde sur le lien qui unit l'homme à la nature. Ces pages sont une exhortation à la simplification de la vie au contact des éléments : « En proportion de la manière dont on simplifiera sa vie, les lois de l'univers paraîtront moins complexes, et la solitude ne sera pas solitude, ni la pauvreté, pauvreté, ni la faiblesse, faiblesse. » L'hymne à la nature est une oeuvre de sagesse qui se range parmi les classiques de la spiritualité universelle.
    Cette édition de poche reprend la traduction de Louis Fabulet (éditée chez Gallimard, coll. « L'imaginaire » et désormais dans le domaine public).

  • Sâdhanâ, ou « La Réalisation du but suprême », occupe une place à part dans l'oeuvre du poète et philosophe. Ce recueil, qui expose les conceptions de l'auteur sur la vie, Dieu et la nature, constitue la plus accessible des initiations à l'enseignement de l'Inde éternelle. En toute limpidité, Tagore y aborde des questions essentielles en cette fin de millénaire : problèmes du mal et du moi, accomplissement de l'être dans l'amour.

  • Du XXVe au VIIe siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient ; il racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 avant J.-C. : Gilgamesh, fils de déesse, plus divin qu'humain en son corps.
    Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite ; il fit partie de quelques grandes bibliothèques dont celle d'Assourbanipal. Mais les Grecs, les Romains envahirent le Proche-Orient ancien et lui imposèrent leurs cultures. L'Épopée de Gilgamesh tomba dans l'oubli.
    Il fallut attendre le XIXe siècle, époque des grandes découvertes archéologiques, pour que ce texte, admirable et essentiel comme les chefs-d'oeuvre lentement tissés par le divin imaginaire, revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Texte d'une beauté que le temps n'est pas parvenu à altérer et qui nous fait découvrir, aimer, Gilgamesh le héros taillé dans le granit le plus dur, Enkidou son ami, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre.
    En se basant sur les diverses sources antiques, le musicien et poète Abed Azrié en donne ici une version d'une grande beauté.

  • Après le temps du féminisme, mouvement social dont Annick de Souzenelle note à la fois la nécessité historique et les limites, et après le temps d'une féminité artificielle exploitée par la publicité, l'heure est venue d'explorer le sens du féminin.
    À partir d'une lecture du texte biblique en hébreu, l'auteur du Symbolisme du corps humain nous introduit dans cette dimension essentielle. Scrutant la Genèse, elle s'inscrit en faux contre l'image d'une Eve "sortie de la côte d'Adam", pour mettre en évidence Isha, "l'autre côté d'Adam", la réalité féminine présente en chacune de nous. Elle réinterprète ensuite d'autres grandes figures de la Bible - Marie, Marie-Madeleine, Lot ou Lazare pour les replacer dans une perspective mystique dans laquelle l'âme de l'homme est une "fiancée" promise aux noces divines.


  • le yoga est une discipline spirituelle qui permet d'atteindre l'éveil en purifiant le corps.
    il existe plusieurs écoles de yoga tantrique, mais celle de la kundalinî est sans doute la plus surprenante. elle consiste à activer les forces les plus puissantes de l'humain, décrites comme un serpent lové au bas de la colonne vertébrale, et vise ainsi à accorder les principes souvent supposés contradictoires de la sexualité et de la spiritualité, en fusionnant leurs énergies au sein du corps humain.
    en octobre 1932, c. g. jung, invité au club psychologique de zurich, donna quatre conférences sur cette discipline exigeante et alors pratiquement inconnue. tandis que la psychologie de l'époque était sous l'emprise grandissante de la psychanalyse, le yoga de la kundalinî allait offrir à jung un modèle qui manquait totalement à la psychologie occidentale : une description, à partir de l'étude symbolique des chakras, des phases développement de la conscience supérieure.


  • Dans notre monde soumis à des bouleversements intenses, les prédictions « apocalyptiques » sont à la mode. Pourtant la plus célèbre des apocalypses, celle de Jean, que les prophètes de malheur aiment à solliciter, a-t-elle pour visée de nourrir nos angoisses et nos phobies ? Pour Jean-Yves Leloup, la révélation de ce qui arrive, de ce qui vient, peut être vue dans différentes lumières, et c'est à un regard ni résigné ni effrayé devant les événements que nous invite l'Apocalypse de Jean. Elle situe la réalité actuelle et future du monde dans la lumière de Dieu et dans la lumière de l'Agneau, vision à la fois de justice et de miséricorde. Plutôt que de faire de l'Apocalypse l'annonce d'une destruction nihiliste, il est possible de lire à travers sa symbolique si riche la « révélation » de l'ultime Réalité : tout s'effondre, sauf la Vie. À travers une traduction inédite et un commentaire abondant de ce texte fondamental de la spiritualité universelle, Jean-Yves Leloup, à qui l'on doit déjà une remarquable traduction de l'Evangile de Jean et des Evangiles apocryphes de Thomas, Philippe et Marie, nous fait porter un autre regard sur le monde présent et à venir.

  • Le Mahâbhârata, qui est la grande épopée indienne, décrit le combat sans merci que se livrèrent les deux branches des Bharata, les Kaurava et les Pandava, pour le trône de la dynastie lunaire. Les seconds sont aidés par Krishna, incarnation de Vishnu, qui énoncera juste avant l'ultime bataille la Bhagavad Gîta, pierre angulaire de la spiritualité indienne. Dans cette Iliade indienne où les démons affrontent des armes divines, les thèmes de la vie et de la mort, de la vertu et du destin, de la force et du droit sont traités sous l'angle narratif. Serge Demetrian, qui connaît parfaitement les différentes versions du texte original, a vécu plus de vingt-six ans en Inde. S'inspirant des conteurs traditionnels de l'Inde du Sud, il nous offre une version inédite du Mahâbhârata, qui nous transporte au coeur de l'âme indienne.

  • Dans ce volume, le plus grand texte sacré de l'hindouisme, La Bhagavad-Gîtâ, nous est présenté par le grand Shrî Aurobindo.
    La Gîtâ est considérée par les hindous de toutes sectes et de toutes castes comme enfermant en ses sept cents versets la totalité de la vision accumulée par les sages au cours de nombreux millénaires. De puissants penseurs occidentaux n'ont pas hésité à le proclamer «le plus grand livre qui soit sorti de la main de l'homme». Plus de cent traductions en ont été publiées. Et de nos jours encore, comme depuis plus de vingt siècles, nul réformateur, nul innovateur en Inde ne saurait se faire écouter s'il ne peut démontrer de manière plausible que ses doctrines sont conformes à une interprétation de la Gîtâ.
    Le fait que Shrî Aurobindo ait été élevé en Occident et se soit nourri des auteurs grecs, latins, français, allemands, italiens et anglais, avant même de connaître ceux de son propre pays, lui conférait le rare privilège de pouvoir exprimer la sagesse hindoue en des termes et selon des modes de pensée qui nous soient accessibles.

  • Médine, juin 632. Sous le soleil accablant de l'Arabie, le temps semble s'être arrêté : le Prophète de l'islam a rendu son dernier souffle. Autour de lui, les fidèles de la nouvelle religion tremblent à l'idée de la Fin du monde. Quelle est cette étrange maladie qui l'a terrassé ? Et pourquoi l'enterrement n'a-t-il pas lieu ?
    Au fil de ce récit au jour le jour de l'événement le plus mystérieux dans l'histoire de l'islam, Hela Ouardi, universitaire tunisienne, explore et confronte les sources sunnites et shiites les plus anciennes.
    Celles-ci nous révèlent un autre visage du Prophète :
    Un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes.
    Une reconstitution chronologique inédite, où Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d'un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique.

  • Le Râmâyana est, avec le Mahâbhârata, l'autre grande épopée indienne. Le noble Râma, incarnation de Vishnu et époux de Sîtâ, est l'héritier de la dynastie solaire. Une intrigue de palais poussera ce couple idéal à l'exil, puis à la séparation... Râma, aidé d'une armée de singes et d'ours, arrachera-t-il sa bien-aimée aux griffes des démons ? Si l'honneur, la justice et le destin sont centraux, ils cèdent souvent le pas à l'amour conjugal ou fraternel, à l'amitié, au ravissement de la nature. Aux moments de tragédie pure succèdent les envolées lyriques, voire les épisodes burlesques.
    Serge Demetrian, qui maîtrise parfaitement les différentes versions du texte original, a vécu plus de vingt-six ans en Inde. S'inspirant des conteurs traditionnels de l'Inde du Sud, il nous offre une version du Râmâyana au suspense haletant, qui nous transporte au coeur de l'âme indienne.

  • Ces cent cinquante contes soufis sont tirés du Mesnevi, oeuvre essentielle de Rumi, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs, poète, mystique et sage du XIIIe siècle. Considéré comme un commentaire du Coran, le Mesnevi ne fut pas seulement étudié dans le cadre des confréries, mais aussi dans les mosquées. Des commentaires et des traductions du persan virent le jour et leMesnevi devint l'une des sources reconnues de l'enseignement traditionnel. Versets du Coran, Hadiths, légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, péripéties de la vie quotidienne provoquent l'inspiration de Rumi et illustrent l'enseignement soufi, à la fois tradition vivante, simple et accessible par tous, et sagesse universelle.

  • Tous les oiseaux, connus et inconnus, se réunirent un jour pour constater qu'il leur manquait un roi. Exhortés par la huppe - messagère d'amour dans le Coran -, ils décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorg, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane. Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les vallées du désir, de la connaissance, de l'amour, de l'unité, de l'extase..., les trente survivants connurent l'ultime révélation : le Simorg était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux-mêmes.
    Ce célèbre récit initiatique, entrecoupé de contes et d'anecdotes, demeure à jamais l'un des joyaux de la spiritualité musulmane. De son auteur, ' Attar, poète et mystique persan, auteur du Livre divin (Spiritualités vivantes, le grand Rûmî disait : "II fut l'âme du soufisme, je ne fais que suivre sa trace".

  • Outre les évangiles de matthieu, marc, luc, jean, on peut aujourd'hui méditer ceux de philippe, pierre, barthélemy et, plus particulièrement, celui de thomas.
    Mais il en est un, l'évangile de marie, qui demeure pratiquement ignoré du grand public.
    La première rédaction de cet évangile, traduit et commenté ici par jean-yves leloup, théologien orthodoxe et philosophe, se situerait aux alentours de l'an 150. il s'agirait donc, comme les autres évangiles, d'un des textes primitifs du christianisme. il est attribué à myriam de magdala, cette marie-madeleine qui fut le premier témoin de la résurrection.
    Myriam y apparaît sous un jour nouveau. elle n'est pas seulement la pécheresse dont nous parlent les évangiles canoniques et les traditions récentes, mais aussi l'amie intime de yeshoua, " l'initiée " qui transmet ses enseignements les plus subtils...

  • Patronne des medecines douces, ecologiste en avance de huit siecles, star medievale de la musique postmoderne ou dieteticienne geniale, Hildegarde de Bingen est surtout une sainte hors norme dont les visions etranges inspirerent aux theologiens un respect distance.
    Nee au coeur de la tourmente des Croisades, elle fut des son plus jeune age, et jusque dans sa vieillesse, gratifiee de visions mystiques extraordinaires. Ses cosmologies divines, a lfimagerie puissante, sont de plus ancrees dans une theologie rigoureuse qui ont impose Hildegarde de Bingen, de son vivant meme, comme un modele vivant de saintete et comme une autorite en matiere de foi.
    Consultee aussi bien par les papes que par les empereurs (Frederic Barberousse), communiquant avec Bernard de Clairvaux, elle incarna ce XII e siecle grandiose et tourmente, petri de mystique et de politique et vivant dans lfimminence du Royaume de Dieu.
    Le Livre des oeuvres divines, son ultime recueil de visions, sublime la confusion de son siecle, si proche finalement du notre.
    OEuvre intemporelle, ce livre est aussi formidablement actuel .
    Comme toute veritable oeuvre prophetique.

  • L'Evangile selon Thomas fut découvert en 1945 aux environs de Nag Hammadi.
    C'est une collection de 114 logia ou "paroles nues" attribuées à Jésus le Vivant.
    Cet Evangile fut diversement reçu parla critique, si bien qu'à peine sorti de terre, il fut de nouveau recouvert par le sable mouvant des gloses et des polémiques...
    Mais la parole respirait sous la cendre...
    II importait d'y retrouver l'étincelle cachée afin d'y réveiller - comme au jour de Pentecôte - le feu de son âme.
    Cette nouvelle traduction, suivie de son commentaire, n'a pas d'autre but. Elle est dédiée à tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation à la Liberté.

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