Sylvain Prudhomme

  • Par les routes

    Sylvain Prudhomme

    « Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui partent. Et ceux qui restent. » La quarantaine, écrivain, Sacha quitte Paris pour le calme d'une petite ville du Sud. À peine installé, il retrouve son ami de jeunesse. Celui qu'il a toujours appelé l'autostoppeur vit désormais avec Marie et leur fils, habitués à ses disparitions et ses retours inopinés. Mais l'arrivée de Sacha bouleverse cet équilibre familial.
    Entre Sacha et Marie, les liens se resserrent. Que vaut la liberté face à l'amitié et à l'amour ?

  • Les orages

    Sylvain Prudhomme

    « Lorsque j'ai rencontré Ehlmann, il était debout sur le bord de la route, sa voiture garée en catastrophe sur la bande d'arrêt d'urgence, feux de détresse allumés. J'ai vu qu'il souriait, que tout son visage était tordu de larmes et de rires à la fois, j'ai pensé qu'il était fou. » Avec Les orages, Sylvain Prudhomme explore ces moments où un être vacille, où tout à coup il est à nu. Heures de vérité. Bouleversements parfois infimes, presque invisibles du dehors. Tourmentes après lesquelles reviennent le calme, le soleil, la lumière.

  • Légende

    Sylvain Prudhomme

    «Enfants terribles, excessifs, effrayants d'intelligence, d'audace, de mépris de tous les dangers, de parfaite incapacité d'en surmonter aucun. À la fois précoces et formidablement ignorants de la vie».

    Les années 1980. Arles. Une bande de jeunes avides de liberté, pressés de vivre, d'aimer, d'oser. Parmi eux deux frères que tout oppose. Deux comètes qui traversent les paysages lunaires de la Crau. Et le sida qui déjà se profile au loin, avec ses quatre lettres indicibles. Qui sont ces garçons qui vont mourir? Quelle aura été leur vie? Faite de quels grands soirs, de quels petits matins?

  • Les grands

    Sylvain Prudhomme

    Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d'un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d'expédients. Alors qu'un coup d'État se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d'un ami à l'autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d'une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d'un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l'élan et la fierté d'un pays. Au coeur de la ville où hommes et femmes continuent de s'affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d'autres anciens du groupe ont rendez-vous : c'est soir de concert au Chiringuitó.

    Prix LiRE : Révélation française 2014. Prix littéraire Georges Brassens. Prix littéraire de la porte dorée 2015.

  • Un voilier en cavale. Un archipel désolé de l'Atlantique sud, glacé comme un bout d'Antarctique.
    Une poignée d'hommes et de femmes qui débarquent là, sur ce chapelet d'îles dérisoires, à mille milles de toute autre présence humaine. Pour y essayer quelle nouvelle vie ? Y prendre quel nouveau départ, en marge du monde et de son obsession du spectaculaire ?
    Dans ce roman que l'Arbalète réédite aujourd'hui s'annoncent déjà, dans un mélange de burlesque et de poésie, la plupart des thèmes chers à l'auteur : le désir d'intensité, la tentation sécessionniste, le rêve d'une vie vraie.

  • «Là, avait dit Bahi en montrant le milieu d'un coteau où ployaient les tiges de blés encore verts, là, et marchant à pas rapides jusqu'au point désigné, à cet endroit exactement, comme si le contact de la terre sous ses pieds avait d'un coup fait ressurgir en lui la scène entière, comme si entouré des mêmes collines des mêmes champs que cinquante ans plus tôt il s'était brusquement mis à revoir chaque détail de la matinée d'alors..» Au volant d'un camion, sur les routes d'Algérie, Bahi raconte au narrateur ses souvenirs de la ferme où il a travaillé cinquante ans plus tôt, à la veille de l'Indépendance. Il lui décrit l'Algérie d'aujourd'hui, s'amuse des petits bénéfices qu'il fait, à soixante-dix ans, en revendant du sable d'un bout à l'autre du pays, se moque tendrement de la réussite trop clinquante de ses fils. Des réunions clandestines à deux pas de la ferme aux descentes à la plage, du travail dans les vignes à la folie meurtrière des fêtes de l'Indépendance à Oran, c'est tout un pan du passé qui renaît peu à peu, habité par la figure du fermier Malusci, que Bahi, malgré tout ce qui les séparait, n'a pas oublié.

  • Les quarante-huit contes de ce recueil viennent tous de l'Atakora, une région montagneuse du nord-ouest du Bénin.
    Ils ont été regroupés en trois parties. Les " contes de l'origine ", merveilleux, fantaisistes, nous obligent à regarder le monde d'un oeil nouveau : pourquoi le ciel et la terre sont-ils séparés ? Depuis quand les hommes ont-ils des testicules ? Pourquoi les singes ont-ils le derrière glabre ?... Les " leçons de choses " nous parlent de la vie quotidienne et des conflits entre les hommes. Les personnages, toujours humains, y apparaissent comme des modèles du bien ou du mal.
    Le " cycle du lièvre " enfin, met en scène cet animal malicieux, attachant dans certains contes, étrangement cruel dans d'autres, généralement d'un orgueil démesuré.

  • « Maintenant elle savait faire. Ses gestes étaient sûrs, précis. Elle anticipait la sensation du tissu sur ses joues. La caresse un peu rêche de la triple épaisseur. Son odeur de vapeur d'eau. La brûlure délicate de la chaleur autour de son nez, les fois où elle l'enfilait sitôt après l'avoir stérilisé. C'était comme s'habiller le matin. Comme enfiler un soutien-gorge. Elle le faisait machinalement, sans plus y penser. »

  • Africa queen

    Sylvain Prudhomme

    Temple de la coiffure africaine en France, les « Champs-Élysées black », surnom du métro Château d'eau à Paris, attirent chaque semaine des milliers de clients venus parfois de loin chercher la meilleure pose de mèches ou le coup de tondeuse dernier cri. Princesses africaines, vedettes de la scène musicale black, stars du football comme Eto'o, Henry ou Vieira. Derrière les paillettes et l'effervescence, petits trafics et arrangements abondent.
    La police surveille le quartier de près, sans toujours parvenir à éviter les déconfitures. Dans ce feuilleton d'actualité, Sylvain Prudhomme va à la rencontre de Baba Cool, « l'artiste à la tondeuse magique », Paulette, coiffeuse chez Miss Afro, Ahmed, rabatteur du salon Stone Beauté, Hassan, grossiste en cheveux naturels et synthétiques...

  • Un homme traverse en bus l'Afrique des Grands Lacs.
    Découvrant les lieux, il est frappé par ce qu'ils offrent à lire, inscriptions aux murs, enseignes de magasins, proverbes aux pare-brise et aux tee-shirts des habitants. Au milieu de la gare routière de Mwanza, en Tanzanie, il a cette intuition : la vérité de la ville est là, sous ses yeux - dans le texte profus que forment ces inscriptions rassemblées, avec leurs répétitions, leurs trous, leurs aveux involontaires.
    Un relevé minutieux commence, exhaustif, obstiné. Faisant resurgir des bribes d'enfance et des fragments d'histoire où Livingstone, Burton et les réfugiés du Congo voisin côtoient le crocodile Gustave, monstre du Tanganyika.

  • Hercule sait qu'il faudrait se lever, mais la couette est si moelleuse. Alors il rêve qu'il est un Esquimau, habillé de peaux de castor, un gros poisson des mers du Sud ou une algue. Il est John Lenon en lutte contre la guerre du Vietnam. Il est Magellan ou Socrate, Marco Polo qui narre ses voyages au grand Khan, un héros qui a des montagnes à soulever...

  • La réalisatrice et artiste franco-libanaise Rima Samman collecte depuis des années les photographies anciennes des membres de sa famille, dont la plupart sont dispersés dans le monde. Elle recolorise les images à la main, masquant la nostalgie et le sentiment d´éloignement par un geste artistique et réunificateur qui consiste à parer de couleurs pop une mémoire conservée en noir et blanc. En transformant ainsi ses archives familiales, par le biais d´interventions sur les photos, mais aussi d´un montage vidéo qui les met en mouvement, elle questionne avec une ambivalence joyeuse notre penchant à réinventer et à fantasmer nos identités et nos origines.

  • Livre de 20 photographies noir et blanc prises à Belgrade, ville natale de la photographe. "Ville blanche", capitale de ce pays qu'elle a quitté, écoeurée par la violence des années 90 qui n'en finissait pas. Des images gorgées d'encre noire, à la hauteur des peurs de la photographe en revenant sur ses pas. Une nouvelle inédite de Sylvain Prudhomme accompagne le livre, un bel hommage de l'écrivain à cette photographe devenue son amie.

  • Ambroise Tézenas signe la sixième résidence photographique, qui prend une résonance particulière cette année puisque Vichy, unique ville française parmi les onze grandes villes d'eaux européennes retenues, porte sa candidature au classement du patrimoine mondial de l'UNESCO. À cette occasion, le photographe présente une série d'images mettant simultanément en lumière les bâtiments remarquables de Vichy et les acteurs de la ville. À travers ce projet qui mêle l'architecture, le portrait et la déambulation, Ambroise Tézenas relie les lieux patrimoniaux et les vies, le passé et le présent, et propose un voyage dans la ville à la fois géographique et temporel.

    « Lorsque je photographie Vichy où n'importe quelle autre ville, je ne me laisse pas influencer ni par les rencontres, ni par les lieux. J'enlève l'exotisme, les idées préconçues. Ici, aussi, je traque une ambiance, une lumière pour raconter une histoire en une quarantaine de photos pour le livre. »

  • " C'est seulement au matin qu'apparurent un à un les îlots, si infimes que même de jour on eût pu passer au large sans les voir.
    On en devinait sept, huit, disposés en chapelet, tous également plats et minuscules."

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