Pascale Le Thorel

  • Fadia Ahmad, Beyrouth

    Pascale Le Thorel

    • Norma
    • 4 October 2019

    Fadia Ahmad, née en 1975, vit et travaille à Beyrouth. Photographe, elle a réalisé des séries sur la ville de Beyrouth, les camps de réfugiés, et sur le thème du voyage, en Afrique et en Asie.
    Elle sillonne quotidiennement sa ville depuis 2003 selon un parcours de 10 452 mètres qui est un échantillon de la surface du Liban, 10 452 km2. Quartier après quartier, maison après maison, elle explore la ville tel Le Piéton de Paris de Jean-Paul Fargue. « J'ai décidé, explique-t-elle, de suivre cet itinéraire, toujours le même, pour ne pas me disperser. C'est sa constance qui me permet de me découvrir, de faire union avec cette ville. » Saisissant les marchands des coins de rue et les épiciers, les pêcheurs, les baigneurs et les street artistes, les constructions du passé et du futur, mais aussi les effondrements, Fadia Ahmad restitue l'image d'une cohabitation complexe dans le monde d'aujourd'hui.
    Les photographies de Fadia Ahmad, qu'elle conçoit comme des tableaux, sont à l'image de Beyrouth, de la partition, de la différence, du ressenti. Ce sont les fragments d'une vie comme les fragments d'une ville. Elles montrent la résilience des Libanais en capturant la beauté, les instants poétiques qui se nichent dans les moindres détails.

  • Peter Klasen acquiert son premier appareil photo dans les années soixante. Pour lui : «La photo, ce n'était pas une vocation. C'était une approche indispensable, nécessaire pour un premier filtrage par rapport à la réalité. Un bloc de notes rapides, un sketchbook.» Ses tableaux sont comme des collages où il confronte «la photo et sa réalité picturale face à face». Il utilise les images qu'il sélectionne dans la presse à grand tirage, les combine dans ses toiles avec les reprises peintes de ses photos-sources, découpe, juxtapose, cadre, ajoute des objets. Il dira: «J'ai toujours revendiqué cette idée de la première étape photographique vers un univers pictural, une transition, une transgression. C'est un langage, une oeuvre qui se constitue malgré moi. Je n'ai jamais revendiqué le statut de photographe, ce n'est pas mon identité, mais historiquement, comme pour d'autres artistes de ma génération, la photographie a pris sa place.» Extrait de l'avant-propos, Pascale Le Thorel Né à Lübeck, en Allemagne, en 1935, Peter Klasen vit et travaille à Paris depuis 1959.
    Artiste engagé, révolté, ses oeuvres évoquent la société industrielle, un monde lisse où l'artiste joue de multiples signes et objets : beautés lointaines, inaccessibles, bouches sensuelles, murs de béton, objets de métal, ustensiles de cuisine, engins industriels, manettes, manomètres, disjoncteurs, ampèremètres, cadrans, volants, tuyaux, sigles et mots clés : «poison», «radioactif», «déchets», «corrosif». Artiste majeur du mouvement de la figuration narrative, Klasen représente aussi une conscience aiguë et exigeante de la vie contemporaine. Son oeuvre cristallise des inquiétudes, rassemble des symptômes, tout en provoquant la réflexion et libérant l'imaginaire. À la fois collages et trompe-l'oeil, ses créations s'inspirent de la réalité urbaine, de ses signes, de ses codes, de sa «froideur» et de sa «dureté». Ce qui fait l'originalité de Klasen, c'est l'intention qui anime son oeuvre et le matériau de prédilection qu'il s'est donné pour l'exprimer : le travail à partir de la photographie. Il veut en souligner l'ambivalence, les deux aspects à la fois inséparables et contraires : la fascination et la séduction qu'elle exerce par son efficacité, et les dangers évidents ou cachés qu'elle recèle.
    Son travail a fait l'objet de plusieurs commandes publiques : fresque murale pour la station SNCF du musée d'Orsay (1987), fresques murales pour le Forum des Halles à Paris et la mairie de Lille (1988), sérigraphie pour le bicentenaire de la Révolution (1989).
    Ses oeuvres ont été exposées dans le monde entier et figurent dans de nombreuses collections publiques et privées (Bibliothèque nationale à Paris, musée d'Art moderne de la Ville de Paris, centre Georges Pompidou, MOMA à New York, Museum moderner Kunst à Vienne, musée Boymans van Beuningen à Rotterdam...).

  • Fouad Bellamine

    Pascale Le Thorel

    • Skira
    • 1 February 2013

    Né en 1950 à Fès au Maroc, Fouad Bellamine étudie les arts appliqués à Casablanca. Il commence à exposer à Rabat en 1972 tout en enseignant les arts plastiques. En 1982, il est invité à la 12ème Biennale de Paris. Il s'installe dans la capitale française, obtient un DEA en arts plastiques à l'université de Paris VIII et prépare une thèse sur le concept de muralité dans la peinture contemporaine. En 1987, il est chargé de cours à Paris VIII, parallèlement à sa fonction, il expose en France (dans la galerie Nikki Marquardt à Paris) et à l'étranger.
    A son retour à Rabat, en 1989, après avoir enseigné au Centre pédagogique régional, il se consacre à la peinture et organise en tant que commissaire plusieurs expositions d'art contemporain (Dar Mrini à Rabat en 2001 et Hôpital d'enfants de Rabat). Il a participé à de nombreuses expositions collectives, tandis que son travail a fait l'objet de nombreuses publications et expositions personnelles à travers le monde.
    En outre, il est présent dans de nombreuses collections institutionnelles et privées, dont l'Institut de Monde Arabe, Paris ; le Parlement Marocain, Rabat ; le Fonds National d'Art Contemporain, Paris ; le Ministère de la Culture du Maroc. Il vit et travaille à Paris et Rabat. Fouad Bellamine s'est très tôt engagé dans la peinture, dans une recherche sur la matière et la mise en espace et le travail sur la mémoire et la ville labyrinthe.
    Il se construit alors son propre langage plastique et un rapport très personnel à la lumière et à l'espace. De son goût prononcé pour la recherche, se pose alors la question de l'abandon du support toile pour utiliser l'espace en tant que réceptacle, tout en étant et faisant partie intégrante de son oeuvre. « Une peinture où l'on sent le processus de fabrication ne m'intéresse pas. J'apprécie le geste créateur et spontané.
    Quand cet élan n'existe pas il n'y a pas d'oeuvre ». Fouad Bellamine procède par éclaircissement, simplification, suppression de tout effet inutile. Seule subsiste un dialectique minimalisme / expressionnisme qui « dynamise la peinture ».

  • Sur commande
  • L'art moderne mondial entre 1905 et 1945 présenté à travers ses artistes majeurs et ses grands courants.

  • Shafik Addoub

    Pascale Le Thorel

    • Skira
    • 26 November 2014
  • Les années 1968 sont le théâtre d'une formidable production visuelle, portée par les utopies révolutionnaires. De 1968 à 1974, artistes et militants d'extrême gauche inventent de nouvelles formes d'expressions visuelles en lien avec les luttes collectives. Images en lutte raconte cette extraordinaire rencontre entre l'art et la politique, qui s'ouvre et se referme aux Beaux-Arts de Paris, de l'Atelier Populaire en 1968 aux réunions du FHAR et du MLF en 1974. Cet ouvrage s'ouvre par plus de 300 affiches de l'Atelier Populaire reproduites en grand format. Il présente pour la première fois de nombreux projets d'affiches ainsi qu'un reportage photographique sur l'occupation de l'Ecole. Des dossiers sont consacrés aux luttes, aux soutiens, aux révolutions, à la libération sexuelle... Il rassemble des peintures, des photographies, des sculptures, des installations, des revues, des tracts, des affiches politiques, des extraits de films et des photographies.

  • Libres Figurations - Années 80 rassemble plus de cinquante artistes emblématiques du courant artistique international qui s'est répandu à la fin des années 1970 et au début des années 1980 sous les appellations de Figuration libre en France, Graffiti aux États-Unis, Neue Wilde Malerei en Allemagne, Les Nouveaux Artistes en URSS... Il raconte les épisodes de cette histoire et constitue un rare témoignage sur cet art non académique, souvent provocant, fun, inspiré de la culture populaire, né dans la rue, dans les clubs, dans les revues autant que dans les ateliers et qui entretient un lien très fort avec la scène rock, punk, la BD, les comics et les médias.

  • Jacques Monory est un artiste contemporain des plus importants et des plus singuliers. Dès les années 1960, au côté du mouvement de la Figuration Narrative, il développe une oeuvre qui s'affirme comme une écriture, avec sa signature - l'utilisation récurrente d'une couleur, le bleu -, et sa thématique propre - la relation essentielle avec sa vie (réelle, imaginaire, sublimée).
    Dans cette monographie dirigée par Pascale Le Thorel, on retrouve le témoignage de Jean-Jacques Beineix (qui s'est inspiré de l'univers de l'artiste pour son film Diva) et un entretien inédit entre Henri-François Debailleux et Jacques Monory.
    L'ouvrage propose de nombreuses archives ainsi que des textes de plusieurs spécialistes sur ses sources d'inspiration, ses films, ses relations avec Jean-François Lyotard ou encore Christian Boltanski.

  • Cet ouvrage offre un panorama complet des artistes importants de la seconde moitié du XXe siècle, en présentant aussi les plus récents, d'une manière accessible à un large public

    Un dictionnaire illustré présentant 550 artistes de A à Z.
    Chaque artiste est illustré par une oeuvre permettant au lecteur de visualiser le travail de création. Le texte consacré à chaque artiste est découpé de la façon suivante : la biographie, l'oeuvre, un propos de l'artiste, la bibliographie qui rend compte également des expositions.

  • Le 12 avril 1973 mourait picasso.
    Né au xixe siècle en espagne, il est, avec george braque, le fondateur du cubisme et l'inventeur de l'art moderne. sa vie traverse le xxe siècle et ses drames. son oeuvre ne cesse d'en témoigner. s'installant définitivement à paris en 1904, il se lit avec des personnalités qui, toutes, marqueront leur temps : max jacob, apollinaire, cocteau, breton, eluard, aragon. mais sa vie et sa création sont également habitées par d'autres rencontres : fernande olivier, eva gouel, olga khokhlova qu'il épouse et marie-thérese walter, dora maar, françoise gilot, jacqueline roque.
    Homme de passion, mais aussi, à sa manière, de fidélité, qui se peint en minotaure taraudé par le mystère féminin, picasso trouve en chacune la source d'une réinvention permanente, d'une perpétuelle remise en jeu de son talent, de sa flamme picturale. trente ans après la mort de l'artiste, alors que s'ouvre, enfin, dans sa ville natale de malaga, un musée qui lui est consacré, pascale le thorel-daviot retrace le parcours de cet homme incomparable, donnant la parole à ceux qui ont partagé sa vie.
    Suivant déliberement une ligne chronologique, l'auteur invite le lecteur à mettre ses pas dans ceux du peintre, à découvrir les lieux oú il a vécu, les amis qui étaient les siens, les tragédies qu'il a connues. au fil des jours, c'est un picasso intime, et au fond peu connu, qui se dessine.

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