Olivier Mériel

  • Jersey l'humaine, Guernesey l'harmonieuse, Sercq la poétique, Aurigny la rude sont les principales composantes des îles anglo-normandes avec chacune leur charme. C'est de la péninsule du Cotentin qu'elles apparaissent à la fois proches et mystérieuses cernées par les courants impérieux du Raz-Blanchard et du Swinge.
    Les îles, terre de la courronne ne font pas partie de l'union européenne maisl'idée commune à chaque côté de la Manche c'est de veiller à la libre circulation des personnes et des marchandises. La langue normande, le jérriais, fait partie de cet univers.
    Olivier Mériel utilise la photographie argentique pour nous donner à voir un monde multiple et unique avec les paysages et des portraits d'îliens sur ces terres de coutumes et de traditions. Guernesey par exemple est régi par le droit normand hérité de Guillaume le Conquérant qui a essaimé en Angleterre pour nourrir le droit anglais. À Serq l'interdiction de la voiture est la providence du photographe Olivier Mériel, toujours dans son berceau de Saint-Aubin-sur-Mer arpente les îles anglo-normandes avec son appareil photographique depuis 20 ans, continuant à sillonner les chemins parcourus il y a déjà bien longtemps avec son père.

  • Comme les impressionnistes en leur temps sont sortis de l'atelier pour se régénérer au contact de la nature, le photographe Olivier Mériel sillonne les lieux emblématiques de la côte normande et les bords de Seine. Il prend son temps et observe. Il attend une certaine correspondance entre l'heure, le lieu et son paysage intérieur.

  • Partir du noir, l'obscur, le non-manifesté, pour atteindre le blanc, la lumière, la conscience.
    Saisir, capter, à la fois un objet réel et une reconstitution plus qu'une représentation du monde visible.
    L'objet comme véhicule, prétexte à l'élaboration d'un monde personnel.
    Être présent au monde, être disponible pour accueillir l'inconnu.
    Immobile, attentif à ce qui appelle en soi.
    Explorer, il y a toujours à voir.
    Rencontrer l'inintelligible, chercher les endroits isolés, du bout, s'ouvrir au monde Ne pas adhérer, faire surgir l'esprit, disparaître en tant qu'individu Attendre l'ouverture. Le nombre de détails inclus dans la forme totale approche l'infini.
    Ce cheminement, la chambre photographique en réalise l'unité.

    Olivier Mériel

  • Olivier Mériel a exploré le monde du rail en Basse-Normandie. Il a ramené de son voyage des clichés qui font de l'univers du chemin de fer une enclave de l'imaginaire au beau milieu de la réalité : salle des pas perdus où le temps semble suspendu, quais déserts entre deux passages de convoi, lumières du dépôt en mille éclats... En chemin, le photographe est descendu du train pour immortaliser les cheminots.

  • Le pont Colbert fut construit à la fin du XIXe siècle par l'ingénieur Alexandre pour relier deux quartiers e la ville séparés par le chenal qui donne accès au port de commerce.
    Anachronique, sa structure métallique est pourtant indissociable du paysage urbain dieppois et solidement ancrée dans l'imaginaire des habitants du Pollet.

  • Entre réel et imaginaire, entre brume et lumière, entre rues pavées, plage de galets et immeubles Perret, paquebot de musée et port en activité, Le Havre apparaît, sous la plume d'Alain Leménorel et sur les photographies d'Olivier Mériel, comme une ville aux multiples entrées qui se nourrit de ses contraires.

  • Olivier Mériel s'est donné pour mission de photographier le cours de l'Orne, de la source à l'estuaire, avec la volonté de révéler toutes les formes de cohabitation entre l'homme et le fleuve. Il a su saisir, avec le talent qu'on lui connaît, les différentes lumières liées à l'eau, la végétation, le relief... Réalisé sur quatre saisons, son travail permet à Bertrand Morvilliers, attaché de conservation du patrimoine au CPIE Vallée de l'Orne, de nous donner des informations géographiques et historiques sur ce fleuve et ses différentes vies.

    Catalogue de l'exposition Olivier Mériel, Abbaye-aux-Dames de Caen, dans le cadre de Normandie Impressionniste, été 2013.

  • Mardi 6 juin 1944, à l'heure d'une marée basse, les rivages de Normandie sont noirs de bateaux et d'un rouge-sang de soldats tués au combat. Terribles jours à Omaha, Utah, Sword, Gold et Juno, les cinq plages d'un littoral combattant.
    Soixante-dix ans plus tard, des centaines de milliers de visiteurs en découvrent, émus, les cicatrices. Sur terre et sur mer, les virgules de béton que sont les blockhaus ponctuent les jours ordinaires des gens d'ici. Sur la plage de Sainte-Marie-du-Mont, devenue Utah Beach en 1944, les ostréiculteurs juchés sur des tracteurs partent ausculter leurs naissains. Devant Luc et Lion, des pêcheurs amateurs rêvent d'improbables captures. Sur la plage de Colleville, Omaha Beach en langage touristico-militaire, en contrebas du cimetière-jardin où reposent plus de dix-mille soldats, des ados compétitionnent en char à voile. L'été sur la côte, les feux d'artifice rassemblent un monde fou et joyeux.
    L'objectif d'Olivier Mériel est bien de saisir des instants d'aujourd'hui, teintés d'une tonalité d'hier. Armé de sa chambre photographique, il capte les fulmars et mouettes tridactyles de la pointe du Hoc, les pannes dunaires d'Utah Beach, des touristes débarquant sur les hauteurs d'Arromanches. Les camping-caristes seraient-ils les nouveaux soldats du XXIe siècle ? « Je montre le vrai avant le beau » sourit Mériel.
    Appuyées par des textes courts de Jean-Jacques Lerosier, grand reporter à Ouest- France et auteur de plusieurs livres sur la Bataille de Normandie, la cinquantaine d'images noir et blanc d'Olivier Mériel donnent à voir comment s'est opérée la métamorphose des lieux, comment les paysages ont digéré le long et douloureux feuilleton de la Bataille de Normandie, quelles traces a laissé l'Histoire. Une photo, un texte, chaque page raconte une petite histoire de cette grande histoire.

  • Les ports de Caen/Ouistreham et de Cherbourg, aujourd'hui réunis sous une entité administrative unique, malgré des identités culturelles foncièrement différentes, s'avèrent désormais de même envergure. Tous deux matérialisent l'ouverture de la Basse-Normandie sur le monde. Tous deux recèlent des trésors faits d'hommes, de pierres et d'acier.

    En 43 photos, nous naviguons le long du canal de Caen à Ouistreham jusqu'aux quais de Cherbourg (voir en couverture le Queen Mary en escale).

  • En résidence en avril 2016, Olivier MERIEL sillonne CONQUES, classé parmi « les plus beaux villages de France », ses paysages, ses ruelles, son Abbatiale... Tel un pèlerin, sans son bâton mais avec sa chambre photographie, il prend son temps, il observe, il attend cet instant où le lieu et la lumière seront en totale synergie. Ce livre accompagne une exposition qui présente 30 photographies argentique en moyen et grand formats, virée au sélénium, au platine et à l'or sur un papier barythé FOMA riche en argent. Cet ouvrage vous présente ce travail émouvant et un portrait poétique de Conques dans une temporalité ralentie, comme étirée, qui transfigure le réel.

  • Olivier MERIEL, dont l'oeuvre photographique est caractérisée par une maîtrise singulière de la lumière, a interrogé la mémoire des lieux. Il a photographié, à Juno Beach, ce qui fait encore écho à cet épisode du Débarquement de 1944.
    Nicole NITOT, historienne de l'art qu'une tradition familiale lie à la Côte de Nacre, a emprunté l'identité d'un Canadien de vingt ans pour raconter le débarquement sur la plage de Juno Beach. Soixante ans après, le soldat revient...

    Olivier MERIEL's photography is distinguished by his masterful use of light. In photographing Juno Beach, he captured the physical memory of the sector, and the elements still present today that recall the events of the D-day landing in 1944. Nicole NITOT is an art historian whose family has close connections with the Côte de Nacre. Here she adopts the voice of a 20-year old Canadian soldier to tell the story of the landing on Juno Beach. Sixty years later, the soldier returns...

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  • Toscane

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    Toscane, d'Olivier Mériel, n'est pas seulement un des plus beaux livres existant sur cette région, dont il a su capter l'essence et l'essentiel, il devient également une sorte d'album imaginaire pour ceux qui connaissent, ou se reconnaissent, dans la nostalgie de cette Toscane intemporelle...

    Toscana di Olivier Mériel non è soltanto uno dei più bei libri esistenti su questa regione, di cui l'autore ha saputo cogliere l'essenza e l'essenziale : diventa allo stesso tempo una specie di album immaginario per coloro che conoscono, o si riconoscono, nella nostalgia di questa Toscana fuori dal tempo...

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  • En 1989 les derniers mineurs de Soumont quittaient les installations de la plus importante mine de fer de l'Ouest. Avec l'arrêt de l'extraction, disparaissait une industrie presque centenaire qui avait rythmé et transformé la vie de la région de Potigny au sud de Caen.
    Ce coffret, réunissant 12 photographies d'art des vestiges miniers de Soumont ainsi qu'un livret historique, se veut un hommage aux acteurs de cette aventure industrielle et à tous ceux qui ont oeuvré à la sauvegarde de ce patrimoine.

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  • Au fil de trois saisons, le photographe a observé Trouville, attendu le passage des nuages sur la mer, palpé la lumière vibrante, ausculté les lieux désertés par les estivants et recherché les endroits insolites.
    Olivier Mériel utilise une grande chambre photographique - à l'inverse de nos habitudes contemporaines usant des clichés de toutes petites dimensions. Ses photographies prises en pleine lumière d'hiver dégagent une nostalgie qui évoque les accents du crépuscule portés en exergue dans le texte de Kenneth White.

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