Olivier Germain-Thomas

  • Voici l'Inde, la Chine, le Japon, sans oublier la Thaïlande, le Laos, le Tonkin... De cette aventure, accomplie de Bénarès à Kyôto par voies terrestre et maritime, on ressort nourri par d'autres manières de concevoir la vie. Prix Renaudot essai 2007.

  • « Je pense que notre retour a été voulu par Dieu, pour que les choses qui sont au monde puissent être connues. » Sans une série de circonstances particulières, la vie de Marco Polo (1254-1324) aurait pu être banale. Plusieurs siècles après sa mort, le périple de ce marchand voyageur qui pensait, en homme de son temps, que la terre était plate, les étoiles accrochées à une voûte céleste fixe et la Bible à prendre à la lettre, continue de nourrir nos songes. Cette biographie nous révèle un Marco Polo à taille humaine, simple, loyal, courageux, attachant. Qui ne manque ni d'humour ni de sagacité. Qui affronte avec stoïcisme la faim, la soif, la maladie, la brûlure du soleil, la froidure des nuits glacées. On est à ses côtés lorsqu'il parcourt la route de la Soie, entre au service de l'empereur mongol, dicte, dans une prison génoise, ses Mémoires à son compagnon d'infortune, un écrivain auteur de romans de chevalerie...

  • De toutes les aventures encore possibles, le voyage en Inde accompli lentement est une de celles qui laisseront le plus de traces. Le merveilleux ? Mais il est dans l'eau, l'arbre, la fleur de lotus. Là-bas le temps n'est pas une ligne droite où l'on se hâte, il est un cercle où l'on s'assoit encore sans crainte. Là-bas la beauté est dans les gestes les plus simples, une femme qui marche, un enfant qui rit. Le voyage en Inde est une aventure qui nourrit les sens autant que l'intelligence, une aventure philosophique par les bûchers où brûlent les corps, les temples où scintillent les faces du sacré, les roues qui disent nos vies successives. On peut passer sur la surface de l'Inde comme on regarde des images bien étranges, mais irréelles; on peut essayer de s'y mouiller, se salir, s'y enfoncer. Ce livre est le récit d'un tel voyage en profondeur.

  • Il s'agit de la découverte de l'Indonésie, si peu connue en France, à travers plusieurs lieux. Le voyage débute au coeur de Java, où se dresse le plus grand sanctuaire bouddhique du monde :
    Borobudur. Ses neuf étages contiennent des énigmes. Peut-on les éclairer ?
    Mais si le texte aborde, par touches, les aspects culturels, le récit raconte avant tout un voyage accompli avec un regard toujours curieux. Voici l'ascension d'un volcan, l'ancienne capitale de Java, la jungle, un rituel chamanique à Bali, Bandung, Jakarta. Les étapes sont l'occasion de rencontres comme celles avec un moine bouddhiste, un traditionnaliste musulman, un savant déjanté ou une prostituée qui demande de l'aide.
    Dans ce récit mené avec fantaisie, les réflexions sur le monde d'aujourd'hui alternent avec le lyrisme et l'humour. Pour Olivier Germain-Thomas, l'écriture du voyage est le creuset où les différents genres se rencontrent pour exprimer les multiples aspects de la vie.

  • Vous voyez l'ombre et moi je contemple les astres. Chacun a sa façon de contempler la nuit.

    Victor Hugo Loin de sa Normandie natale, le jeune Renaud marche en Inde où il découvre ses propres désirs et les plaisirs de la vie en même temps qu'une tradition qu'il ignore. La secrète Sanjana se réfugie auprès de lui et l'éveille au lien de l'amour et du sacré. Au cours de son périple, il croise aussi Flavia, une ardente Brésilienne qui lui offre le feu de la chair. Puis un sage facétieux lui ouvre la voie de la méditation.

    Les initiations se poursuivent avec d'autres signes venus du ciel : le premier sourire d'un enfant, l'appel d'un précipice... le souvenir d'une parole glissée par l'un des siens : « En te perdant, tu prendras des forces.» S'attachant aux présences mystérieuses qui émaillent son chemin, Renaud va s'interroger radicalement sur le sens de son existence.

    D'une écriture méditative et entraînante, ce roman invite à accueillir les mouvements intérieurs qui parcourent nos vies. Une aventure déroutante où sensualité et spiritualité s'entremêlent au fil de la rivière Narmada.

    Olivier Germain-Thomas a reçu un Grand Prix de Littérature décerné par l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre ainsi que le prix Renaudot essai pour Le Bénarès-Kyôto.

  • Voici un témoignage de premier plan à l'occasion du cinquantième anniversaire des événements de Mai 68.
    Etudiant en philosophie à la Sorbonne, l'écrivain Olivier Germain-Thomas a d'abord été séduit par la poésie des slogans. Quand le mouvement est devenu politique, il a vigoureusement pris parti pour de Gaulle contre ses camarades. Après être intervenu dans des amphithéâtres et alors que tout semblait perdu, il a participé à l'organisation de la manifestation du 30 mai qui a mis fin à la brocante.
    Le récit ne s'arrête pas là. Concernant le passé, il y aura de Gaulle en Espagne (juin 1970) puis la découverte aux Archives Nationales d'un document sur François Mitterrand et le régime de Vichy.

    S'interrogeant ensuite sur le monde d'aujourd'hui, l'auteur prend de la hauteur pour en analyser des lignes de force : l'uniformisation et la question des religions en s'appuyant notamment sur sa bonne connaissance de l'Asie. Il fustige la lâcheté de l'Europe face à la culture américaine. Il revient sur « la mission de la France » en éclairant l'oeuvre de haine entreprise par certains : haine de la France, de la langue française, haine de la nature, du silence, de la spiritualité...

  • Il existe une ville dont le nom est "livre" en grec.
    Sait-on pourquoi? cette cité ressemble à un mille-feuille et elle est, dit-on, la plus vieille du monde. chacune de ses strates n'est là que pour mieux en dissimuler une autre, jusqu'à l'infini ou presque. depuis la préhistoire et jusqu'à nos jours, byblos la phénicienne a gardé des traces égyptiennes, assyriennes, babyloniennes, perses, grecques bien sûr, romaines, byzantines, arabes, franques. c'est dans cette ville à nulle autre pareille que nous convie olivier germain-thomas, au gré d'un parcours amoureux, d'une promenade cultivée sur le tertre de byblos, entre les eaux scintillantes de la méditerranée et les neiges du mont liban, pour méditer sur les gloires éphémères des civilisations qui se sont succédé sur cette terre d'exception.

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  • En 2003, j'ai traversé la Chine en trains et cars. Étant entré dans le sud, j'ai vu peu à peu les fleurs s'ouvrir au rythme de mon voyage jusqu'aux abords de la Mongolie. J'avançais donc à la vitesse du printemps. Je raconte les surprises de ce périple tandis que je m'interroge sur la pensée chinoise : le confucianisme, le taoïsme, le yin et le yang qui suscitent chez nous des pâmoisons, le principe de mutation, le génie de l'écriture. Je le fais comme un amateur gourmand, avec l'espoir de transmettre des bribes de cette conception du monde si différente de la nôtre, mais dont il faut tenter de saisir l'esprit, c'est celui de la future grande puissance du XXIe siècle. Dans une préface à cette nouvelle édition, j'explique comment mon élan vers les spiritualités asiatiques est ma façon de rester fidèle à l'esprit d'universalité de la France.

  • Une vision impressionniste des grands temples d'Angkor, dont les jeux de lumière rendent aux couleurs des pierres et de la végétation un éclat inédit, reflètant d'autant mieux l'éternelle fascination qu'a exercée Angkor sur tous les visiteurs.

  • « L'art est une prière » a écrit Andreï Tarkovski, rappelant ainsi le rôle central joué par le sacré dans les créations artistiques.
    Depuis des millénaires, sur toute la surface de la Terre, certains lieux ont été considérés par les hommes comme privilégiés dans leur désir d'établir une relation avec les forces supérieures censées régir les lois du monde. Si, à la suite d'invasions, de bouleversements internes ou d'une nouvelle révélation, une religion en remplace une autre, il arrive que ces lieux sacrés restent vénérés, mais avec d'autres rituels. C'est dire l'importance de ces sites, que leur rayonnement provienne de leur beauté, de réalités telluriques, ou d'une habitude qui a traversé les siècles.
    Le dessein de cet ouvrage est de faire vivre ces sites par la matière, la lumière et la liturgie. Sans négliger de les situer au sein de l'histoire, les textes reflèteront les expériences vécues par les auteurs et restitueront l'aura de ces hauts lieux.
    L'ambition d'universalité impose d'embrasser toutes les périodes historiques et toutes les religions. Ainsi, le voyage nous conduira-t-il au sein des religions suivantes : animisme, hindouisme, judaïsme, bouddhisme, christianisme, islam. Ajoutons de rapides intrusions du côté du jaïnisme et du sikkhisme aux prodigieuses architectures, ainsi que du confucianisme. L'esprit n'est pourtant pas celui d'un catalogue. Les lieux sont choisis en fonction de l'intensité qu'ils dégagent, et selon les goûts de l'auteur et du photographe. Sans négliger de situer leurs choix dans le courant de l'histoire, les images et les mots reflèteront la sensibilité des auteurs. Il ne s'agit pas d'un livre d'histoire, il s'agit de restituer une splendeur qui a traversé les siècles et changé le relation des hommes avec le temps, l'amour ou la mort.
    Quelles que soient ses croyances, le lecteur pourra refermer le livre avec la conviction que l'aventure du sacré a suscité d'innombrables formes qui n'ont cessé d'alimenter l'imagination et de faire rêver.
    Après une introduction générale qui précise le sujet, l'ouvrage s'articule par religions, avec une présentation succinte de chacune d'entre elles suivie d'un ou plusieurs lieux représentatifs de cette religion.

    Olivier Germain-Thomas est un écrivain-voyageur marqué par les cultures d'Asie. Il a notamment publié Le voyage des Indes avec des photographies de Roland et Sabrina Michaud (Imprimerie Nationale), traduit en anglais chez Abbeville Press et en allemand chez Hirmer. Il est l'auteur d'autres ouvrages traduits en japonais et en coréen. L'ensemble de son ouvre a été couronnée par un Grand Prix de l'Académie française.

    Ferrante Ferranti, d'origine italienne, vit à Paris. Diplômé d'architecture, il consacre sa vie aux voyages et à la photographie, notamment autour de l'iconographie et des expressions du sacré. Il a exposé dans de nombreux pays : France, Belgique, Espagne, Brésil, Italie Roumanie, Syrie, Indonésie, Inde, Colombie, Mexique, Portugal, Russie etc. Il fut notamment le photographe des expositions Brésil Baroque et Mont-Athos au Petit Palais. En octobre 2012, il sera le photographe de l'exposition Dieu, mode d'emploi, qui se tiendra au Petit Palais à Paris. En mai 2013, la Maison européenne de la Photographie organisera une exposition rétrospective sur l'ensemble de son ouvre, et il exposera en 2012 au musée des arts occidentaux de Tokyo. Il a publié une trentaine de livres, parmi lesquels plusieurs titres avec Dominique Fernandez de l'Académie Française, notamment Villa Médicis, Editions Philippe Rey, 2010 et Naples, Imprimerie Nationale, 2011.

  • Tour à tour inspiratrice, mère protectrice, amante bienaimée ou sublimée, la femme est omniprésente dans toutes les religions. Qu'il s'agisse de la figure de la Vierge Marie, icône de bonté et d'espérance ; de Fatîma, l'épouse du Prophète de l'islam, qui reçoit la révélation dans la chaleur de ses bras ; ou encore des divinités hindoues louant la fécondité, chaque visage de femme ainsi éclairé semble refléter le sacré. La dévotion qui leur est offerte devient alors une ode au divin, tels les chants d'amour fou de Madjnoûn pour Laylâ ou de Dante pour Béatrice.

    Écrivains, historiens de l'art et philosophes relisent pour nous les textes sacrés et de grandes oeuvres d'art, et les font résonner dans un même chant de célébration du féminin.

  • Ile enchantée ou cloaque nauséabond ? L'Inde suscite des réactions passionnelles.
    Sa personnalité est si riche qu'elle pulvérise les idées reçues. Il est nécessaire d'entrer dans cette complexité et de s'y mouvoir avec souplesse. De l'Himalaya aux terres dravidiennes, la variété est celle d'un continent. Berceau de l'hindouisme et du bouddhisme, du jaïnisme et du sikhisme, l'Inde fut aussi le lieu d'un islam rayonnant. Toujours vivantes, les castes sont l'objet d'une incompréhension outrée.
    Quant à l'art, il se fonde sur une esthétique du signe et des émotions qui n'est pas la nôtre. Abordant la relation au temps, à la mort, à l'éros ou au divin, l'Inde ne fait rien comme les autres. La rencontre est donc une expérience dont chacun revient secoué avant de se sentir élargi. Le Voyage des Indes se présente comme une promenade au coeur de cette richesse en étant guidé par la lumière indienne, celle du soleil comme celle de la pensée.
    Photographies et texte se marient à la manière de danseurs qui s'unissent et parfois s'éloignent pour mieux se retrouver. Il s'agit d'une approche intuitive n'oubliant rien des principaux aspects de la culture mais qui laisse également aux visages et aux foules le soin de les exprimer. Un voyage circulaire qui évoque un mandala avec, comme principales divinités, la beauté et l'inattendu. Dans la quête qu'ils poursuivent ensemble depuis quarante ans d'un Orient à la fois mythique et mystique, les poètes-photographes Roland et Sabrina Michaud ont consacré plus de sept ans de leur vie à l'Inde.
    Dans Le Voyage des Indes, ils nous offrent la quintessence de leur témoignage. Depuis Caravanes de Tartarie jusqu'à Chasse à l'aigle chez les Kazakhs, ils nous ont habitués à des documents d'une qualité exceptionnelle. A l'Imprimerie nationale, ils ont publié Faïences d'azur (1995) et La Grande Muraille de Chine (2000).

  • Claude Verdier (1932-1997) est resté toute sa vie attaché à ses origines méridionales.
    La plupart de ses oeuvres ont été inspirées par des paysages du département du Gard dont, mieux que tout autre, il a su saisir l'esprit. Ce livre propose une aventure rare : découvrir un peintre qui n'a cessé d'interroger les secrets de la nature. Les villages perchés, les arbres, les rochers ou les chardons qu'il dessine et peint expriment l'étonnement face à la création. Au fil de cet ouvrage, des citations de Claude Verdier rythment le choix des oeuvres représentées.
    Des écrivains, qui ont compris l'importance de son travail et qui souhaitent faire partager le plaisir qu'ils ont à le contempler, ont également livré les commentaires accompagnant ces reproductions : Salim Bachi, Philippe Barthelet, Patrick Besson, Pierre Boncenne, Claude Michel Cluny, Lydia Harambourg, Christine Jordis, Gabriel Matzneff, Jean-Noël Pancrazi, Boris Schreiber et Roger Vrigny. Ils ouvrent une nouvelle fois l'écriture à la peinture, mettant ainsi des mots sur la dimension impalpable mais essentielle de l'art.

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