Louis Lourme

  • Le cosmopolitisme est une idée ancienne, presque aussi ancienne que la philosophie elle-même.
    Toutefois, le fait de se dire « citoyen du monde » ne désigne pas exactement la même chose selon les époques et selon les auteurs. L'objet de cet ouvrage est donc double : d'une part, clarifier ce que signifie cette formule au milieu de ses différents emplois ; d'autre part, rendre compte de son actualité particulière, à la fois sur le plan politique et sur le plan moral. Un citoyen du monde est-il « citoyen » au même titre qu'on peut l'être d'un É tat ? La perspective cosmopolitique n'est-elle pas une voie qui acquiert aujourd'hui une pertinence nouvelle ?
    Avec des commentaires de textes de Kant et de Martha Nussbaum.

  • Notre modernité se caractérise par un rapport particulier à ce qui nous entoure.
    Désenchanté en comparaison des conceptions qui le précèdent, ce rapport semble reposer sur l'idée que tout pourrait devenir objet d'échange marchand - comme si la marchandise étendait progressivement son empire. Contre cette vision-là, les mouvements altermondialistes n'ont pas tardé à affirmer : " Le monde n'est pas une marchandise ", signifiant ainsi qu'il est forcément réducteur de considérer l'ensemble de notre environnement sous l'angle de la chose que l'on peut posséder.
    Mais ce slogan fonctionne-t-il vraiment ? Au nom de quoi peut-on s'opposer à cette évolution ? Et, au-delà de l'opposition qu'elle manifeste, cette formule propose-t-elle un message positif ?

  • La manière dont nous accompagnons la croissance des enfants et des jeunes, que l'on soit parents, enseignants, éducateurs, dépend en grande partie de l'idée que nous nous faisons de la personne humaine et du monde dans lequel elle grandit.
    A l'école, en famille, ou dans les différents lieux d'apprentissage, la variété des leviers éducatifs mobilisés, les types de discours qui sont tenus aux enfants et aux jeunes, et les expériences auxquelles ils sont confrontés sont autant d'éléments qui reposent toujours sur une anthropologie particulière, c'est-à-dire sur une certaine vision de la personne humaine et de sa place dans le monde.
    De ce point de vue, une anthropologie chrétienne porte en elle des présupposés fondamentaux dont il convient d'interroger la portée dans le monde contemporain. C'est précisément l'objet de ce volume qui réunit des contributions de spécialistes, (pédagogues, éducateurs religieux, philosophes), s'inscrivant dans cette perspective, pour éclairer les principaux enjeux et défis qui se posent à une éducation dans un cadre chrétien.
    Cet ouvrage qui regroupe de grands noms, se structure autour de ces thématiques : la définition de l'éducation, le statut de la fraternité, le rôle de l'expérimentation, la notion d'éducation intégrale, les neuro-sciences et la liberté et la valeur de la parole. Il est dirigé par le philosophe et pédagogue Louis Lourme,

  • Depuis les années 1990, la notion de cosmopolitisme est devenue un objet d'analyse privilégié pour la philosophie politique. Les réseaux de solidarité transnationale, les problèmes liés aux risques globaux et le développement des modalités de gouvernance supranationale ont donné une pertinence nouvelle au concept de citoyenneté mondiale. Aujourd'hui, la perspective cosmopolitique ne désigne plus seulement une façon de se représenter en tant qu'individu dans le monde, mais aussi une manière de concevoir la politique au-delà de la sphère nationale.
    Dans le cadre des débats autour d'une possible démocratisation du pouvoir à l'échelle supranationale, le cosmopolitisme propose des réponses originales, qui n'échappent pas à certaines critiques radicales. Cet ouvrage analyse cette perspective et ces critiques.

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