Langue française

  • Sur fond d'effondrement écologique, trois personnages en quête de sens confrontent leurs solitudes pour mieux se trouver eux-mêmes. Un roman d'amour choral sur l'aliénation du monde contemporain et l'espérance d'un avenir en commun.À trente ans, Aurélien a déjà connu trop de désillusions et rêve d'un ailleurs. Alice, quarante ans, oscille entre conformisme social et addiction sexuelle. Iris, quatre-vingt-dix ans, souffre d'une maladie qui la dépossède d'elle-même. Dans un Paris crépusculaire, en proie aux effets du changement climatique, ces trois êtres solitaires vont se rencontrer, chacun permettant aux autres de rejoindre leur horizon.
    Entre rage et amour, solitude et communion, Jennifer Murzeau ausculte l'état de la société contemporaine et du coeur humain pour mieux ranimer l'irréductible aspiration au bonheur de ses personnages, criants de vérité.

  • Citadine assumée, Jennifer Murzeau est partie vivre une semaine dans les bois, sans eau ni nourriture, pour renouer avec la nature. Journal d'une immersion.
    Citadine assumée, Jennifer Murzeau est partie vivre une semaine dans les bois, sans eau ni nourriture, pour renouer avec la nature.
    " La crise écologique est aujourd'hui au coeur de nos préoccupations. Mais nous échouons à en prendre la pleine mesure, à la ressentir. Car nos modes de vie n'ont jamais été aussi déconnectés de la nature.
    Alors, j'ai décidé de partir plusieurs jours m'immerger en son sein avec un hamac, un couteau et François, un guide de survie.
    J'ai descendu la Charente en canoë et dormi sur ses rives. J'ai appris à faire du feu avec du bois humide, à me nourrir de plantes bouillies, j'ai renoncé à tuer un ragondin, j'ai vécu au rythme lent de la vie sauvage. Puis, j'ai poursuivi l'aventure, seule, dans les Pyrénées, où j'ai découvert l'immensité et la peur, connu l'orage, la beauté... et l'humilité.
    J'en suis revenue avec une seule envie : repartir. " J. M.

  • " En cette fin d'après-midi, l'épaisse pollution n'a pas eu tout à fait raison de l'éclat du crépuscule. Une douceur rose survit et se répand. Jeanne lui avait dit souvent la beauté des soirs d'été, la lumière qui décline, le rouge diffus qui se cache dans les nuages et s'étire dans leur souvenir. Bulle buvait les paroles, et jalousait. Car jamais elle n'avait pu contempler ce spectacle. Parce que ces soirs-là n'existaient plus, ils étaient obstrués. Le "secret des affaires' les avait étouffés. "
    Paris, 2050. Bulle découvre, catastrophée, qu'elle est enceinte. Autour d'elle, le monde est un naufrage. Sous des dômes, les plus riches se calfeutrent, ignorant les misérables qui se débattent audehors, rendus inutiles par l'automatisation. Le chômage a atteint 70%, la violence envahit les rues. Les plus dociles gobent leur Exilnox, les yeux voilés par des implants connectés. Sur les holordis, les murs, partout, brillent les pubs et les flashs info anxiogènes. Alors un enfant, là-dedans... Pourtant le garder, c'est refuser de se résigner. Avec une poignée de hackers, Bulle choisit la lutte.
    C'est bien de notre époque dont il est question dans ce roman. Aussi acide et apocalyptique que lumineux et optimiste, il est une célébration du libre arbitre.

  • " Trop de rituels. Vautré sur un banc, face aux murs d'une école, le coccyx malmené par la dureté du bois, les jambes écartées et le regard flou, Antoine les a énumérés. Puis il les a trouvés suspects. Trop nombreux, donc suspects. Il s'est dit qu'ils avaient lissé sa vie, qu'il avait laissé son existence s'aplatir sous leur poids. Ils ont décapité les reliefs, comblé les aspérités, ils lui ont fait une petite vie, ces rituels, toute petite et prévisible. Sans le fard du travail, elle lui est apparue, elle est venue le frapper au visage, sa vie, lui serrer la gorge. "
    Par un matin ensoleillé, Antoine est licencié. Le choc est brutal. Son couple tangue, ses certitudes s'effondrent, son ego vacille. Mais à mesure qu'il se libère de ses habitudes, d'une consommation vengeresse et de l'agitation stérile qui l'avaient mû jusque-là, la vérité se fait jour.
    Il bouge encore raconte cette odyssée sédentaire qui lui rend la vue.
    Jennifer Murzeau analyse la dérive d'un homme et le naufrage d'un couple de façon crue et chirurgicale. Elle dresse le tableau d'une époque où la réflexion et les questionnements sont des actes de résistance.

  • Les grimaces

    Jennifer Murzeau

    Angelina est chargée de production pour une chaîne de télé du câble. Depuis plus de trois ans, elle subit la perfidie de sa collègue, assiste aux batailles d'égo qui l'excluent, observe toutes ces grimaces qu'elle ne sait pas faire. Éternelle anonyme, elle souffre en silence de son intégration ratée dans le monde du travail jusqu'au jour où elle décide de se venger. Il lui faut une victime qui paye pour ce trop-plein d'humiliations. Elle choisit Marie. Puis elle laisse vaciller sa raison et grandir son obsession pour cette jeune et belle présentatrice qui semble avoir le monde à ses pieds.
     
    À travers les yeux de ses personnages, Jennifer Murzeau détaille un quotidien fait de petites violences et de grands ridicules. Elle dépeint avec un humour caustique un univers où finalement chacun se débat pour exister dans une compétition sans pitié.
     
    Jennifer Murzeau est née en 1984. Journaliste, elle vit et travaille à Paris.

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