Ferrante Ferranti

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    Ferrante Ferranti

    • Mkf
    • 6 March 2020

    Plus que jamais la précarité des étudiants, issus de milieux popu­laires, est d'actualité. Il est tout à la fois primordial de leur donner la parole mais aussi de montrer qu'il existe des solutions. Des initiatives qui accompagnent les jeunes issus de milieux populaires pour qu'ils s'épanouissent et réussissent leurs parcours. À travers 60 portraits du photographe Ferrante Ferranti, des jeunes accompagnés par l'association Article 1 racontent leur histoire et proposent leurs solutions pour que l'égalité des chances soit enfin effective.

  • Située en Grèce, la presqu'île de l'Athos est un des lieux les plus étonnants du monde par sa sauvage beauté et la fidélité à une tradition spirituelle qui remonte à l'époque byzantine. Cette République autonome dédiée à la Vierge est tout entière un site monastique où vivent plus de 2000 moines originaires des différents pays orthodoxes, et dont les visiteurs ne peuvent être que des hommes.
    Ferrante Ferranti s'y est rendu à six reprises. Au cours de ses pérégrinations, il séjourne dans de nombreux monastères dont certains sont bâtis sur des pitons qui dominent la mer. Il nous fait découvrir les symboles de la liturgie. Il établit des dialogues confiants avec plusieurs moines qui lui livrent les raisons de leur vocation et leur regard sur le monde contemporain.
    Le livre culmine avec l'ascension emblématique du sommet de l'Athos.
    Après son ouvrage de photographies (Mont Athos, les chemins de l'Infini) avec un texte de Jean-Yves Leloup, son itinéraire littéraire est une réflexion sur le visible qui se transforme en un pèlerinage initiatique au-delà des apparences pour tenter de saisir l'invisible.

  • Lire la photographie

    Ferrante Ferranti

    • Breal
    • 24 February 2003

    Entrer dans le musée imaginaire de ferrante ferranti, c'est se promener dans un monde de correspondances, dans lequel une photographie se fait le miroir d'une autre, proche ou lointaine, et l'écho d'une oeuvre picturale, littéraire ou encore musicale.
    Pour que notre oeil embrasse l'image, pour que notre mémoire s'en empare, ferrante ferranti nous invite à prendre le temps de la regarder, à la lire jusque dans ses détails. dans une langue claire et personnelle, il nous incite à interroger son contexte de prise de vue, sans l'y enfermer, et nous apprend à observer les différents éléments qui la composent pour mieux la voir. enrichie d'un éclairage historique et technique, sa lecture nous guide progressivement de la découverte de l'image à son analyse.
    Dans le sillage de ce photographe, notre regard se fortifie, notre oeil s'instruit et nous entendons résonner en nous des images que nous pouvions croire jusqu'alors silencieuses.

  • L'esprit des ruines

    Ferrante Ferranti

    • Chene
    • 28 September 2005

    C'est à une promenade poétique dans les ruines du monde entier que nous convie Ferrante Ferranti. Partons à la découverte des grands berceaux de civilisations.

  • Raj Rewal est un architecte indien né en 1934, toujours actif et qui est considéré comme l'un des plus marquants de l'Asie du Sud-Est.
    L'importance et la diversité de sa production architecturale et urbaine, les leçons qu'il tire de l'architecture traditionnelle, son souci pour un logement de qualité accessible au plus grand nombre et, finalement, le fait qu'il parvienne à atteindre tous ces objectifs en suivant une voie originale, en dehors du modernisme occidental, font de Raj Rewal un architecte remarquable et exemplaire, dont l'engagement et l'oeuvre méritent d'être connus en France.

  • Grâce à l'association de trois auteurs amoureux de l'Anatolie antique, cet ouvrage présente un choix de sites, certains connus, d'autres méconnus ou plus éloignés des sentiers touristiques, pour permettre à chacun de réaliser une plongée d'un genre nouveau dans un passé enfoui : l'histoire, l'art, le sentiment religieux et la poésie trouvent ici un paysage où se déployer... Chaque site visité apparaît comme le témoin d'une période, d'une civilisation, d'une pensée, d'une organisation politique : ce monde aux mille facettes se révèle ainsi, par étapes, dans la lumière du soleil captée par le talent de Ferrante Ferranti.

  • Loin de l'image d'une ville-musée à la confluence des arts, Venise vibre de toute la gaieté italienne. Une douceur, un plaisir de vivre qui jaillissent des tableaux de Giambattista Tiepolo, de la musique de Vivaldi, du théâtre de Carlo Goldoni, des aventures de Casanova. Une dévotion aux sens à laquelle s'ajoute un esprit profondément républicain, ouvert au monde.
    Dominique Fernandez nous raconte le glorieux passé de la Sérénissime, décrit le développement de l'art, rappelle les navigateurs audacieux, et dessine les contours de sa Venise personnelle en n'oubliant rien des lieux phares comme la place Saint-Marc, l'Accademia, les Zattere ou l'église San Zanipolo.
    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, cet ouvrage redonne ses couleurs à la « cité des Doges » et révèle nombre de mystères vénitiens.

  • Goût de la fête, amour du faste, exubérance théâtrale, violence dramatique, mais aussi : mutisme ombrageux, sentiment austère de la vie, attirance pour la mort, comment définir le génie sicilien ? Dans ce pays où les temples grecs voisinent avec les mosaïques byzantines, les mosquées arabes avec les églises baroques, toutes les civilisations se sont entrecroisées et mêlées. Terre chargée d'ans et d'histoire, et pourtant, malgré le poids des souvenirs archéologiques, restée d'une incroyable vitalité, témoignée par l'éclat de la littérature sicilienne, de Pirandello à Lampedusa, de Vittorini à Sciascia.

    Dominique Fernandez pratique depuis plus de cinquante ans la Sicile. Ce livre est le récit de ses expériences, de ses découvertes, de ses émotions. Il a grimpé sur les volcans, longé les rivages, exploré les déserts, visité basiliques, cryptes, palais, villas, cimetières, soufrières, mines de sel mais aussi, mais surtout, vécu en compagnie de Siciliens, dans des villages dont il raconte la pittoresque évolution, le passage, en moins d'un quart de siècle, des anciennes coutumes féodales à un timide apprentissage de la démocratie.

    Deux abondants cahiers hors-texte contenant des photographies de Ferrante Ferranti apportent au texte un commentaire visuel, qui nous plonge d'emblée dans l'atmosphère sicilienne, à la fois blanche et noire aux traits fortement contrastés, ou en couleurs comme la symphonie de la nature méditerranéenne. Jeux de la lumière et de la beauté, charme sensuel et grandeur antique, opulence et misère d'une île si attachante qui flotte au carrefour de l'Europe, de l'Afrique et de l'Orient.

  • Charles Péguy compare la foi, l'espérance et la charité à trois soeurs qui se donnent la main. L'espérance est la plus petite, « elle n'a l'air de rien du tout », - mais pourtant c'est elle qui entraîne les autres. Elle est ce en quoi il faut croire quand tout accable, quand le monde devient terrible, corrompu, violent, injuste, quand l'homme ne semble plus même respecter la nature... L'espérance, c'est ce qui reste quand il n'y a plus d'espoir : elle nous permet d'avancer, elle est le regard de Dieu qui éclaire notre chemin.
    Notre héritage chrétien nous offre des textes qui ouvrent tant de perspectives au monde et aux âmes qui cherchent : j'ai donc voulu ici en partager mes préférés. On apprendra à prier avec sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, à prendre soin de soi-même avec saint Bernard, à comprendre l'action de l'Esprit-Saint avec saint Séraphim de Sarov ; on y assistera aux conversions de saint Augustin, de Paul Claudel, de Simone Weil ; on lira les paroles des martyrs Maximilien Kolbe, Christian de Chergé ou frère Luc ; on y croisera de grands hommes d'Église comme saint Augustin, le cardinal Newman, le pape François ; on s'attachera aux écrivains Pascal, Tolstoï, Hölderlin, Novalis, Charles Péguy, François Mauriac, Julien Green, Flannery O'Connor, Christian Bobin.
    Oui, ces pages tracent des chemins infiniment précieux.

  • Le nom seul de Florence éveille la nostalgie d'une époque où sur quelques kilomètres carrés se sont trouvés réunis tant d'hommes exceptionnels, où en trois siècles éblouissants toute la modernité est née. Les plus grands bâtisseurs, les plus grands peintres, les plus grands sculpteurs, la perspective, la coupole, le théâtre à forme ovale, les premiers opéras, les lois de la pesanteur, le télescope, la banque, que ne devons-nous pas à Florence ?

    C'est le lieu du monde où la beauté du corps humain a été reconnue pour la première fois depuis l'Antiquité, adulée jusqu'à la vénération, immortalisée sous les deux espèces du David de Michel-Ange et de la Vénus de Botticelli, icônes qui ont fait le tour du monde.
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    Dominique Fernandez nous raconte la prestigieuse histoire de Florence, la prise de pouvoir et le règne des Médicis, décrit les figures de Dante, Machiavel ou Savonarole, parcourt les lieux phares comme Santa Croce ou Santa Maria Novella, visite le Dôme de Brunelleschi, les créations de Michel-Ange, les singularités des étonnants et trop méconnus peintres maniéristes...

    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, ce livre ne nous fait perdre aucune des innombrables beautés de la « cité du lis », cette Florence encore aujourd'hui si vivante et si brillante.

  • « Il y a plus de cinquante ans que je fréquente Rome, y étant venu pour la première fois en 1950, avec un groupe d'étudiants que leur aumônier emmenait en audience chez le pape, l'année déclarée sainte. En 1952, j'ai vécu une année entière à Rome, et, depuis, il n'y a pas d'année où je n'y sois retourné une ou plusieurs fois.
    Rome a-t-elle changé en un demi-siècle ? C'est l'auteur de ces lignes qui a surtout changé. En 1950, je ne voyais, comme tout être humain, que ce que j'étais, à mon insu, programmé pour voir. Mais la plupart des beautés de Rome, je ne les voyais tout simplement pas, parce qu'elles ne faisaient pas partie de ce qu'on m'avait appris à admirer. Si je traversais la place Navone, j'avais plaisir à regarder la façade ondulante de l'église et à entendre le murmure des fontaines, mais sans prendre au sérieux ce qui me paraissait ne relever que d'une fantaisie gratuite, « amusante », sans me rendre compte que Bernini et Borromini avaient révolutionné l'art, sans comprendre que j'avais affaire à un nouveau langage qui m'eût permis de me libérer plus vite de la morale janséniste et puritaine qui m'avait façonné. » La diversité des chapitres (Le monde antique, Domus Aurea, Villa Hadriana, Palais, Villas et jardins, Églises, San Clemente, Saint-Pierre et le Vatican, Itinéraire Caravage, Itinéraire Bernin, Collines, Le Tibre, Fontaines et Bestiaire) dessine les contours de la Rome personnelle de Dominique Fernandez qui rend ainsi un hommage appuyé à cette ville qui a contribué à façonner l'écrivain qu'il est devenu.
    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, cet ouvrage révèle bien des aspects méconnus de la « ville éternelle » et, surtout, renouvelle le regard de tout lecteur curieux de la redécouvrir.

  • Dominique fernandez et ferrante ferranti continuent leur grand tour des territoires baroques commencé avec {le banquet des anges} et {le radeau de la gorgone}. les trois quarts du livre sont consacrés au brésil. belém, en amazonie, puis la côte nord-est, avec recife et olinda, puis rio de janeiro, enfin le minas gerais, cet état des mines, où la découverte de l'or, vers 1700, provoqua une floraison d'églises, de statues et de peintures, qui comptent parmi les plus hautes créations de l'art baroque dans le monde. {l'or des tropiques}, c'est aussi le compte rendu des aventures quotidiennes du voyage : visite à une favela de rio, expériences directes de la violence, rencontres d'écrivains et de journalistes, portrait de jorge amado en ses lieux, sauvagerie des pistes rouges dans la savane, histoire du sucre, histoire de l'or, initiation aux rites afro-brésiliens du candomblé, tous les aspects de cet immense et fascinant pays sont évoqués, avec l'émotion et l'enthousiasme que suscitent la vitalité et la gaieté d'un peuple unique par son courage à affronter une réalité économique et sociale difficile. les photos sont en noir et blanc ; ni album ni livre d'art, {l'or des tropiques} est un "roman d'aventures".

  • Maîtres Invisibles de Rachid Koraïchi est une création constituée de 99 bannières en coton. L'ouvrage présente cette oeuvre inédite et exceptionnelle ainsi que son processus de fabrication.

  • De 1650 à 1750, les commandes de retables se multiplièrent dans toute la région de Perpignan, avec plus de 400 pièces fabriquées. Ces chefs-d'oeuvre, merveilles de sculpture, de dorure et de peinture, sont des témoignages éclatants de l'art baroque : envolées de drapés, putti potelés, torsions des corps, décors exubérants, saints aux poses extatiques, gracieuses martyres... Ces trésors (parfois situés dans de modestes églises de villages, souvent fermées) sont encore méconnus du grand public. Proposant une récolte éblouissante de photographies inédites prises par Ferrante Ferranti, ce livre s'organise en trois grandes parties, chacune s'ouvrant par une photo pleine double page et toutes abondamment illustrées :
    1. La gloire du baroque en Roussillon. Dominique Fernandez situe l'art catalan dans le courant baroque, souligne l'écho qu'on y trouve aux grandes oeuvres picturales (Poussin, Rubens) ou architecturales de l'époque.
    2. Les hauts-lieux du baroque catalan sont explorés et décrits par Jean-Luc Antoniazzi : Baixas, Perpignan, Vinça et Ille-sur-Têt, Espira de Conflent, Prades et ses environs, Collioure, Prats de Mollo, La Tour de Carol et Llo, Font-Romeu.
    3. L'iconographie sainte : successivement le Christ, la Vierge, les saints, les anges dans leurs diverses représentations. Pour chacune de ces séries un bref texte de présentation, suivi de plusieurs doubles pages d'illustrations légendées.

  • « J'ai été quatre fois à Palmyre : c'était le lieu le plus enchanteur de l'Orient, à la fois par la beauté exceptionnelle des ruines et par le paysage romantique qui les entourait. Maintenant que tout est détruit, j'ai voulu me souvenir de ce que cela avait été.
    On arrivait à l'hôtel Zénobie, désuet, décati, construit dans l'enceinte du site, et d'emblée la légende de la grande reine planait sur la ville qu'elle avait portée à son apogée. Je ressuscite l'image de Zénobie qui avait osé se dresser, femme et Arabe, contre l'empereur romain Aurélien, chef de l'État le plus puissant du monde. Puis j'évoque ce qui restait du site, l'idée générale qui avait présidé à son ordonnancement, avant d'examiner en détail, mais toujours plus en amoureux qu'en érudit, les monuments qui ont subsisté, si poétiques : le théâtre, les temples, les tours funéraires. Avant de conclure par une réflexion sur l'iconoclasme, une des plus vieilles passions de l'homme, qui pousse une idéologie au pouvoir à faire table rase de celles qui l'ont précédée. » Dominique Fernandez.


    Voici Palmyre racontée et montrée par deux voyageurs passionnés qui l'ont visitée à de nombreuses reprises. Ce site inouï, détruit en 2015 par la violence de Daech, est reconstitué par les photographies de Ferrante Ferranti qui en donnent une vision exhaustive (temples, agora et théâtre, colonnades et arches, camp de Dioclétien, tombeaux), faisant ainsi oeuvre de mémoire.

    Palmyre apparaît alors dans sa splendeur, telle qu'on ne la reverra jamais.

  • «Peu de vestiges debout, donc, de l'Algérie romaine ; des ruines à ras de terre ; et pourtant, de ce passé mutilé, la suggestion reste immense. «La ruine fait le monument» disait Victor Hugo. Un fragment de colonne renversé, une inscription sur une dalle, un arc au bout d'une allée suffisent à l'imagination pour qu'elle ressuscite la gloire de ces sites dont le décor naturel est resté intact ; et c'est cette alliance d'un paysage superbe, de montagne ou de mer, et de ces décombres tragiques, qui fait la grandeur de ces espaces à la fois vides et peuplés, désertés mais présents, blessés mais immenses.» Dominique Fernandez, introduction à l'Algérie antique Les publications consacrées à l'histoire de l'Algérie antique sont à la fois peu nombreuses et extrêmement spécialisées. Or la connaissance de cette période, souvent ignorée du public non averti, est capitale pour comprendre le développement futur du pays. Dans le sillage du livre de Gabriel Camps, Les Berbères, cet ouvrage cherche à replacer l'Algérie dans une histoire «longue», qui ne serait pas seulement celle de la conquête arabe ou de la colonisation française. À l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, il s'agit de dépassionner les débats et de réaffirmer l'attachement du peuple algérien à une identité complexe, multiforme et faite de sédiments divers.
    Après avoir sillonné les rives de la Méditerranée et découvert les plus belles ruines antiques, qui illustrent l'Imaginaire des Ruines (Actes Sud, 2009), et après l'expérience des Ancêtres liés aux étoiles (Actes Sud, 2009), qui scellait la découverte de l'Algérie aux côtés de Rachid Koraïchi, Ferrante Ferranti a pris la mesure d'un patrimoine antique algérien aussi exceptionnel que méconnu. L'idée de ce travail est donc née du désir de faire découvrir au lecteur cet autre visage de l'Algérie, à travers des photographies et des textes inédits. Dans une introduction à la fois littéraire et poétique, Dominique Fernandez, particulièrement familier avec l'histoire de la Méditerranée, invite le lecteur à déambuler au gré des sites, allant d'une mosaïque à une autre, s'arrêtant dans un forum, admirant un arc de triomphe, rêvant au pied d'une colonne. Rassuré par ce texte sous forme de promenade, le lecteur peut alors aborder les notices de Sabah Ferdi (archéologue, ancienne conservatrice du site de Tipasa), plus techniques et explicitement didactiques. Le fil conducteur de l'ouvrage est de parcourir les sites en partant du centre de l'Algérie et en se dirigeant vers l'Orient - Tipasa, Cherchel, Djemila, Timgad et Lambèse, Madaure, Khemissa, Tiddis, Hippone -, véritable traversée des ruines algériennes illustrée d'images saisissantes.

  • Conçu comme une confrontation imaginaire entre l'oeuvre de Jean-Baptiste Piranèse, célèbre graveur du XVIIIe siècle, les photographies de Ferrante Ferranti et les sculptures de Patrice Alexandre, Imaginaire des ruines propose une réflexion sur la place de la ruine dans l'art. C'est ainsi une véritable esthétique des ruines que Ferrante Ferranti, Dominique Fernandez et Patrice Alexandre nous permettent de redécouvrir aujourd'hui, à travers une exploration des grands lieux de l'architecture et la confrontation de leurs univers créatifs avec celui de Piranèse. Ils nous offrent, par leurs travaux respectifs, la possibilité de retrouver l'émerveillement de toute une époque devant le spectacle des ruines. Et avant tout, c'est un hommage qu'ils rendent à Piranèse, grand visionnaire de son temps, lui qui fut envoûté par cette magie au point de passer sa vie à les reproduire sous leur aspect réel et imaginaire. Photographies, mots et sculptures produisent des résonances contemporaines et poétiques de l'architecture de l'artiste vénitien.

  • La Sibérie loin des clichés éculés, étendues désertiques, izbas misérables : de Moscou  à Vladivostock, une succession de sublimes paysages, d'impressionnantes  et modernes agglomérations qui portent,  partout, les traces de l'histoire russe.

  • Après Homère et Braudel, une Méditerranée toujours renouvelée... Cet ouvrage comme testament artistique en mots et en images de maints périples en Méditerranée des deux auteurs.

  • 28 mai 2010, Dominique Fernandez s'apprête, accompagné d'une vingtaine d'écrivains, photographes, journalistes, acteurs, français et russes, à grimper, au départ de Moscou, à bord du transsibérien qui les mènera à Vladivostok, capi-tale de la Russie d'Extrême-Orient. Trois semaines sur les rails, et le bout du monde. De découvertes en réflexions, il livre, dans un discours émaillé de références littéraires, la Russie toute entière. Au fil du parcours et des paysages qui se succèdent, l'écrivain poursuit sa méditation, constate, observe, raconte, s'interroge. Une migration à la fois phy-sique et spirituelle aux allures de pèlerinage intellectuel. De la place rouge à Tchékhov, de la dictature stalinienne à la terrible beauté sibérienne en passant par Nijni-Novgorod, la Volga ou Novossibirsk, le récit invoque écrivains et pen-seurs, Gautier, Dumas, Gorki, Tolstoï. Et, en toile de fond, persistante, l'ombre inquisitrice du passé soviétique.

  • Il y a trente ans, en décembre 1990, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris quittait la rue de Madrid pour s'installer au Parc de la Villette, constituant l'aile ouest de la Cité de la musique voulue par F. Mitterrand. Cet ouvrage invite à découvrir le chef-d'oeuvre architectural de Christian de Portzamparc à travers le regard de Ferrante Ferranti, architecte de formation et photographe officiel du Conservatoire de Paris depuis 2011. Son long entretien avec Christian de Portzamparc témoigne, tout autant que ses images, de l'infinie richesse de l'édifice, animé d'une intense vie pédagogique et artistique qui porte les jeunes musiciens et danseurs vers la lumière. Objet graphique original, inspiré par les formes de l'édifice, ce beau livre s'adresse aussi bien aux mélomanes qu'aux passionnés d'architecture.
    Introduction de Bruno Mantovani (dir. de 2010 à 2019), textes d'A. Roubet, C. de Portzamparc et F. Ferranti, conclusion d'Émilie Delorme (dir. dep. 2020)

  • Analyse réaliste mais aussi évocation poétique du Mezzogiorno, Mère Méditerrannée a paru pour la première fois en 1965. Trente-cinq ans après, les choses ont-elles beaucoup changé ? Les villes de Naples et de Palerme, la Sicile, la Sardaigne, les Pouilles ont-elles cessé d'être ce mélange paradoxal de stagnation économique, de vitalité sans frein, de complaisance dans la misère et le crime, de richesse intellectuelle et humaine ? L'Italie du Sud reste la terre la plus mystérieuse d'Europe, à la fois incroyable réservoir d'énergies individuelles et accumulation immobile de retard et d'échecs.

    Avec ses défauts, son génie, sa folie, je l'aime toujours de la même passion, à laquelle se sont ajoutés, pour enrichir la réédition de ce livre, la ferveur et le talent du photographe Ferrante Ferranti.

    Dominique Fernandez.


    Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti ont publié en collaboration une douzaine d'ouvrages, récits de voyages illustré ou albums, consacrés à divers pays : l'Europe baroque et méditerranéenne, la Roumanie, la Russie, l'Amérique du Sud.

  • Itinerrances est une monographie consacrée au photographe Ferrante Ferranti. En écho à l'exposition présentée cet été à la Maison européenne de la photographie, cet ouvrage comprend trois parties.
    La première - «Pierres sauvages, pierres vivantes» -, éclairée par un texte de Dominique Fernandez, raconte la naissance du regard chez un architecte qui se plaît à jouer avec les ombres et les lumières, «inventeur d'un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes». Ici, Ferrante Ferranti rend hommage à l'architecte Fernand Pouillon et au photographe Lucien Hervé, aux sculpteurs et graveurs antiques, à Michel-Ange, au Bernin, à Piranèse.
    La deuxième partie - «Errances» - retrace les dérives enchantées de ses voyages - au cours desquels l'accompagne parfois l'auteur Élisabeth Foch (Birmanie, Éthiopie ou Japon) - et dépeint la diversité de ce qu'il découvre. De nombreux clichés d'enfants et de paysages naissent de ces rencontres.
    La dernière partie - «Empreintes du sacré» - est introduite par une photographie de la chambre des étendards prise au sein du mausolée des ancêtres de Rachid Koraichi, plasticien avec qui Sylvie Germain a composé Les Sept Dormants (Actes Sud, 2004).
    Par le biais de la photographie, Ferrante Ferranti exprime son intérêt pour les chemins de pèlerinage des nouveaux Mondes - le christianisme évangélisateur à la conquête du Pérou, de la Bolivie, du Mexique et même de l'Inde -, puis aborde la Passion du Christ.
    Il présente des images (imagenes/icônes) comme des ex-voto. La Semaine sainte est traitée tel un chemin de croix mettant l'accent sur l'humanité et la compassion. Les formats carrés (6 x 6 cm) sont des portraits - saintes Faces -, des Christs sculptés au Brésil par l'Aleijadinho, le métis infirme. Leur font face des images de lieux, de rituels, réalisées partout dans le monde, du mont Athos à l'Inde, en passant par Ispahan, l'Éthiopie copte et musulmane, Bali ou Jérusalem.
    Ferrante Ferranti, outre quelques commentaires de photographies isolées, rend hommage dans une postface à ses maîtres, par exemple le cinéaste Andrei Tarkovski ou le photographe Herbert List.

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