Emilie de Turckheim

  • Lunch-box

    Emilie de Turckheim

    « La lunch-box est une bête pleine d'appétit. Elle grogne, elle n'en a jamais assez. Elle provoque chez la mère une pulsion de remplissage. Tout le vertige vient de la forme de la lunch-box : n'oublions pas que c'est une valise. C'est chaque matin la répétition du grand départ. La mère regarde son enfant s'éloigner de la maison et elle espère qu'il ne lui manquera rien. Ni pain ni amour. » Dans la ville rêvée de Zion Heights, sur la baie du détroit de Long Island, un petit monde gravite autour de l'école bilingue : les mères délurées organisent des garden-parties, les pères, souvent absents, suivent de loin les affaires de la vie courante, les couples se font et se défont tandis que les enfants préparent le spectacle de fin d'année. Tous ont pour coqueluche Sarah, la professeur de chant, célèbre pour ses comédies musicales extravagantes. Jusqu'au jour où, par accident, elle bouleversera leurs vies et la sienne, à jamais.
    Ce roman lumineux, où l'émotion affleure à chaque page, explore la manière dont chacun, témoin, victime ou coupable, surmonte l'irrémédiable.

  • « Reza est arrivé chez nous. Que voulait dire, pour lui, "arriver chez nous" ? Avait-il imaginé nos visages, comme j'ai essayé, pendant des semaines, d'imaginer le sien ? La nuit, je faisais sans cesse le même rêve absurde. J'ouvrais la porte et il entrait, avec son béret traditionnel en laine, son sourire irrésistible et ses yeux en amande, tristes et heureux : c'était le commandant Massoud. » Pendant neuf mois, Émilie, Fabrice et leurs deux enfants ont accueilli dans leur appartement parisien Reza, un jeune Afghan qui a fui son pays en guerre à l'âge de douze ans. Ce journal lumineux retrace la formidable aventure de ces mois passés à se découvrir et à retrouver ce qu'on avait égaré en chemin : l'espoir et la fraternité.

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  • « Elle est laide et vulgaire. Elle a la beauté qui rend les hommes méchants. Il me la faut. ».
    Sabine reste sans voix lorsque ses collègues lui offrent une sex doll pour fêter son départ. La poupée insolite élit domicile chez elle et son compagnon Hans, génial metteur en scène obsédé par Titus Andronicus, la plus sanglante tragédie de Shakespeare. Au fil des jours, l'immobile invitée devient la confidente de Sabine, la muse, l'objet de tout désir, et bientôt la seule alliée contre la violence qui s'est installée au coeur d'un couple en ruines.

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  • Tom Elliott tient une supérette dans un trou perdu du Midwest. Malgré les rayons désespérément dégarnis, les clients défilent du matin au soir. Ce succès, Tom le doit au fauteuil, devant la caisse, où chacun s'assoit pour livrer ses secrets... Jusqu'au jour où jaillit du trottoir d'en face un fabuleux hypermarché climatisé. Comment combattre un concurrent si déloyal ? Tom n'a que deux armes : sa folie douce et son amour de la poésie.
    Au coeur des terres ardentes des Indiens des Plaines, Popcorn Melody porte un regard fantasque sur la quête de plénitude dans nos sociétés d'abondance.
        Un roman plein de culot et d'humour qui met le doigt là où ça fait mal. Brigitte Kernel, Cosmopolitan.
      Une réussite. C'est Zola en Amérique, « Au bonheur des dames » version rock. Marine de Tilly, Le Point.
      Fantaisiste et profond. Olivia de Lamberterie, Elle.
        Finaliste du Grand prix des lectrices de Elle.

  • « Comme il est difficile de sauver un homme, pense-t-elle au sortir de son rêve. » L'homme à sauver, elle l'a trouvé. Ce sera Dimitri, le prisonnier, le criminel dévoré par les remords et la longue peine à purger. Chaque jour, l'héroïne lui rend visite dans un parloir étroit où, petit à petit, la vie retrouve son goût de sel et de joie. L'heure de la sortie sonne enfin. Bouffée d'espoir pour Dimitri. Coup de poignard pour l'héroïne. Plus d'amour à donner, plus de coeur à consoler. Le bonheur était dans le parloir. Dimitri doit coûte que coûte y retourner... Une sainte nous entraîne sur les chemins de la liberté et de la transgression en une sarabande fantastique, drôle et cruelle.

    « Un conte noir étincelant. » Claire Julliard, Le Nouvel Observateur.

    « Cette jeune auteur ne manque décidément pas de folie, en équilibre constant entre envolées loufoques et réalisme cru. » Thomas Mahler, Le Point.

    « On est prié de la lire au plus vite ! » Héléna Villovitch, Elle.

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  • Monsieur Louis lègue l'ensemble de ses biens : sa maison, sa forêt peuplée de sangliers, son élevage de porcs et même Aimé, le narrateur et homme à tout faire de la propriété, à cinq de ses anciens clients chasseurs. Ceux-ci sont pressés d'hériter mais le notaire qu'ils attendent dans la propriété du défunt, ne viendra pas.

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  • Enceinte de son deuxième enfant, l'auteure confie sa rencontre avec son bébé qui grandit jour après jour dans son ventre qui s'arrondit, entrecoupant son récit d'anecdotes personnelles. Prix Roger-Nimier 2015.

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  • À cinq mois, Héloïse tombe amoureuse de Lawrence Calvagh, de quarante ans son aîné. À quatre ans, elle donnerait tous ses jouets pour obtenir de lui un baiser, un vrai. À douze ans, son coeur jaillit de sa poitrine et danse la valse lorsque Lawrence lui caresse la joue - ce qui fait baver de jalousie son cousin sourdement amoureux d'elle. À quatorze ans, elle est enfin au paradis - le studio que loue Lawrence en cachette.
    Tout cela risque fort d'écorner les bonnes moeurs. Mais Héloïse fait toujours ce qui est bon pour elle et peu importe les pots cassés. C'est une éternelle gamine foudroyée d'amour et parfaitement libre.

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  • Jules et César

    Emilie de Turckheim

    • Naive
    • 5 April 2013

    C'est l'histoire de deux jumeaux, prénommés Jules et César, qui s'entendent tellement bien, qu'ils ne se disputent jamais, au grand désespoir de leur maman, qui craint pour leur santé.

  • She is seven months old. She is bald. She is wearing red nail varnish. She is in love.



    This strange, uneasy love story follows Héloïse as she attempts to seduce the silver-tongued Doctor Lawrence Calvagh. A man forty years her senior, who may love her too. But Lawrence is not all he appears, and while Héloïse begins injuring herself so that he will stitch her back together, every other woman in her family also seems to be under his spell.



    Reaching from the elegant salons of Paris to the golden sands of Corsica, the mountains of Algeria to the art galleries of New York, this subversive novel examines love at its most shocking and violent. And in Héloïse, as baby, nymphet, teenage mother, celebrated photographer, and wife, we have a truly provocative heroine.

  • C'est l'histoire d'un petit garçon, prénommé Vercingétorix, qui refuse obstinément de quitter ses couches bien que ses parents aient rivalisé d'astuces pour le convaincre " d'aller au pot ".

    La maman de Vercingétorix décide de changer de stratégie : elle vante subitement les bienfaits des couches. Elle achète des couches lavable qui pourront durer 10 ans, remercie son fils de lui épargner le coûteux achat d'un pot, affirme que ça ne gratte pas autant qu'on le dit, explique que le pipi dans la couche, ça tient bien chaud l'hiver, etc.

    Vercingétorix, tout d'abord enchanté de ce revirement, se rend finalement compte que tous ces arguments ne tiennent pas la route.

  • Fantasmes, rêves et déchirures...
    Dans l'Amérique profonde, on rêve : Sharleen rêve, Lily rêve, Amy rêve, Abel rêve... Tous rêvent d'amour et de passion. Des rêves qui se transforment en une réalité glauque, pathétique et tragique. Un bouleversement constant, une sensibilité exacerbée. Le style haletant et électrique ne laisse pas de répit ; une intensité insoupçonnable, tandis que la profondeur de la réflexion et de l'intuition enlace une sensualité violente.

  • Takamori Saigo, le jouet préféré de Kim Ono, est introuvable ! Grand-père a bien une idée : et si le petit samouraï était parti au sommet du Mont Fuji !! Ni une ni deux, notre héros part sur les traces de Takamori Saigo. A travers l'épopée merveilleuse de Kim Ono, on sillonne le Japon, ses paysages, ses coutumes, ses personnages emblématiques.

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  • " Quand Mamie Antoinette vient chercher Noé à la sortie de l'école, elle le trouve en sanglots : " Pas de tétines à l'école! Interdit ! C'est la maitresse qui l'a dit !" Noé se roule sur le trottoir, tape du pied et se mouche dans la robe de Mamie Antoinette.
    Mamie Antoinette rouspète contre la maîtresse : " Les tétines interdites à l'école !?? Et puis quoi encore ! Quelle gazelle sans cornes ! Quelle coquille Saint-Jacques sans perle ! Quelle girafe sans cou, cette affreuse maîtresse d'école ! "(.) C'est alors qu'en pleine nuit, Mamie Antoinette bondit hors de son lit. Elle trottine dans les escaliers qui descendent à la cave. On entend des bruits de ciseaux, couic couic, des bruits de marteau, TONK TONK TONK, et d'étranges petits bruits de machine à coudre, ritikitikitikititi-ritikitikitikiti.
    A l'heure où le soleil se lève, Mamie Antoinette s'écrie : " J'ai fini ! " Avec 5 perles, deux plumes d'oiseau de Paradis, une fleur aux Quarante Couleurs et une rayure de zèbre, Mamie Antoinette a fabriqué une drôle de tétine. " Quand le petit Noé fait sa première rentrée à l'école, il apprend que le tétine y est interdite et qu'il doit désormais s'en passer. Scandalisée, sa grand-mère intervient et décide de lancer la mode de la tétine dans toute la ville. Pari réussi : tout le monde arbore désormais une tétine confectionnée par Mamie Antoinette, à commencer par la maîtresse d'école ainsi que les routiers, les commerçants, peut-être même le Président de la République. Bref la tétine commence à envahir l'espace vital de Noé qui finira par s'en séparer de lui-même.

  • Jacques Bosser revisite et explore L'histoire de la princesse qui aimait les insectes, conte japonais écrit à la fin du XIIe siècle, en s'inspirant des estampes érotiques japonaises, les « Shunga » de la période Edo. Ces images étaient produites par des artistes tels qu'Utamoro ou Hokusai.

    Dans une mise en scène mêlant kimonos, étoffes et insectes, le nu, le sexe féminin montré, caché, agit comme le glissement des portes coulissantes « Shyoji » de papier de riz.
    Les photos sont composées comme des tableaux ou le rapport aux surfaces colorées, les contrastes entre les étoffes et la peau, le fond et la forme, jouent sur le vide et le plein.

    Textes d'Emilie de Turckheim (écrivaine) et de Michel Field (journaliste, écrivain et animateur radio et de télévision).

  • Fabrice, Émilie, Marius et Noé forment une famille parisienne heureuse et confortablement logée dans le 6ème arrondissement, à proximité des jardins du Luxembourg mais aussi des tentes de migrants qui jalonnent les trottoirs?; cela les interpelle. «?On pourrait en héberger un, non?? Ils sont des milliers dehors.?» Ce cri des enfants libère une chambre et, par le biais du Samu social, la famille accueille Reza, un jeune afghan lancé malgré lui sur les routes depuis dix ans. Débute alors une cohabitation bienveillante et parfois cocasse, qui permet à deux cultures et cinq humains de s'apprivoiser. Un beau message de solidarité.

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  • " Poser. Verbe intransitif ; rester immobile dans l'attitude voulue par le peintre. Facile à dire, Petit Robert, mais montre-moi seulement où regarder. Le regarder lui, qui me regarde poser ? Me regarder moi, dans le reflet de ma peau, Narcisse accroupi sur mon front penché ? Fermer les yeux. Les poser ailleurs, loin de notre théâtre d'art en équilibre, sur les délicats coussinets de la chatte endormie. Les yeux du peintre, je le sais, seront sur moi, entière et évidée, visible jusqu'au scintillement vite de la paupière, la rougeur laissée sur la hanche par l'élastique de la petite culotte, le nombril sous-marin et respirant, une goutte, à peine une goutte en fait une luisance, entre les lèvres du sexe, brillantes d'excitation et de peur. " La Femme à modeler est la confession d'une femme qui pose : elle décrit la première fois qu'elle eut à se déshabiller devant un peintre.

  • A la fois roman noir, thriller, polar, voilà un roman intense où comme dans la vie, tout compte. Pas seulement la seconde du crime mais la mémoire, les jeux de l'enfance, les amours perdues, le café de l'université... tout ce qui a laissé une empreinte sur la peau. Ici, la littérature est créature et ce sont les mots au couteau qui fabriquent le noir, l'arme du crime et l'angoisse. Une écriture qui assomme la victime et resserre l'étau autour de l'assassin.

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