Bernard Colasse

  • Plus qu'un simple dictionnaire, cet ouvrage est une critique de la comptabilité des entreprises à travers ses mots. Ses quelque 200 entrées peuvent être classées en deux grandes catégories : 1) des mots techniques qui appartiennent classiquement au vocabulaire comptable (annexe, bilan, compte de résultat, comprehensive income, débit-crédit, GAAP, goodwill, IFRS, image fidèle, juste valeur, plan comptable général, politique comptable, etc.), c'est-à-dire les termes qu'utilisent couramment les professionnels de la comptabilité et que doivent apprendre les étudiants en comptabilité ; 2) des mots qui relèvent de ce que l'on pourrait appeler une technologie comptable (affaires, big, capitalisme, colonisation, délocalisation, éthique, genre, investisseurs, objectivité, profession comptable, risque, transparence, vérité comptable, etc.), c'est-à-dire d'un discours sur la comptabilité des entreprises considérée comme un phénomène total avec des dimensions certes techniques, mais aussi historiques, juridiques, économiques et politiques. Ce dictionnaire critique montre la grande importance sociale et les nombreuses limites d'une technique qui mesure le profit et qui, paradoxalement, est souvent considérée comme « sans qualités » : terne, neutre et inoffensive.

  • L'importance de l'entreprise dans les économies contemporaines explique l'intérêt que portent à sa « santé » financière ses divers partenaires (prêteurs, actionnaires-investisseurs, salariés, clients, fournisseurs, État.).
    Comment décrypter et interpréter les performances économiques et financières de l'entreprise ? Comment apprécier le risque de perte lié aux fluctuations de l'activité, à la structure des charges d'exploitation et à l'importance de l'endettement ? Comment juger de l'équilibre financier et anticiper les difficultés susceptibles de déboucher sur une défaillance ? Quels sont les outils modernes à la disposition de l'analyste ?

  • La vague des scandales financiers du début du siècle (Enron, WorldCom, Ahold, Parmalat...), l'adoption par l'Union européenne de normes comptables internationales controversées et la crise de 2008 ont mis la comptabilité des entreprises sous les feux de l'actualité et invitent le spécialiste et le profane à un retour sur sa "nature", c'est-à-dire sur ses fondements théoriques et pratiques, historiques, sociaux et organisationnels.
    C'est un tel retour que propose cet ouvrage. Il trace l'évolution historique de la comptabilité, examine son rôle et les conditions de son insertion dans le capitalisme contemporain, questionne sa pratique normalisée et, plus généralement, son aptitude à produire, en conjonction avec l'audit externe, une représentation "vraie" de l'entreprise et de ses performances. Il fait ainsi apparaître les multiples enjeux (politiques, économiques et sociaux) d'une technique qui mesure le profit et qui, paradoxalement, est généralement considérée comme neutre.

  • Beaucoup de présentations pédagogiques ou spécialisées de la comptabilité générale des entreprises se veulent délibérément et seulement techniques.
    Fondé sur une conception large de la discipline, cet ouvrage ne la considère pas exclusivement comme une technique de saisie, d'enregistrement et de traitement de l'information ; il l'examine également comme outil de modélisation et comme pratique sociale. il s'adresse aux étudiants de gestion, d'économie, d'administration économique et sociale, de droit qui, en licence ou en première année de master, commencent l'étude de la comptabilité.
    Il s'adresse aussi aux étudiants qui s'engagent dans la voie de l'expertise-comptable et préparent l'épreuve " 9. introduction à la comptabilité " du nouveau diplôme de comptabilité et de gestion (dcg). il s'adresse encore à tous ceux qui ont besoin d'une vision d'ensemble de l'instrument qui leur permette d'en apprécier futilité et les limites et, plus particulièrement, aux utilisateurs (gestionnaires, ingénieurs, analystes financiers, juristes, fiscalistes, économistes, statisticiens, journalistes financiers, membres de comités d'entreprise.
    ) des comptes annuels des entreprises et des groupes. il s'adresse enfin à tous ceux qui veulent saisir la signification du passage des normes nationales (pcg) aux normes internationales (ias / ifrs).

  • Cet ouvrage évoque en dix-sept chapitres les auteurs qui, à des titres et dans des contextes divers, ont participé à lémergence de la comptabilité moderne.
    Chacun de ces « grands » auteurs est situé dans son époque et sa contribution à la théorie, à la pratique ou à l´enseignement de la comptabilité est interprétée par référence au contexte culturel, économique et social de cette époque.
    Plus qu´une galerie de portraits d´auteurs, plus ou moins connus, cet ouvrage se veut un retour aux sources et l´esquisse d´une histoire de la pensée comptable qui va de l´illustre florentin Luca Pacioli jusqu´aux grands chercheurs contemporains, anglo-saxons.
    Les étudiants, les chercheurs et les praticiens y trouveront les origines de concepts et de méthodes encore souvent débattus. Peut-être seront-ils par exemple surpris d´apprendre, que dès la fin du XIXe siècle, le concept de « juste valeur » ou de valeur de marché avait, comme aujourd´hui, ses farouches détracteurs et ses fervents défenseurs.
    Comme souvent, ainsi que le lecteur le découvrira au fil des pages de cet ouvrage, l´histoire de la pensée peut éclairer et relativiser les débats du présent.

  • la vague des scandales financiers du début du siècle (enron, worldcom, ahold, parmalat...) et l'adoption par l'union européenne de normes comptables internationales controversées ont mis la comptabilité des entreprises sous les feux de l'actualité et invitent le spécialiste et le profane à un retour sur sa " nature ", c'est-à-dire sur ses fondements théoriques et pratiques, historiques, sociaux et organisationnels.
    c'est un tel retour que propose ce " repères ". il en trace l'évolution historique, examine son rôle et les conditions de son insertion dans le capitalisme contemporain, questionne sa pratique normalisée et, plus généralement, son aptitude à produire, en conjonction avec l'audit externe, une représentation " vraie " de l'entreprise et de ses performances. il fait ainsi apparaître les multiples enjeux (politiques, économiques et sociaux) d'une technique qui mesure le profit et qui, paradoxalement, est généralement considérée comme neutre.

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  • L'importance de l'entreprise dans les économies contemporaines explique l'intérêt que portent à sa « santé » financière ses divers partenaires économiques et sociaux (prêteurs, actionnaires-investisseurs, salariés, clients, fournisseurs, État...). Comment décrypter et interpréter les performances économiques et financières de l'entreprise ? Comment apprécier le risque de perte lié aux fluctuations de l'activité, à la structure des charges d'exploitation et à l'importance de l'endettement ? Comment juger de l'équilibre financier et anticiper les difficultés susceptibles de déboucher sur une défaillance ? Comment la digitalisation peut-elle impacter la profession de l'analyste financier ? Comment ce dernier intègre-t-il dans ses travaux les nouvelles dimensions de gouvernance des entreprises ainsi que les modèles d'affaires émergents ?
    Cet ouvrage s'emploie à répondre à ces questions, et à bien d'autres.

  • La normalisation de la comptabilité des entreprises est un phénomène particulièrement complexe qui a suscité de nombreux travaux de recherche.
    Ce recueil réunit des articles et des chapitres d'ouvrages publiés par des chercheurs francophones autour de la normalisation. Ces chercheurs ont en commun de considérer la normalisation comptable non pas d'un point de vue strictement technique mais d'un point de vue institutionnel, social et politique.
    L'ensemble des textes choisis couvre une période de vingt années, de 1998 à 2018, au cours de laquelle la normalisation comptable française s'est profondément transformée ; en même temps, la normalisation comptable internationale, avec ses IFRS, montait en puissance.
    Il est divisé en trois parties.
    Dans une première partie, sont présentés des articles qui traitent des organismes au sein desquels se fabrique la norme comptable.
    Dans une deuxième partie, sont présentés des articles consacrés au processus social d'élaboration des normes et au fonctionnement des organismes de normalisation.
    Dans une troisième partie, sont présentés des articles qui questionnent la fabrication de la norme comptable en termes de pouvoir, de légitimité et d'idéologie.

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