Rue de l'échiquier

  • Dans cet essai, Vandana Shiva se confronte au pouvoir des multinationales et des ultrariches.
    Elle dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique linéaire du club des milliardaires - Gates, Buffet, Zuckerberg et autres empereurs modernes - et leur contrôle total sur la finance, l'alimentation, l'énergie, l'information, la santé et même les relations.
    Se fondant sur des faits peu connus et explosifs, elle analyse en particulier comment la soidisant « philanthropie » est le moyen pour ces milliardaires de contourner les structures démocratiques, d'empêcher la diversité et d'imposer des idées totalitaires.
    Elle revendique au contraire droit à vivre, penser, respirer et manger librement, pour que l'humanité ne soit plus au service des 1 % les plus riches.

  • Se nourrir, n'est-ce pas la première nécessité de tout être vivant ?
    Contrairement aux végétaux, la lumière du soleil ne suffit pas aux mammifères que nous sommes pour nous maintenir en vie. Notre carburant, nous le tirons des plantes et des animaux. Mais qu'en est-il aujourd'hui de notre nourriture ? Que se passera-t-il quand le pétrole qui achemine nos denrées sera épuisé ? En Île-de-France, nous disposons d'à peine trois jours d'autonomie alimentaire ! Quant au contenu de nos assiettes, mieux vaudrait parfois n'en rien savoir, tant le cortège de pesticides, d'hormones et autres OGM nous empoisonne à petit feu.
    Cette situation est-elle sans issue ? Ou pouvons-nous agir pour inverser la tendance ? L'homme sait déployer des trésors d'imagination et d'inventivité pour faire face aux temps incertains. Des temps incertains qui sont aussi l'occasion de se relier. à l'essentiel. Ce livre donne les clés qui ouvrent les portes de l'autonomie alimentaire. Chacun d'entre nous peut retrouver le chemin de la terre, dans son propre jardin, mais aussi sur un balcon, une terrasse, dans un jardin partagé. Partout où l'espace est disponible. Des expériences en France et dans le monde entier, comme à Détroit ou à Cuba, prouvent que, même en ville, on peut cultiver et nourrir une grande partie de la population, et la nourrir sainement. Frédérique Basset démontre ainsi qu'il est possible de produire bio avec des méthodes douces pour la planète, sans effets secondaires pour l'environnement ni pour la santé humaine. Alors, à vos fourches citoyennes et citoyens !

  • Des vitrines vides et sombres, des façades aveugles, des stores métalliques baissés.
    Calais, Agen, Landerneau, Avignon, Lunéville...
    La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur.
    Les boutiques abandonnées ne constituent que le symptôme le plus flagrant d'un phénomène plus large : la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ?

    L'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifie les emplois de proximité. Mais les modes de vie sont fortement liés aux modes de déplacement. Au-delà de la dévitalisation urbaine, cet ouvrage observe les conséquences, sur le territoire, de la manière dont on se déplace.

  • Egoïstes et méprisants, riches et sans-gêne : "les Parisiens" , ou supposé tels, cristallisent une obsession française. Au temps du coronavirus, "les Parisiens" ont ainsi été accusés de propager l'épidémie et d'imposer au reste du pays des règles sanitaires qu'ils ne respectent pas. Mais qui sont ces "Parisiens" qui monopolisent l'attention ? Parle-t-on des "habitants de Paris" ou des "habitants de l'Ile-de-France" ? La confusion est significative.
    La conurbation francilienne et ses 12 millions d'habitants n'a aucun équivalent en France ni en Europe. Sa population est la première à subir les conséquences de l'hyperdensité, dont les prix élevés de l'immobilier et la galère des transports ne sont que les plus tangibles. Sondage après sondage, une majorité de Franciliens affirment qu'ils partiraient ailleurs s'ils le pouvaient. Pour le dire simplement, il y a trop de monde en région parisienne.
    Pendant ce temps, des villes moyennes se dévitalisent, des petites villes perdent des habitants, des villages se transforment en dortoirs. Malgré ces constats, l'Etat continue de piloter le "Grand Paris" , destiné, selon les éléments de langage bien rodés, à renforcer "l'attractivité" de la "métropole-monde" . Le rééquilibrage du pays et l'amélioration de la qualité de vie en Ile-de-France étaient déjà indispensables avant 2020.
    Alors que la crise sanitaire a mis en lumière le mal-être des "Parisiens" , la réorganisation territoriale est devenue impérieuse. Elle ne repose pas seulement sur le télétravail des cadres, mais sur des choix publics en faveur de villes et de villages qui ne demandent que cela.

  • Dans un contexte de surconsommation des ressources et d'explosion de la quantité de déchets, le recyclage apparaît comme la panacée face à l'hérésie de la mise en décharge ou de l'incinération. Mais il est aussi un leurre. Nous pourrions continuer à consommer «comme si de rien n'était», en faisant juste l'effort de trier. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Eh bien, sans doute parce que le recyclage constitue d'abord et avant tout une activité industrielle rentable ! Des entreprises ont bâti leur empire sur le jetable et prospèrent grâce à un modèle de distribution fondé sur l'emballage recyclable.
    Observatrice privilégiée de la gestion des déchets en tant que directrice de Zero Waste France, Flore Berlingen décrypte les mythes et promesses de cette économie faussement circulaire.

  • Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation. Commerce d'animaux sauvages, domestication, expériences menées sur des animaux, captivité forcée, chasse et pêche... C'est cette liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme qu'établit l'auteur dans une première partie.Mais il n'en reste pas là : il démontre ensuite à quel point ce carnage est une tragédie pour l'espèce humaine puisqu'elle provoque la destruction des écosystèmes, nie la sensibilité des animaux (désormais avérée scientifiquement) et se révèle être une supercherie de l'industrie agro-alimentaire. Enfin, il dessine un plan d'action pour en finir avec l'anthropocentrisme et propose des méthodes pour mener cette lutte.

    Jean-Marc Gancille est le co-fondateur de Darwin à Bordeaux, le plus grand tiers-lieu français dédié aux initiatives locales de transition. Convaincu de l'urgence d'accélérer la résilience des territoires, il poursuit son engagement écologique et social dans « La Suite du Monde » afin d'expérimenter concrètement des projets d'autonomie inspirés du communalisme. Installé à La Réunion, il se consacre désormais à la protection de la faune sauvage dans différentes régions du monde.

  • " "L'ESPECE HUMAINE TUE CONSCIEMMENT, VOLONTAIREMENT, CHAQUE MINUTE DANS LE MONDE, PLUS DE 2 MILLIONS D'ANIMAUX. AUTREMENT DIT, ELLE MASSACRE EN UNE SEMAINE 50 FOIS PLUS D'ANIMAUX QUE L'ENSEMBLE DES VICTIMES HUMAINES DE TOUTES LES GUERRES DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE". Dans ce nouvel essai, Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation, et ce dès avant la naissance de l'agriculture.
    Sacrifices religieux, collections et commerce d'animaux sauvages, domestication, utilisation des animaux à des fi ns militaires ou pour des expériences de laboratoires, captivité forcée dans les zoos et aquariums, chasse et pêche récréatives, élevage intensif ou surpêche... On n'en finit pas d'établir la liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme. L'auteur n'en reste pas à ce triste bilan. Il démontre que ce carnage n'est pas seulement un éternel enfer pour les animaux mais aussi une tragédie pour l'espèce humaine en raison de la destruction des écosystèmes, une négation immorale de la sensibilité des animaux et une supercherie de l'industrie agroalimentaire, qui entretient auprès du public l'idée selon laquelle il serait nécessaire de consommer des protéines animales.
    Enfin, il dessine une voie d'action pour "en finir avec l'anthropocentrisme" sur le plan juridique, alimentaire, agricole... et décrit les méthodes pour mener cette lutte. Préface de Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society"

  • L'urgence écologique interpelle à la fois la société de consommation et la démocratie libérale. Les responsables politiques, y compris les libéraux, expliquent désormais qu'ils doivent « reprendre la main sur l'économie » et « changer de logiciel ». Or ils ne pourront y parvenir que s'ils disposent de leur propre cadre de pensée, affranchi des notions de PIB, de croissance et de pouvoir d'achat.
    C'est ce cadre conceptuel que Jean Haëntjens nous propose avec « l'économie des satisfactions ».
    Comment fonctionne cette économie ? Quelles sont ses lois ? Comment pourrait-elle renouveler la réflexion politique et économique ?
    Au-delà de son apport théorique, cet essai propose aussi une méthode politique pour faire advenir une société compatible avec les limites de la planète.

  • Fondée en 1873 à Amsterdam, Heineken est un fleuron de l'industrie néerlandaise et un symbole de la mondialisation triomphante au même titre que Coca-Cola. Présente dans 170 pays, l'entreprise a fait de son implantation en Afrique, « le continent de demain », un objectif prioritaire.
    Au terme d'une enquête de trois années, qui l'a conduit à mener plus de trois cents entretiens dans onze pays africains et a consulté des centaines de documents émis par l'entreprise elle-même, Olivier van Beemen met en évidence les pratiques d'une multinationale dans une partie du monde où les États sont souvent défaillants : collaboration avec des dictateurs, voire des criminels de guerre, évasion fiscale, corruption des élites, etc.
    Il raconte avec précision les mécanismes qui permettent à Heineken de réaliser une marge financière de 50 % supérieure à la moyenne mondiale sur ce marché, tout en prétendant participer du développement économique du continent africain. Heineken a ainsi réussi à imposer son propre récit :
    Celle d'une pionnière qui, malgré les obstacles liés au manque d'infrastruc- tures, de pouvoir régalien et d'éducation, aurait su oublier ses intérêts pour rafraîchir de sa production une population reconnaissante.
    Heineken serait « bon pour l'Afrique ». Or c'est le contraire : l'absence de réglementation en matière de marketing ou de santé a constitué un avantage dont la firme a tiré le meilleur profit. En fin de compte, le nombre d'emplois créés ne compense pas la destruction du secteur brassicole traditionnel, et Heineken ne tient jamais compte des dommages causés par l'abus d'alcool aux économies et aux sociétés dans lesquelles elle opère. Les révélations du livre ont conduit l'Assemblée nationale néerlandaise et le Parlement européen à se saisir du sujet.

  • Le premier essai qui pose la question du rôle et de l'influence des GAFA dans la Cité.

    La fabrique et la gestion des villes sont aujourd'hui confrontées, comme de nombreuses autres activités, au remplacement de décisions humaines par des décisions algorithmiques. Le problème, concernant la cité, est que la substitution n'est pas seulement technique et professionnelle : elle est aussi politique. Elle ne touche pas que les métiers et les emplois ; elle affecte la capacité des responsables locaux et des citoyens à penser et à porter des projets de société.

    Une confrontation majeure est donc engagée entre la cité politique, matrice historique des démocraties occidentales, et la ville-service numérisée proposée par les géants de l'économie numérique que sont Google, Apple, Facebook, Amazon, Uber et les milliers de start-up qui gravitent autour de ces entreprises. Celles-ci ont un objectif commun : prendre des positions dominantes sur les marchés urbains (logement, transports, services municipaux) qui constituent plus du tiers des dépenses des ménages.

    Si notre société a pris conscience de l'influence croissante des acteurs de l'économie numérique sur ses choix, elle hésite entre la fascination devant les promesses d'un « salut par la technologie » et la peur d'un monde placé sous surveillance généralisée. En prenant l'exemple des villes et de la démocratie locale, Jean Haëntjens nous explique que l'avenir n'est pas à espérer ou à redouter, mais à conquérir.

  • « Total » : c'est ainsi qu'ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s'affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le gaz, l'énergie solaire, la produc- tion électrique et l'industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d'une histoire chargée, couverte par l'état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d'actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participa- tion à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l'accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d'actifs dans des États complaisants, par l'externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé.
    Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d'une poignée de multinationales qui font aujourd'hui la loi.
    Se pencher sur l'histoire de Total et de ses composantes généalogiques, c'est montrer comment l'état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l'Afrique à des fins d'exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d'interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d'asservir des populations ou de régir des processus de consultation.
    Chacun de ces verbes fait l'objet d'un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d'actions sidérantes que l'ordre politique actuel ou récent a permis à des multinationales de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.
    En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.

  • Avec l'élection de Donald Trump, le monde découvre avec stupéfaction le phénomène de post-vérité, ou « vérité alternative ».
    Or les « fake news » ne sont que l'arbre qui cache la forêt. On peut en effet parler de « routinisation de la malhonnêteté ». Car, ainsi que le prouve dans son livre le psychologue et économiste comportemental Dan Ariely, on ment à tout le monde, à commencer par soi-même.
    En s'appuyant sur des expériences convaincantes ayant impliqué 50 000 individus, il nous éclaire sur les mécanismes fondamentaux qui nous conduisent à nous arranger en permanence avec la réalité.
    La plupart d'entre nous se considèrent honnêtes, mais en réalité, nous trichons tous. Depuis la salle de classe jusqu'à son lieu de travail, dans le monde politique comme dans le champ économique, personne n'est indemne : du pieux mensonge pour s'éviter une discussion houleuse avec son conjoint aux notes de frais gonflées...
    Dan Ariely démontre qu'il est plus facile de mentir sur certains sujets que sur d'autres, que le fait d'être démasqué compte finalement assez peu face à la possibilité de tirer le meilleur parti d'une situation, que le fonctionnement des entreprises favorise les comportements non éthiques. Tout cela nous affecte, quel que soit le degré d'exigence éthique que l'on se fixe, car la malhonnêteté est contagieuse :
    En devenant insensibles aux petits mensonges et en les multipliant, nous contribuons tous à l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons.

  • Depuis quelques années, les fonds de pension et l'industrie agroalimentaire des pays riches se sont lancés dans une véritable ruée sur la terre, négociant l'achat ou la location de millions d'hectares de terres arables en Afrique et en Amérique du Sud.
    Après la grave crise alimentaire de 2008, certaines nations arabes et asiatiques, ne disposant pas de surfaces agricoles suffisantes pour nourrir leurs populations, se sont tournées vers l'acquisition de terres à l'étranger - tout comme de nombreuses multinationales, qui cherchent à augmenter leur production d'agrocarburants dans une période où l'énergie soi-disant « verte » est en pleine essor.
    Entre autres conséquences : les ressources locales sont souvent exploitées de façon excessive et les relations entre les investisseurs et les gouvernements locaux entachées de faits de corruption.

  • Qu'y a-t-il derrière une chemise achetée chez Zara, une paire de baskets dégotée chez Kiabi ou un survêtement soldé chez Decathlon ?
    Pendant plusieurs années, Majdouline Sbai a mené l'enquête sur la « fast fashion » et ses impacts sociaux et environnementaux.
    Car l'histoire de l'industrie de la mode résume de façon caricaturale la mondialisation de l'économie. À force de produire toujours plus, toujours plus vite, elle est devenue la deuxième industrie la plus polluante du monde. En vingt ans, les Français ont ainsi doublé leur consommation de vêtements. 30 % de leurs achats ne seront pourtant jamais portés, et ce sont 600 000 tonnes de textile qui sont jetées chaque année.

    Du côté de pays à bas coût de main-d'oeuvre, où les enseignes textiles sont désormais établies, le tableau touche parfois au cauchemar. L'effondrement du Rana Plaza, qui a provoqué en 2013 la mort de 1 200 personnes au Bangladesh, a mis en lumière les conditions de travail sordides réservées à nos « esclaves énergétiques ».
    Paradoxalement, si Paris est toujours considérée comme la capitale mondiale de la mode, 70 % de la production vendue en France est issue d'Asie du Sud-Est. La filière textile française a subi de plein fouet les restructurations du secteur ces dernières décennies, conduisant à la destruction de plus de 80 % des emplois sur le territoire.
    Elle-même amatrice de jolis vêtements, Majdouline Sbai ne s'est pas arrêtée à ce tableau très sombre. Elle présente également les initiatives portées par des créateurs, des ONG, mais aussi des industriels, pour rendre la mode plus responsable.
    Enfin, l'auteure recense et décrit les bonnes pratiques au quotidien...
    Pour ne plus jamais être une victime de la mode.

  • Paradis sous terre est un livre coup de poing : il met en pièces une imagerie entretenue de longue date par le Canada et ses représentants officiels - à savoir un pays où la nature est reine, où les considérations environnementalistes l'emportent sur toutes les autres, où les principes les plus vertueux guident ses dirigeants, où les bûcherons en chemises à carreaux côtoient aimablement les nouveaux immigrés. Et où les lois sont respectées par tous avec un bon sens citoyen quasiment acquis.
    Or le Canada - à l'image de ce que peut être la Suisse pour l'industrie bancaire et la finance internationale - est devenu un havre réglementaire et judiciaire pour une industrie fort controversée, l'industrie minière. En 6 chapitres d'une redoutable efficacité, s'appuyant sur un remarquable travail d'investigation, Alain Deneault et William Sacher démontent le mythe en dévoilant comment les politiques avantageuses canadiennes ne font pas seulement la fortune des sociétés nationales, mais amènent les firmes d'autres pays du Nord à s'enregistrer au Canada pour profiter des complaisances du régime. Avec dans les pays du Sud, de l'autre côté du miroir aux alouettes que constitue la Bourse de Toronto, un pillage massif des ressources, des expropriations violentes voire meurtrières de populations entières, la pollution durable de vastes territoires, les manoeuvres d'intimidation à l'encontre des opposants, les pertes sèches dans les trésors publics des pays concernés, les faits de corruption avérés.

  • La priorité accordée aujourd'hui au climat par les États, les ONG, les médias, est-elle justifiée ? Sa place dans les politiques environnementales n'est-elle pas excessive ? Soulever cette simple question apparaît, en soi, iconoclaste, dégage un parfum de scandale et s'apparente à une démarche politiquement incorrecte, tant il semble communément admis que « la lutte contre le réchauffement climatique » constitue la mère de toutes les batailles environnementales. Entendons-nous bien :



    Des milliers d'études scientifiques ont mis en évidence un phénomène de changement climatique. Toutefois, cette question a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu'elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire.
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    Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n'apparaît pas plus important que la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols.



    Guillaume Sainteny le démontre en comparant, par exemple, le nombre de décès prématurés dus à ces phénomènes, leurs coûts économiques ou encore la hiérarchie des constats et recommandations des grandes organisations internationales.

  • Animal porn ; manifeste (radical) pour en finir avec la souffrance animale Nouv.

    Dans cet essai à la logique implacable, voire jusqu'auboutiste, Sabir Kadel interroge nos incohérences face à la souffrance animale. Selon lui, nous ferions en permanence preuve de dissonance cognitive en discriminant « entre les animaux qui méritent de finir dans nos assiettes et ceux qui méritent qu'on dépense des centaines d'euros en soins par mois pour eux ».
    Une par une, il bat en brèche toutes les raisons qui nous conduisent à accepter la consommation de viande, en resituant le débat sur le plan de la morale : « quoi en effet de plus monstrueux que d'enlever la vie à un animal qui ne nous a rien fait, dont l'existence ne met pas en péril la nôtre, uniquement car l'on veut goûter à sa chair ? »

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