Que Sais-je ?

  • Par « théories du complot », on désigne des explications, parfois naïves, qui s'opposent aux thèses officiellement soutenues et qui mettent en scène un groupe ou plusieurs groupes agissant en secret pour réaliser un projet de domination ou d'exploitation. Les conspirateurs imaginés sont accusés d'être à l'origine de tous nos maux.
    Le moteur de ces raisonnements ? L'insatisfaction. C'est de cette insatisfaction porteuse de suspicion que dérive le discours complotiste contemporain, qui met l'accent sur le doute : « On a le droit de se poser des questions ! » Pierre-André Taguieff fait ici l'hypothèse que le complotisme répond à une demande de sens et de cohérence : pour ses zélateurs, l'ennemi invisible et diabolique explique tous les malheurs des hommes et, en même temps, réenchante le monde, même si c'est pour le peupler de démons. Comment, dès lors, dissiper de telles illusions, qui fonctionnent comme de véritables nourritures psychiques ?

  • Souvent confondu avec la démagogie, le populisme n'a pas bonne presse. De fait, si le mot renvoie à l'origine à un mouvement politico-social russe de la seconde moitié du XIX siècle, qui s'était donné pour objectif de soulever la paysannerie contre le pouvoir tsariste, il désigne aujourd'hui, dans le débat, les discours et les doctrines qui en appellent au « peuple » comme s'il était un corps politique indifférencié. Le populiste, c'est celui qui flatte les masses dans ses aspirations les moins louables.
    Or, les crises multiples que traversent nos démocraties libérales (crises économiques, mondialisation, crises migratoires, crise de la représentation) réactivent un spectre qu'on a cru disparu avec les idéologies du XX siècle. Le populisme est-il une dérive inévitable de la démocratie ? En quoi n'est-il justement pas le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ? Quel en est le moteur ?
    Pascal Perrineau tente de circonscrire un concept flou, fait le point sur les études les plus récentes et montre quelles sont les formes nouvelles du populisme à l'heure des réseaux sociaux et des fake news .

  • 1821. Baudelaire naît le 9 avril ; Flaubert, le 12 décembre. Trente-six ans plus tard, en 1857, la diffusion des Fleurs du Mal est interdite ; Madame Bovary , acquittée.
    Victoire du roman sur la poésie ? Poète maudit, Baudelaire le fut par excellence. De lui, on garde l'image du dandy excentrique, amateur de prostituées et de haschich.
    Un Baudelaire bohème crachant sur la modernité, pourtant lui-même éminemment moderne.
    Dans cet abécédaire, Carlo Ossola se propose d'aller y voir de plus près. D'« Abîme » à « Voyage » en passant par « Blasphème », « Horreur », « Paradis » et « Volupté », il nous montre un auteur complexe et tourmenté, assoiffé d'éternité. Un Baudelaire mystique, lecteur de Pascal, De Maistre et Poe. N'était-il pas celui qui, hanté par l'Apocalypse, a cherché à parler du divin sous un ciel vide de Dieu, un « ciel muet et ténébreux » ?
    Au milieu de visions et de délires, de tout ce qui peut délivrer de la solitude, il a regardé en face la mort et la décomposition non pour s'y complaire, mais en alchimiste : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or »...

  • Par le terme « Anthropocène », on désigne la nouvelle époque géologique dans laquelle nous sommes récemment entrés et qui se caractérise par la pression sans précédent que les humains font peser sur l'écosystème terrestre. Ses racines profondes ? L'entrelacement étroit, depuis la plus lointaine Préhistoire, de la trajectoire de la nature et de celle des sociétés humaines.

    Après avoir fait la généalogie du concept et évoqué les polémiques que suscite son adoption, Michel Magny examine les différentes manifestations de la crise écologique dont l'Anthropocène est aujourd'hui le nom : réchauffement climatique, chute de la biodiversité, pollution des écosystèmes, anthropisation des espaces terrestres et pression démographique.

    Et de s'interroger plus largement : l'Anthropocène ne nous donnerait-il pas à penser, avec la crise écologique, celle des sociétés humaines, c'est-à-dire le rôle de notre espèce et les imaginaires qui fondent notre manière de faire société et d'habiter le monde ?

  • De l'équerre au compas.
    Depuis son apparition, il y a plus de trois siècles, la franc-maçonnerie a toujours été un mouvement protéiforme, aux obédiences multiples. Les différentes loges reflètent ces courants. Toutes ne suivent pas le même rite et chacune est porteuse de son propre système de valeurs.
    Ce livre, complémentaire au Livre de la franc-maçonnerie (2019) paru dans la même collection, décrit les principales loges françaises. Quelle est la plus ancienne ? Laquelle accueille des soeurs ? Laquelle est mixte ? Quel rite la Grande Loge de France suitelle ?
    Un guide qui vous fera entrer dans des lieux habituellement fermés au grand public...

  • La Commune de 1871 Nouv.

    La Commune, objet « chaud », a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l'événement, celle de la révolte sauvage des « barbares et bandits ». Elle a aussi eu sa légende rouge : toutes les révolutions et les insurrections socialistes du XXe siècle se sont dites filles de l'insurrection parisienne de 1871.

    Cette légende a pu se révéler redoutablement déformante mais, à présent, une histoire apaisée de la Commune de Paris est devenue possible. Replacé dans l'ensemble plus large d'une France provinciale, l'événement - ces soixante-treize journées de la révolution parisienne achevée dans une répression sanglante - n'en devient pas pour autant un objet froid.

  • L'Ancien Régime n'a pas existé. Ou du moins n'a-t-il existé qu'après coup, aux yeux des Constituants de 1790 qui l'ont nommé et qui, par là, entendaient répudier d'anciens principes, à leurs yeux imposés depuis des siècles à des ancêtres abusés et opprimés, pour fonder un "nouveau régime" , nécessairement marqué du sceau du progrès et des Lumières. Ce qu'ils avaient à l'esprit pourtant, c'étaient surtout les vicissitudes du gouvernement après la guerre de Sept Ans et la guerre américaine, les récriminations des parlements, les débats sur la liberté du commerce et l'échec des réformes fiscales.
    En réalité, et sans qu'il soit besoin de remonter au Moyen Age, la monarchie de Louis XVI a peu à voir avec celle de Louis XII. Entre les deux, trois siècles de bouleversements, qui voit le régime évoluer lentement de la féodalité à l'absolutisme. Yves-Marie Bercé revient sur la nature exacte d'un gouvernement trop vite voué aux gémonies et, en dépassant le court terme de la rupture révolutionnaire, nous replonge dans la France des rois - ses traditions, ses rites, son système de valeurs.

  • La méditation fait, depuis quelques années, une entrée remarquée en Occident. Son succès grandissant interroge. Faut-il n'y voir qu'une réponse au stress causé par nos sociétés contemporaines ? En revenant aux sources de cette pratique, en particulier aux textes du Bouddha, des moines du nord de la Thaïlande, des maîtres chinois ou japonais ou encore aux écrits des grandes universités monastiques du Tibet, Fabrice Midal nous invite à comprendre la richesse de la pratique méditative.
    Il explore aussi ses liens avec les différentes spiritualités. Il interroge surtout l'intérêt que lui portent la psychologie, la philosophie, les arts ou encore les neurosciences. Il montre enfin en quoi, parce qu'elle incarne une autre entente de l'être humain, la méditation est une réponse à la crise des temps modernes.

  • De quoi le " bonapartisme " est-il le nom ? A force d'en parler, on en oublierait presque celui qui lui a donné son nom. Et pourquoi pas plutôt " napoléonisme " ? Les célébrations du bicentenaire de la mort de Napoléon sont en tout cas l'occasion de revenir sur la véritable doctrine politique de l'Empereur. Institutions, fonctionnement de l'Etat, organisation de la société... Arthur Chevallier brosse pour nous le tableau d'une période fondatrice de la France contemporaine.
    A partir d'une analyse inédite de l'Empire, c'est d'un siècle entre chaos et fracas politiques qu'il retrace la fresque idéologique. Si le bonapartisme passe aujourd'hui pour une doctrine de droite parce qu'il est dans la continuité de l'expansionnisme français dont les lointaines origines remontent à Louis XII, il s'inscrivait au départ dans le sillage des politiques menées par les gouvernements les plus à gauche : ce sont les nostalgiques de la Révolution française qui, à partir des années 1820, ont invoqué la mémoire de Napoléon pour restaurer les idéaux de 1789.
    Un essai revigorant qui montre que, pour autoritaire qu'il ait été, Napoléon n'en a pas moins été le fondateur de ce qu'on appelle aujourd'hui l'Etat de droit..

  • En 1907, Maria Montessori, l'une des premières femmes médecins d'Italie, ouvre une école d'un nouveau genre au service d'une vision inédite de l'enfant, envisagé comme une personne libre et épanouie, qui apprend spontanément. Sa méthode ? Une pédagogie qui respecte ce qu'est l'enfant, les étapes de son développement, ses exigences, ses besoins. Ce projet d'une éducation nouvelle, qui s'inscrit dans la promotion de la paix universelle et du progrès, repose sur trois piliers : une posture particulière de l'éducateur, un environnement préparé et un matériel pédagogique spécifique.
    Mais bien plus qu'une méthode, la pédagogie Montessori est un état d'esprit, qui ne se limite pas à une tranche d'âge ni à l'école, et dont les principes sont maintenant confirmés par des recherches en neurosciences et en psychologie du développement.

  • Eckhart de Hochheim est sans aucun doute l'un des auteurs du Moyen Âge le plus lu, essentiellement pour ses sermons allemands. Le Maître séduit, fascine, enthousiasme.
    Parce qu'il a subi un procès pour hérésie, on fait facilement de lui le chantre d'une spiritualité universelle, incomprise d'un magistère aux vues étroites et bornées ; un guide spirituel, libéré des dogmes sclérosants et affranchi du langage de l'Université.
    De fait, premier dominicain à prêcher en langue vernaculaire, Eckhart invente un langage et des mots, use de métaphores et d'images afin de transmettre au public peu averti qui était le sien - notamment les béguines - une pensée précédemment déployée dans le latin scolastique. Malgré tout, sommes-nous encore vraiment capables, nous modernes, de pénétrer ainsi cette oeuvre dense, difficile, exigeante ?
    Peut-être si, aujourd'hui comme hier, on admet une présence en nous qui, sans cesse recouverte par nos penchants et nos faiblesses, nous rappelle que l'absolu n'a pas déserté la création. Une présence que Maître Eckhart appelle Dieu.

  • Dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, dyscalculiques... Les enfants dys souffrent de troubles cognitifs spécifiques qui, parce qu'ils apparaissent au cours de leur développement, ralentissent ou compromettent leur acquisition des savoirs fondamentaux. Leur vie scolaire en pâtit, et s'ils ne sont pas pris en charge, ils en subissent les conséquences à l'âge adulte, dans leur vie professionnelle et sociale. En France, 6 à 8 % des élèves d'une classe d'âge seraient concernés.
    Comment dépister et traiter ces troubles ? Comment accompagner au mieux les enfants dys ?
    Gabriel et Marie Wahl proposent des pistes et, à l'appui d'exemples concrets et d'une solide expérience de terrain, montrent que les troubles dys ne sont pas une fatalité.

  • La sylvothérapie Nouv.

    Des arbres qui guérissent ? À première vue, la sylvothérapie semble une énième manifestation de notre recherche désespérée du bonheur, une vogue de développement personnel, voire carrément un charlatanisme. Et pourtant...
    Le lien qui unit les hommes à la forêt est ancestral, et le rapport entre santé et environnement n'est plus contestable. Récemment, c'est donc à travers la diffusion de pratiques venues du Japon (Shinrin-yoku) que le concept de « sylvothérapie » a fait son apparition dans l'espace médiatique et social.
    Alix Cosquer revient sur cette « thérapie forestière » qui recouvre une diversité de recherches et de pratiques promouvant l'immersion des personnes dans un espace forestier, et plus largement dans l'espace naturel. De la simple promenade au « bain de forêt », elle fait le point sur ce qui est prouvé et sur ce qui ne l'est pas encore, et propose de voir dans cet engouement une piste possible pour repenser notre relation au vivant.

  • Jean-François Dunyach retrace l'histoire générale de l'ensemble de l'île de Grande-Bretagne, de sa formation géologique jusqu'au Brexit de 2020 et la rupture effective d'avec l'Union européenne. Embrassant un vaste panorama, il retient les dates et les événements les plus communément admis pour en donner un tableau le plus accessible possible. A la lumière de l'actualité, l'accent est évidemment mis sur la dimension européenne de cette histoire, afin d'offrir une mise en perspective et une meilleure compréhension des enjeux contemporains.
    Mais par-delà, la question se pose : comment une quasi-presqu'île de l'Europe est-elle un jour devenue le plus vaste empire de l'histoire, dont le Commonwealth est aujourd'hui l'héritage ?

  • La thérapie d'acceptation et d'engagement Nouv.

    Psychothérapie développée par Steven C. Hayes dans les années 1980 et fondée sur la méthode scientifique, la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT pour acceptance and commitment therapy) puise ses sources dans le comportementalisme et les pratiques méditatives d'origine bouddhiste. Elle appartient en effet à la troisième vague des thérapies comportementales et cognitives (TCC) et recourt à de nombreux exercices, dont la méditation de pleine conscience (mindfulness).
    Son principe ? Embrasser l'inconfort d'exister au lieu de s'épuiser à échapper à sa propre expérience, et donc dégager l'énergie qui permettra de révéler ce qui compte réellement pour soi. Changement total de paradigme : la disparition de la souffrance n'est plus l'enjeu immédiat de la psychothérapie. Une fois admise la douleur psychologique comme inhérente à la condition humaine, il devient possible de s'affranchir de la lutte contre-productive pour le confort à tout prix, et ainsi de s'engager dans des actions plus enrichissantes pour l'existence.
    Des centaines d'études ont montré que l'ACT est efficace sur toutes les catégories de troubles psychologiques.

  • La résilience Nouv.

    Le mot "résilience" rencontre aujourd'hui un succès considérable. Pourtant, si elle constitue pour certains un véritable tournant dans la façon de considérer la psychopathologie, la résilience n'est pour d'autres qu'un habillage neuf pour désigner divers processus connus depuis longtemps : ceux qui permettent de résister à un traumatisme ou de se reconstruire après lui. Serge Tisseron analyse les raisons de l'attrait que la résilience suscite.
    Il expose son histoire, d'abord américaine, et pointe les divergences autour de ses définitions et de ses usages. Tantôt processus et tantôt trait de personnalité, sorte d'immunologie psychique ou méthode de prévention, la résilience connaît en effet de multiples déclinaisons et recouvre des conceptions variées, voire opposées.

  • En France, il a fallu attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue. De 1954 à 1962, l'euphémisme « opérations de maintien de l'ordre » permettait de ne pas reconnaître le statut de belligérants à ceux que l'État considérait comme des « rebelles », des « terroristes »...
    Dans une perspective centrée sur la France, et en partant de la chronologie des faits, Guy Pervillé retrace l'histoire d'une décolonisation douloureuse. Plus de quarante ans après les accords d'Évian, il interroge nos difficultés à normaliser les rapports francoalgériens.

  • Nous le constatons tous : un débat sur le nucléaire tourne très souvent à l'échange entre spécialistes ou bien à la controverse, souvent peu étayée, entre tenants et opposants. Dix ans après Fukushima, le moment est venu de donner des clefs de lecture, objectives et accessibles, d'un sujet complexe et polémique.
    Après un historique de la saga scientifique de la radioactivité pendant la première moitié du XX siècle et de ses développements industriels, Cédric Lewandowski offre un panorama de l'énergie nucléaire dans le monde en 2021. Coût du nucléaire, accidents majeurs et enseignements qui en ont été tirés, sûreté des centrales, démantèlement des installations, déchets... Autant d'aspects essentiels ici abordés pour mieux appréhender le nucléaire aujourd'hui.
    Quels sont les atouts de cette énergie dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique ? Quel rôle joue-t-elle dans la souveraineté nationale ?
    Abordant aussi la question de l'acceptabilité par les citoyens, cette synthèse dresse les perspectives d'innovation attendues pour le nucléaire de demain.

  • Paul Ricoeur Nouv.

    Paul Ricoeur

    Jean Grondin

    Ceux qui ont eu le privilège d'être ses contemporains et de suivre l'évolution de son oeuvre étaient habitués à voir un gros livre de Ricoeur paraître tous les cinq ou six ans. Ce livre revenait sur des sujets familiers de ses lecteurs, comme la volonté, l'agir ou l'identité, la question du temps, de l'histoire, de l'interprétation, le langage, le texte ou le récit, mais les abordait à partir d'angles et de références chaque fois nouveaux.
    L'oeuvre est maintenant achevée, lue dans le monde entier. Elle exerce une profonde influence sur les sciences humaines. Pour introduire à cette oeuvre complexe, Jean Grondin suit le fil rouge de l'herméneutique. Il donne ainsi à comprendre la richesse de la pensée de l'un des plus importants philosophes du XXe siècle. Il offre aussi un portrait sensible de celui qui a proposé une philosophie de l'homme agissant et souffrant.

  • Au lendemain de la Grande Guerre, toute la société fut saisie d'un formidable élan culturel, foisonnement de modernité et d'aspirations progressistes : les Années folles.
    Un nom d'époque (ou « chrononyme ») qui charrie un imaginaire joyeux teinté d'audace et d'exubérance, sur lequel plane cependant l'ombre des crises des années 1930.
    Avant-gardes artistiques, culture de masse... Autant de phénomènes que Myriam Juan propose d'explorer, dans une perspective nuancée résolument tournée vers l'histoire culturelle. Car à ce mouvement s'opposèrent de fortes résistances, et les Années folles ne désignent qu'une partie de la réalité des années 1920. Faut-il pour autant n'en retenir qu'une image superficielle ou déformée ?
    Cent ans après, l'occasion est toute trouvée de se replonger dans le monde de Gatsby, de Joséphine Baker, du charleston, de Modigliani et de Soutine...

  • Toutes les médecines traditionnelles savent que les plantes ont des vertus thérapeutiques. Quoique enseignée dans les facultés de pharmacie et faisant donc partie intégrante du savoir médical en France, la phytothérapie est pourtant contestée :
    Son efficacité ne serait pas scientifiquement prouvée. C'est faire fi d'une masse impressionnante de travaux scientifiques qui ont formellement établi les propriétés des plantes et de leurs composants.
    À l'heure où il apparaît indispensable - pour des raisons de santé autant que pour des raisons écologiques - de recourir à des méthodes biologiques et durables, les plantes médicinales et la richesse biologique qu'elles recèlent suscitent un intérêt renouvelé.
    C'est dire si la phytothérapie, et son développement sous la forme de l'aromathérapie, n'a pas vocation à rester dans le territoire de la médecine complémentaire, où l'industrie pharmaceutique, pour des raisons économiques évidentes, s'emploie régulièrement à la cantonner.

  • Le Nouveau Testament a durablement influencé la culture occidentale, et l'imprègne encore aujourd'hui. Des Évangiles à l'Apocalypse, ces textes, rédigés entre 50 et 130 et rassemblés au fil du temps pour constituer le canon, sont de nature diverse.
    En suivant la chronologie de leur rédaction, Régis Burnet présente le contenu des différents livres qui composent le Nouveau Testament, les replace dans le contexte historique de l'Église naissante, expose leurs orientations théologiques. Il retrace également les étapes de l'élaboration et de la clôture du canon ainsi que l'histoire des versions et traductions de cette oeuvre centrale. Grâce à une chronologie, un glossaire et un tableau indiquant les passages où sont relatés les épisodes principaux du Nouveau Testament, cet ouvrage est aussi un précieux guide de lecture.

  • Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes. En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • La méditation de pleine conscience est une approche millénaire, issue de la philosophie bouddhiste et de la tradition vipassana. Mais c'est le docteur Jon Kabat-Zinn qui, à partir des années 1970, l'a popularisée sous la forme d'un programme laïque intitulé MBSR : meditation-based stress reduction program. Depuis, les effets de ce programme sur la réduction du stress et de l'anxiété ont pu être évalués.
    Ceux qui le mettent en pratique, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques (troubles du sommeil, douleurs, troubles du comportement alimentaire), voient leur qualité de vie s'améliorer de façon significative, et même certains de leurs symptômes diminuer. Son secret ? L'accueil de l'instant présent. Corinne Isnard Bagnis nous invite à découvrir les ressorts de cet art du soin qui rétablit ou renforce le bien-être physique, mental et social.

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