Librairie Generale Francaise

  • La Fontaine Fables Parce que La Fontaine a fait de la diversité sa devise, les fables retenues pour ce volume ne sont pas seulement les plus célèbres, mais préservent également toute la variété des deux recueils parus en 1668 et en 1678. Le petit monde que le fabuliste fait vivre sous nos yeux est ainsi une « comédie à cent actes divers, / Et dont la scène est l'univers ». S'il fait tenir tant de rôles à tant d'animaux, il ne les peint pas cependant pour eux-mêmes, mais pour l'image qu'ils peuvent nous donner de nous : comme tous ses contemporains, la nature ne le retient que si elle renvoie d'abord à ce que nous sommes. Ce sont nos vices qu'il nous montre, notre bêtise et notre cruauté qu'il fustige, et sa vision de l'humanité reste pessimiste et amère. Ses fictions continuent néanmoins de nous attacher de manière unique, car La Fontaine les a voulues plaisantes, et tous ces songes où son esprit s'amuse sont une oeuvre de poésie virtuose autant que de sagesse. Dans cette recréation du monde, André Gide voyait « un miracle de culture » : c'est aussi, aujourd'hui encore, un miracle de fantaisie, une transmutation charmante de la réalité.

    Edition de Sabine Gruffat.

  • « ...Un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris en 1831. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse et un enfant de cette fille... Il était capable, habile, intelligent, fort mal traité par l'éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire mais sachant penser. Un hiver, l'ouvrage manqua. L'homme, la fille et l'enfant eurent froid et faim. L'homme vola. Il en résulta trois jours de pain et de feu pour la femme et pour l'enfant et cinq ans de prison pour l'homme. Il fut envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux.
    On va voir ce que la Société en a fait. » Relation allégorique d'un drame individuel, cet ardent plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison met à nu le mécanisme de la brutalité sociale qui ne sait répondre à la détresse que par la répression. Avec Claude Gueux, Victor Hugo n'est plus simplement romancier ou poète. Il conquiert une place éminente auprès des plus grands orateurs de la Liberté.

    Présentation et notes par Emmanuel Buron.

  • « ... un matin, comme je me promenais près de mon parterre de rosiers, je vis, je vis distinctement tout près de moi, la tige d'une des plus belles roses se casser comme si une main invisible l'eût cueillie, la fleur resta suspendue dans l'air transparent, toute seule, immobile, effrayante, à trois pas de mes yeux.
    Saisi d'une épouvante folle, je me jetai sur elle pour la saisir. Je ne trouvai rien. Elle avait disparu...
    à partir de ce moment-là, je sus qu'il existait près de moi un être invisible qui m'avait hanté et qui revenait. Un peu plus tard, j'en eus la preuve. » Confession lucide et maîtrisée d'un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique - en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques - n'a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l'implacable logique de l'imaginaire.

  • L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.
    Gustave Flaubert.

    La littérature inaugurée par Flaubert pourrait, il me semble, se définir ainsi : un étude rigoureuse dans une prose parlant la langue des vers.
    Edmond de Goncourt, Journal, 1876.

    Présentation et notes de Marie-France Azéma.

  • Diderot Supplément au Voyage de Bougainville C'est en 1772, un an après la parution du Voyage autour du monde du baron de Bougainville, que l'auteur de Jacques le fataliste imagine de lui donner ce «supplément», sous la forme d'un dialogue plaisant et malicieux, non dépourvu d'audace philosophique. On y voit notamment l'aumônier de l'expédition invité par le Tahitien Orou, son hôte, à choisir entre sa femme et ses trois filles celle avec qui il lui plaira de passer la nuit. S'ensuit un vif échange où l'état de nature et la liberté des moeurs triomphent aisément de nos conventions.
    L'affirmation des droits de la Raison, la passion de la connaissance et des découvertes, la hardiesse des hypothèses philosophiques et morales de l'écrivain font de ce dialogue étincelant et allègre un des sommets de la littérature et de la pensée des Lumières.

    Présentation et notes de Paul-Edouard Levayer.

  •    Anthologie de la poésie française De Villon à Verlaine Composer une nouvelle anthologie de la poésie française serait bien téméraire, si cette initiative n'avait ici pour justification pratique et pour fin d'offrir au plus grand nombre un modeste et durable viatique : pour les plus jeunes, à l'âge des premières découvertes littéraires, un bref et stimulant aperçu du somptueux domaine qui les attend ; pour les autres, un discret rappel des syllabes immortelles qui les ont enchantés.
    De ses origines médiévales (Rutebeuf, Villon) jusqu'à la fin du xixe siècle (Rimbaud, Laforgue), dans le cadre d'un art poétique codifié avant que ne commence l'aventure moderne d'une écriture libérée de toute contrainte, la poésie française est ici représentée par « ces vers qui chantent dans la tête alors que la mémoire est absente » (Verlaine).
    Présentation et notes par Annie Collognat-Barès.

  • Édition enrichie (Présentation, notes et bibliographie).

    A Paris, au début du xviie siècle, trois peintres devisent de leur art. L'un est un jeune inconnu, promis à la gloire : Nicolas Poussin. Le deuxième, Franz Porbus, portraitiste officiel de feu le roi Henri IV, est, lui, dans la plénitude de son talent et au faîte de la renommée. Le troisième, maître Frenhofer, personnage plein de mystère qui a côtoyé les plus grands maîtres et assimilé leurs leçons, met la dernière main dans le plus grand secret à un bien mystérieux «chef-d'oeuvre». Il faudra que Gillette, la compagne de Poussin, en qui Frenhofer espère trouver le modèle idéal cherché en vain depuis des années, soit admise dans l'atelier du peintre pour que, y pénétrant derrière elle, Porbus et Poussin découvrent le tableau dont Frenhofer gardait jalousement le secret. Et cette découverte les plongera dans la stupéfaction.
    Ce «conte fantastique» à la manière d'Hoffmann est aussi une méditation sur le pouvoir de l'esprit dans le domaine de l'art. Il prend naturellement sa place parmi les Etudes philosophiques de La Comédie humaine. 

  • Zola Nantas suivi de Madame Sourdis Nantas, un jeune Marseillais ambitieux qui vient de monter à Paris, ne parvient pas à trouver de situation lorsqu'un soir une mystérieuse visiteuse lui propose d'épouser Flavie, la fille du baron Danvilliers : il reconnaîtra l'enfant dont elle est enceinte et percevra deux cent mille francs. Simplement, la jeune fille lui demande de n'être jamais son mari que de nom et, après sa brillante ascension sociale, c'est Flavie que Nantas voudra conquérir. Relation qui s'inverse dans la seconde nouvelle, où le triomphe de la virilité se retourne en défaite. Car si Adèle désire épouser Ferdinand Sourdis dans l'espoir de mener le jeune peintre à la gloire, la paresse aussi bien que la débauche du mari conduisent peu à peu sa jeune femme à achever ses tableaux - et finalement à usurper son rôle.
    Publiées pour la première fois en 1878 et en 1880 dans Le Messager de l'Europe, une grande revue de Saint-Pétersbourg, ces nouvelles appartiennent pleinement à leur temps. Mais si l'ambitieuse puissance de Nantas évoque Son Excellence Eugène Rougon, ou Aristide Saccard, l'aventurier prédateur de La Curée, c'est bien plutôt à la misogynie des écrivains proches de Zola que fait songer Madame Sourdis, femme-vampire qui aura finalement dévoré son mari et inquiétante annonciatrice de bien des névroses fin-de-siècle qui feront aussi frémir de cette épouvante-là.

    Edition de Jacques Noiray.

  • Dans un hôtel perdu au coeur des Alpes autrichiennes, un jeune baron décide de tromper son ennui en séduisant une femme. Il jette son dévolu sur une dame élégante, mère d'un garçon de douze ans, Edgar, dont il va sournoisement se rapprocher afin d'atteindre sa proie. Edgar, d'abord grisé par cette nouvelle amitié, va rapidement comprendre qu'il n'est que l'instrument du baron et, blessé dans son orgueil, n'aura qu'une idée en tête : découvrir ce brûlant secret qui pousse le couple à des jeux dangereux...Avec l'exceptionnelle finesse psychologique qui le caractérise, Stefan Zweig explore l'âme tourmentée d'un enfant, son sentiment de trahison, sa fascination face au monde mystérieux des adultes, et nous raconte la fin poignante d'une certaine innocence.Tous les titres de Stefan Zweig sont au Livre de Poche.Alzir Hella fut le traducteur désigné par Stefan Zweig et sa traduction fait aujourd'hui référence.Traduit de l'allemand par Alzir Hella.

  • Olivier Bécaille est mort un matin, après trois jours de maladie. Le médecin est formel, et l'enterrement doit avoir lieu quelques jours plus tard. Mais, en réalité, Bécaille est bien vivant. Terrassé par une crise de catalepsie, prisonnier de son propre corps mais conscient de tout ce qui l'entoure, il assiste, impuissant, au chagrin de sa femme, aux préparatifs de sa mise en bière et à l'intervention d'un voisin un peu trop charmant...
    Dans ce conte macabre teinté de nostalgie, Zola nous livre une réflexion douce-amère sur la mort et ses conséquences parfois inattendues.

  • Madame de Lafayette Histoire de la princesse de Montpensier, suivi de Histoire de la comtesse de Tende A la fin de la Renaissance, le duc de Guise s'éprend de Mlle de Mézières. Mais bien qu'elle l'aime aussi, la jeune fille est contrainte d'épouser le prince de Montpensier. Trois ans plus tard, un jour qu'il a perdu son chemin près du château de la princesse, le duc la rencontre au bord d'une rivière où elle est venue se reposer : elle rougit à sa vue, et lui-même comprend aussitôt que sa propre passion n'est pas morte.
    Publié en 1662, le court récit de La Princesse de Montpensier fonde l'art classique de la nouvelle. Plus concise encore, et sans doute écrite la première, La Comtesse de Tende, qui resta inédite jusqu'au xviiie siècle, raconte elle aussi l'histoire d'un amour adultère, mais d'une noirceur plus grande. Car la noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et les deux héroïnes sont précipitées à l'abîme : La Princesse de Clèves leur fera bien plus tard écho.

    Edition de Laurence Plazenet.

  • La Belle se sacrifie auprès de la Bête pour sauver son père. Enfermée dans son château, elle va apprendre à connaître le maître des lieux et voir au-delà des apparences.

  • « Madame, je vous jure une fidélité qui ne se déliera que par ma mort. Oh ! prenez ma vie... », écrit Gaston de Nueil à Mme de Beauséant, recluse en Normandie, dans son château de Courcelles, depuis la trahison de son premier amant. Mariée, la vicomtesse sait qu'elle ne peut offrir qu'un amour en dehors de la société, un bonheur en marge. Comment un jeune homme, héritier d'une fortune et d'un nom, pourrait-il s'en contenter ? La promesse sera pourtant tenue, mais à quel prix ! La leçon de Balzac ne varie pas : l'amour est incapable, à lui seul, de triompher des cruelles lois du monde. Avec La Femme abandonnée, Balzac compose une « étude de femme » frémissante et pathétique, dont l'héroïne s'inscrit dans la mémoire des lecteurs comme un rêve, un poème, une légende.

    Édition préfacée, annotée et commentée par Jacqueline Milhit.

  • Dans le Paris des années 1830, un jeune dandy inconstant, en perpétuelle contradiction avec lui-même, tombe fou amoureux de deux femmes. Si la riche marquise de Parnes et la modeste madame Delaunay se ressemblent, leur condition les sépare. L'une est une aristocrate, mariée, reine de son domaine huppé de la Chaussée d'Antin. L'autre, veuve, vit modestement de ses travaux de couturière. Pour la première fois de sa vie, Valentin va devoir faire un choix.
    Musset nous offre une variation pleine de charme sur un thème universel, et assortit son observation amusée du trio d'une réflexion plus profonde sur les mécanismes de l'amour.

  • William Legrand s'est exilé sur l'île de Sullivan, au sud des États-Unis, après avoir fait faillite. Sa vie bascule lorsqu'il découvre sur la plage un scarabée doré, puis un message codé. L'énigme le tourmente jusqu'à l'obsession et il se lance alors dans une chasse au trésor, qui mêle pirates et cryptographie.Écrite en 1842 à l'occasion d'un concours organisé par un journal américain, cette histoire vaut à Edgar Allan Poe le premier prix et reste l'une de ses nouvelles les plus célèbres.Édition de Bachir Bourras.Traduction de Charles Baudelaire. 

  • Sur le point de mourir, Bartholoméo Belvidéro demande à son fils don Juan de le ressusciter en lui appliquant sur le corps, dès qu'il aura rendu le dernier soupir, l'eau contenue dans un petit flacon de cristal. Mais plutôt que de sauver son père, don Juan ne pourrait-il pas se réserver à lui-même le précieux élixir ? C'est un dilemme comparable que met en scène El Verdugo - Le Bourreau - pendant la guerre que le Premier Empire livre à l'Espagne : le jeune Juanito acceptera-t-il d'obéir aux soldats français et de sauver sa tête et son nom en exécutant sa propre famille ?
    Ces deux nouvelles que Balzac fait paraître en 1830 avant de les remanier et de les intégrer aux Etudes philosophiques de La Comédie humaine, on les lira ici dans la noirceur de leur première version. Elle nous reconduit aux débuts du jeune écrivain romantique assez attentif à la sensibilité de ses lecteurs pour leur proposer un récit historique à la mode et un conte fantastique dans le goût satanique du jour : deux oeuvres où c'est la mort qui rôde - et la figure du parricide qui se dessine.

  • La première vision que nous avons de Lilliput nous parvient à travers le corps de Gulliver, fixé au sol par de nombreuses ligatures, parcouru de drôles de créatures et percé par de bien désagréables fléchettes. Gulliver est ainsi cet être sensible dont parlent les philosophes du xviiie siècle, qui cherche à comprendre le monde à partir des perceptions que lui apportent ses sens. Mais Gulliver ne se contente pas d´observations physiques. Si Swift s´amuse de toutes les cocasseries matérielles que provoque l´arrivée d´un géant, l´analyse se fait aussi plus sérieuse. Gulliver, par le danger initial qu´il crée, l´avantage militaire qu´il représente ensuite et le problème qu´il pose au bout du compte, permet la révélation des pratiques d´une bien petite Cour. Le Voyage à Lilliput permet une observation fort nette de l´homme et de son monde, affinée par l´optique éclairante de l´imaginaire poétique.Traduction, préface et notes de Frédéric Ogée.

  • Seul pour un bref séjour au bord de la mer Noire, Gourov ne recherchait qu'une aventure sans lendemain. Mais rentré à Moscou, il ne parvient pas à oublier la jeune femme, mariée comme lui, rencontrée là-bas. Il la retrouvera et cet amour s'installera dans leur vie presque malgré eux. L'amour, Anna Akimovna, l'héroïne d'Au royaume des femmes, riche héritière d'une usine, ne l'a pas encore rencontré. Inhabile aux rapports d'argent, gênée de son opulence face aux pauvres, elle croit un moment trouver dans Piménov, un de ses employés, l'homme rassurant et solide qui pourrait prendre en mains sa vie...

  • Lettres portugaises Mariane, une religieuse portugaise, adresse à l'officier français qui l'a abandonnée cinq lettres passionnées et lyriques : « Quoi ? cette absence à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d'amour ? » Mais à sa souffrance et sa plainte, rien ne répond jamais que l'obstiné silence de son amant.
    Lorsqu'en 1669 le libraire Barbin publie ces Lettres portugaises traduites en français, il les donne pour authentiques, et le succès qu'elles rencontrent tient beaucoup à l'émouvante sincérité de cette voix dont Stendhal, par exemple, ne doutera pas non plus qu'elle fût celle d'une vraie religieuse. Il se peut que l'on s'accorde désormais à considérer le plus souvent qu'elles furent écrites par le vicomte de Guilleragues, ce sont toujours les mêmes ravages de la passion que nous découvrons encore par la voix de Mariane dans ces pages où s'inaugure un genre qui multipliera les chefs-d'oeuvre : le roman par lettres.

    Edition d'Emmanuel Bury.

  • Caroline Crochard, une délicieuse jeune fille vivant avec sa mère dans des conditions sordides, passe son temps à la fenêtre tout en faisant de la couture. Le juge Granville, un aristocrate trop tôt marié à une bigote et malheureux en ménage, aperçoit la jeune fille et en tombe amoureux.
    Balzac entraîne ensuite le lecteur quelques années plus tard, où la même jeune fille est richement installée dans un appartement luxueux, avec deux enfants que le père, Roger de Granville, aristocrate et magistrat dont on a mesuré la droiture dans Une ténébreuse affaire n´a pu reconnaître puisqu´il est marié.

  • Karen Blixen La Soirée d'Elseneur Les films Out of Africa (Sydney Pollack, 1985) et Le Festin de Babette (Gabriel Axel, 1987) ont largement contribué à faire connaître Karen Blixen en France. « La Soirée d'Elseneur » est extraite du recueil Sept contes gothiques qui a confirmé la renommée de l'auteur.
    Deux soeurs conversent avec le spectre de leur frère. Dans cette nouvelle, Karen Blixen renverse les lois du genre, car, paradoxalement, ce n'est pas l'apparition du fantôme qui suscite l'angoisse, mais la crainte de son départ définitif vers l'au-delà.

    Edition de Marc Auchet.

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