La Gibecière à Mots

  • Guy de Maupassant (1850-1893)
    "Lorsqu'il fut sur le trottoir, il demeura un instant immobile, se demandant ce qu'il allait faire. On était au 28 juin, et il lui restait juste en poche trois francs quarante pour finir le mois..."
    Georges Duroy, arrivé à Paris depuis peu, veut réussir à tout prix. La rencontre fortuite d'un camarade de régiment lui met le pied à l'étrier, en l'introduisant dans le journalisme.
    Georges, étant arriviste, comprend très vite que, pour arriver à son but, il doit se servir des femmes. Aussi il n'hésite pas, quitte à paraître amoral et cupide.

  • Officier de marine et grand voyageur, Pierre Loti fut énormément inspiré par l'Orient.
    C'est en 1894 qu'il relate son séjour à Jérusalem, la ville sainte, qui était alors en Palestine ottomane. Lui qui était agnostique pensait, et même espérait, y trouver la trace d'un Messie qui lui redonnerait une "espérance unique" contrairement au Messie des "religions humaines"...
    Est-ce à cause de sa déception spirituelle que certains de ces propos sont à la limite de l'antisémitisme ? Il est vrai que ce sentiment éait courant à l'époque.

  • Connu également sous le pseudonyme Ermenonville, Gustave Dupin était un peintre-verrier doublé d'un écrivain. Il devint un pacifiste convaincu suite à la mort de son fils lors de la première guerre mondiale. Il écrivit plusieurs ouvrages sur ce conflit et notamment sur ses causes.
    Dans "M. Poincaré et la guerre de 14", édité en 1935, Gustave Dupin tente de démontrer la grande responsabilité et les mensonges du président de la République, Raymond Poincaré, dans le déclenchement de cette terrible guerre.
    Ce conflit aurait-il été voulu et planifié non par l''Allemagne mais par la Russie tsariste et la France ?

  • Pierre, officier de marine, a pris en amitié Yves, un matelot porté sur la boisson mais très bon gabier. Du jour où la vieille mère d'Yves implore Pierre de veiller sur son fils comme il le ferait d'un frère, Pierre n'a de cesse de mettre son "nouveau frère" dans le bon chemin.
    "Mon frère Yves" est le journal de Loti, contant son amitié avec Yves : une amitié virile, une amitié fraternelle et parfois une amitié naïve. Ce sont aussi des descriptions des marins à bord des navires, de la société paysanne, du Brest (quartier à l'entour du port) des marins, de la misère.
    Avec "Pêcheur d'Islande" et "Matelot", "Mon frère Yves" fait partie des trois romans maritimes écrits par Pierre Loti.

  • Au fin fond de la Transylvanie, le berger Frick aperçoit une fumée sortant du vieux château abandonné et maudit, selon les villageois de Werst. Ces derniers, terrifiés, envoient le courageux forestier Nick, accompagné du "docteur", en reconnaissance. Après une longue et pénible marche, les deux hommes arrivent au château mais sont victimes d'étranges phénomènes... Entre le fantastique et le scientifique, ou la rencontre des croyances ancestrales et du progrès technique.

  • Nous sommes au XVIIIe siècle... Jacques Ménétrier, surnommé Jacques Tournebroche car c'est sa fonction dans la rôtisserie paternelle, raconte ses heurs et malheurs au "pays" des alchimistes, des philosophes, des sylphes et des salamandres... Sur son chemin initiatique, Jacques rencontre des personnages hauts en couleur qui font de son aventure un véritable jeu de l'oye... "La rôtisserie de la reine Pédauque" est un roman historique digne du XVIIIe siècle, "siècle des lumières" lors duquel les sciences ésotérique et spagyriques étaient en vogue.


  • Guillaume Apollinaire (1880-1918)



    "Sous le pont Mirabeau coule la Seine




    Et nos amours




    Faut-il qu'il m'en souvienne




    La joie venait toujours après la peine..."



    "Alcools", recueil écrit entre 1898 et 1913, est un lien entre la poésie classique et la moderne. Aucune règle puisque "Créer c'est imaginer..."


    Apollinaire, écrivain avant-gardiste, est considéré comme l'un des poètes les plus importants du début du XXe siècle. Il est l'un des précurseurs du surréalisme.


  • Eugène Loudun (1818-1898)


    "
    A une époque où les nations européennes se transforment si rapidement et tendent à une unité qui leur imprimera une physionomie uniforme, c'est un spectacle digne d'intérêt que celui d'un peuple qui a gardé son caractère propre, et, au milieu d'un changement général, est demeuré le même. C'est le spectacle que présente la Bretagne..."



    Eugène Loudun, de son vrai nom Eugène Balleyguier, fut journaliste, critique d'art, historien et écrivain. Dans cet ouvrage, l'auteur semble vouloir laisser un témoignage de cette Bretagne déjà ballottée entre la tradition et le progrès. Descriptions : paysages et êtres humains, scènes de vie, scènes historiques... une balade au bout du monde.


    Edition 1864.


  • Emile Souvestre (1806-1854)


    "Les vapeurs du matin venaient de s'entr'ouvrir ; le soleil illuminait les pointes arides de Pharmacuse et dessinait les rivages ombreux de Chypre..."


    Natif de Bretagne, Emile Souvestre a énormément écrit sur des sujets variés ; il reste connu pour ses écrits tournant autour de la Bretagne. Mais qui aime la Bretagne, aime aussi la mer...


    Dans ce recueil de cinq nouvelles, Emile Souvestre esquisse cinq histoires maritimes d'époques différentes, de pays différents ; mais le destin de chaque héros est lié à la mer.

  • Honoré de Balzac (1799-1850)
    "Madame Vauquer, née de Conflans, est une vieille femme qui, depuis quarante ans, tient à Paris une pension bourgeoise établie rue Neuve-Sainte-Geneviève, entre le quartier latin et le faubourg Saint-Marcel..."
    "Le père Goriot est la première histoire d'une trilogie tournant autour du bagnard Vautrin. Les deux autres titres sont : "Illusions perdues" et "Splendeurs et misères des courtisanes".
    Eugène de Rastignac, étudiant noble mais désargenté, est prêt à tout pour réussir dans la haute société. Son destin va croiser le père Goriot dont les deux filles semblent bien installées dans cette société parisienne.


  • Charles Baudelaire (1821-1867)


    "Homme libre toujours tu chériras la mer..."


    "Les fleurs du mal" est le recueil dans lequel Charles Baudelaire a mis la majorité de ses poèmes, une autobiographie en poèmes ?


    "Les fleurs du mal" fit scandale lors de sa publication en 1857 et ne fut réhabilité qu'en 1949 ! Les temps ont bien changé mais Charles Baudelaire reste toujours l'un des plus grands poètes français.


    Une notice de Théophile Gautier, sur l'auteur, précède ces fleurs maladives.


  • Sarah Bernhardt (1844-1923)


    "Deux jeunes filles se promenaient sur le pont, narguant le vent et les lames. Elles riaient de leur démarche titubante, qui les refoulait tantôt de droite, tantôt de gauche contre le bastingage..."


    Sarah Bernhardt est restée célèbre en tant que comédienne de grand talent, à la voix d'or. Mais elle a écrit quelques livres.


    "Joli sosie" nous raconte l'histoire d'une jeune milliardaire qui s'invente un sosie pauvre. Mais Jacques, un écrivain, tombe amoureux des deux "jolis sosies" et ne peut se décider...


  • Charles Baudelaire (1821-1867).


    « Les paradis artificiels » est un essai, paru sous ce titre en 1860, sur les drogues et leurs relations avec la création poétique.


    Ecrit en deux parties (« Le poème du Haschish » - « Un mangeur d'opium ») : la première, publiée en septembre 1858, est une analyse des effets cliniques des drogues.


    La seconde partie, publiée en janvier 1860, est une relation de l'ouvrage de Thomas de Quincey, « Confessions d'un mangeur anglais d'opium » (1822).


    « Du vin et du Hashish » (souvent annexé aux « Paradis artificiels » bien que Baudelaire ne l'y associe pas) a été écrit en 1851. Ainsi nous pouvons juger de l'évolution de la pensée de Baudelaire sur le sujet.

  • Charles Baudelaire (1821-1867). Ecrire des poèmes en prose était, à son époque, un style peu utilisé. Charles Baudelaire, s'il n'en fut pas l'inventeur, sut tout au long de son oeuvre instaurer une confontation entre la prose et la poèsie... mélange des genres ou osmose ? "Le spleen de Paris" ne fut publié dans son intégrité que deux ans après sa mort.

  • 813

    Maurice Leblanc

    Maurice Leblanc (1864-1941) Sûrement la plus périlleuse et la plus dramatique des entreprises du sieur Lupin. Un énigmatique adversaire, silencieux, invisible, sans scrupule et capable du pire, arrive à contrecarrer et faire ployer le célèbre gentleman-cambrioleur. Arsène perdra-t-il la partie ou la gagnera-t-il ? Mais n'est-ce point dangereux de vouloir devenir le maître du monde ?

  • Maurice Leblanc (1864-1941) D'Enneris... Barnett... Lupin... Qu'importe son identité pourvu qu'il soit gagnant ! Rendre leur honneur aux Mélamare, retrouver les diamants volés et ravir le coeur de la charmante Arlette ! Encore une aventure palpitante. Et puis quand on évoque Jim Barnett, l'ineffable inspecteur Béchoux n'est pas loin ! Bref, une aventure d'Arsène Lupin pur jus !

  • Emile Zola (1840-1902) Ce sont dix ans après les "contes à Ninon", en 1874, qu'Emile Zola publie les "nouveaux contes à Ninon". De styles divers (historiettes, souvenirs et même une nouvelle qui aurait pu être la trame d'un roman), cet ensemble littéraire nous offre la palette de styles utilisés par l'auteur... un avant-goût de ses oeuvres futures.

  • Contes à Ninon

    Emile Zola

    Emile Zola (1840-1902) Ecrits entre 1859 et 1864, les "contes à Ninon" est la première oeuvre publiée par Emile Zola qui se sent, à l'époque, poussé vers le merveilleux à travers lequel il a déjà un regard critique de la société. Il finira, par la suite, par lâcher ce merveilleux pour dépeindre cette société et "créer" le naturalisme.

  • Maurice Leblanc (1864-1941) Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur, se heurte encore une fois à une énigme comme il adore. Une mort inexpliquée... un vol non résolu... une jolie blonde : Antonine ou Clara ?... Innocente ou criminelle... et les certitudes de l'inspecteur Gorgeret ! Et toujours l'amour...

  • 1799. Aux marches de la Bretagne, les chouans harcèlent une troupe républicaine commandée par Hulot. La noblesse française, installée en Angleterre, complote pour le retour du Roi. Elle envoie en Bretagne comme chef charismatique celui que l'on nomme le "Gars". Marie de Verneuil, espionne du ministre de la police, Fouché, est chargée par celui-ci de séduire le "Gars" afin qu'il tombe dans un piège tendu par Corentin, un émissaire du ministre ambitieux et sans scrupule. C''est sans compter sur l'attirance amoureuse qui s'exerce entre le "Gars" et Mlle de Verneuil. Edité en 1829, "Les chouans", que Balzac considérait comme une cochonnerie de jeunesse, est plus qu'un roman historique ou politique, plus qu'une histoire d'amour ou une tragédie ; c'est une véritable peinture réaliste.

  • Le loup blanc

    Paul Féval

    Paul Féval (1816-1887) Nous sommes en Bretagne, en 1719... un vieux gentilhomme breton part, avec son écuyer, défier le régent Philippe. Sachant qu'il ne rentrera pas sur ses terres, il passe un accord avec son cousin afin de préserver l'héritage de son petit-fils... Paul Féval publie en 1843 "Le loup blanc", roman qui nous conduit dans la forêt rennaise dans laquelle le peuple se bat pour défendre ses droits et sa liberté. Leur chef, le loup blanc, tout en menant ses troupes contre l'ennemi français, recherche l'héritier disparu de son ancien seigneur. Filiation et indépendantisme : deux thèmes chers à Féval !

  • Deux maîtres dans leur matière ! Arsène et Herlock nous offrent un combat de titans ! Austerlitz ou Waterloo ? Ah ! si ces deux-là unissaient leur génie... peut-être la réconciliation de la France et de l'Angleterre... une véritable entente cordiale ! "Arsène Lupin contre Herlock Sholmès" est constitué de deux histoires : "La dame blonde" et "La lampe juive".

  • Ces "rêveries du promeneur solitaire" sont les derniers écrits du philosophe genevois; publiés posthumément. La dixième promenade est restée inachevée. Rédigées au cours de ses deux dernières années, ces promenades sont une véritable introspection sur lui-même et un appel à un bonheur simple grâce à la contemplation et aux petits plaisirs que nous apporte la vie. Mais ces promenades et ces rêveries où se mêlent souvenirs et méditations étaient-elles vraiment destinées à être lues par d'autres personnes que Rousseau lui-même ?

  • Adolphe, jeune bourgeois désoeuvré, séduit la maîtresse du comte de P***, Ellénore, qui en devient follement amoureuse. Malheureusement, Adolphe est trop faible pour rompre cette passion vouée à l'échec, une passion qui va faire d'eux des victimes, chacun différemment : Ellénore, victime de son aveuglement amoureux qui lui fait oublier ses vrais devoirs et Adolphe, victime de sa propre faiblesse et de sa culpabilité dans la déchéance d'Ellénore.
    Benjamin Constant traite l'histoire comme s'il n'en était pas l'auteur... un cahier oublié sur une route italienne...
    "Adolphe" est le seul roman achevé de l'auteur. Un petit chef-d'oeuvre de la littérature romantique.

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