La Clef D'argent

  • L'Enfer est pavé de bonnes intentions. C'est ce que nous rappelle Sylvie Huguet dans ce recueil de nouvelles dystopiques où les meilleures résolutions du monde semblent devoir mener invariablement à la catastrophe: une société d'abondance où les générations s'entredéchirent pourtant jusqu'à l'ultime confrontation; une autre, élitiste, où la maîtrise de l'orthographe conditionne le statut social et bien davantage encore; une autre, égalitariste, où la négation du handicap est poussée jusqu'à l'absurde; une autre encore, où le problème de la prise en charge des personnes âgées a trouvé une solution radicale... Quelques hommes et femmes lucides, pris dans ce maelström d'absurdités, témoignent. L'éternel retour de l'obscurantisme et des préjugés, entre Jarry et Kafka.

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  • Moi, Cthulhu

    Neil Gaiman

    Cthulhu par lui-même! La plus célèbre création du maître de l'horreur, H.P. Lovecraft, se livre sans détours et dévoile ses origines dans ce document unique qui paraît ici pour la première fois accompagné des indispensables notes d'un spécialiste du Mythe, Patrick Marcel (Les nombreuses vies de Cthulhu), qui en a également assuré la traduction.

  • Que se passe-t-il au château de la reine Kationa? Le bruit court qu'elle a perdu la raison et redouble de cruauté depuis la mort de Balzane. Ne s'est-elle pas mis en tête de la remplacer par n'importe quel moyen? Ce désir insensé la pousse à vivre d'étranges aventures: capturer un chant de sirène, vaincre les nains de la Forêt carnivore, affronter le long chevalier rouge ou passer de l'autre côté du miroir, autant d'épreuves qui la mènent au-delà des réalités.
    Reprenant les codes du roman de chevalerie, Céline Maltère les transpose dans un univers féminin où l'héroïne, fière et implacable, se perd peu à peu dans sa folle obsession. Les Corps glorieux est le premier volet du Cycle de Goth, trilogie romanesque qui raconte l'histoire de trois soeurs souveraines.

  • « Au coeur de l'été, lorsque se calment les bourrasques et que la sempiternelle tempête affûte ses armes furieuses et glaciales, on peut percevoir un bruit étrange, profond, venu d'incommensurables abysses, une rumeur particulière aux Grands Causses, la plainte sans fin, toujours renouvelée de l'instant qui passe et meurt, des millénaires en fuite, l'approche inexorable du néant ».

    Au bout du monde, au fond du Larzac, des fermes isolées, des hameaux perdus subsistent encore à l'approche de l'an 2000. La redoutable sorcellerie paysanne réapparaît, délivrant des forces redoutables. Le réel et l'imaginaire se confondent, se contrarient et, parfois, se conjuguent. Un récit halluciné, mariage de déraison du rationnel et de l'émotionnel, scandé par les sombres sentences d'une nature grandiose et libérée.

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  • « Alphonse était trop Jeune pour se souvenir de ces choses-là. Pour lui, la Vouivre, ce n'était qu'une légende parmi d'autres. Un de ces croquemîtaines dont ses parents s'étalent servis pour lui faire manger sa soupe, finir ses devoirs ou l'obliger à aller se coucher tôt. Mais Gérard, lui, Il savait. Il savait ce dont elle était capable. Il avait vécu la première attaque. Il avait partagé les angoisses et compté les morts. Il se rappelait des cris entendus dans la nuit ».
    ...des cris qui, une nouvelle fois, retentissent. Et c'est le cauchemar qui recommence. Vingt ans après la première attaque, elle est revenue. Elle est là. La nageuse. La Vouivre. Déjà, la résistance s'organise. Les volontaires prennent les armes. Qui, de la bête ou des hommes, aura le dernier mot?
    Et qui les croira ?
    Aura envie de les croire?
    Gendarmes, pompiers, patron de café, videur de boîte de nuit, Jeunes, vieux, simples habitants de ce village perdu au coeur du Morvan, tous vont devoir s'unir car ils savent, au fond d'eux, que pour sauver leur vie, ils n'ont plus d'autre choix que d'affronter la bête.

    Avec ce roman, Jean-Pierre Favard plonge une nouvelle fois ses lecteurs dans une histoire où se côtoient frayeur et suspense sur fond de croyances populaires. Un récit où la légende peut prendre vie et où la mort vous attend, peut-être, au creux du méandre d'une rivière.

  • Katarina Toque passe son temps dans ses cuisines, massacrant la faune alentour. Le meurtre de sept louveteaux modifie sa vision du monde : elle, que tourmentent le regret du passé et la peur de vieillir, décide de transplanter son château sur les rives de la Baltique et de changer radicalement de vie. Secondée par un homme-loup et les fils d'Og, géants bibliques, elle transforme son rapport aux bêtes en instaurant dans son royaume des préceptes végétariens, et elle engage un combat terrible contre le pire ennemi des hommes : le Temps. Mais par où faut-il l'attaquer ? La lutte sera-t-elle vaine ?...

    Les Vaniteuses, réflexion sur le temps qui passe et les liens homme/animal, est le deuxième volet du Cycle de Goth, trilogie romanesque qui raconte l'histoire de trois soeurs souveraines.

  • Les dix-sept nouvelles qui composent ce recueil cherchent et explorent, pour les plus fructueuses d'entre elles, ces points de passage entre les rêves et le réel. Elles aiment les impossibles points d'équilibre où l'on ne sait plus vraiment de quel côté on vient ni si on veut encore rebrousser chemin.

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  • Je suis arrivé à l'orée d'un mail qui n'est plus qu'un tapis d'herbe carbonisé. Sur un banc de pierre, deux formes penchées qui s'accolent évoquent deux amoureux. Dans les deux cas l'arrière du crâne est éclaté à l'identique sur une bouillie d'esquilles, de sang figé, de mèches raidies. Double suicide? Ou est-ce moi qui, lors d'une précédente expédition?... Je ne m'en souviens pas. Et puis quelle importance? L'important, c'est que je trouve quelqu'un. Que je ne sois pas sorti pour rien. Mon temps utile s'écoule. Bientôt, je devrai rentrer.
    La fin du monde, c'est un peu tous les jours chez Jean-Pierre Andrevon. La fin des mondes, plutôt, tant la réalité future, virtuelle ou fantasmée, espérée ou redoutée, semble se faire multiple dans ces neuf récits de SF o l'un des grands auteurs de l'Imaginaire francophone questionne une fois de plus les relations de l'homme à la nature, à sa planète, à lui-même.
    Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié près de 160 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.

  • Familiers du passage de l'écriture à l'image, Véronique Corme et Fernando Goncalvès-Félix se sont engagés dans une nouvelle forme d'alternance: celle du cadavre exquis dans lequel les mots de chacun se succèdent et donnent naissance à un univers fantasmagorique, plein de petites histoires teintées de poésie, d'absurde et de mystère.

  • Edouard Ganche (1880-1945), fils d'un médecin de campagne, fut confronté dès son plus jeune âge à la souffrance d'autrui, à la déchéance physique et à la mort. Le décès prématuré de ce père dont il espérait suivre les traces le marqua profondément. Il n'avait alors que 12 ans. L'indignation résignée que lui inspira le lot commun de l'humanité culmina sur le plan littéraire avec Le Livre de la Mort qu'il fit paraître en 1909. Empruntant à l'école décadente ses thèmes et son style, il s'attacha à y brosser de façon poignante un panorama complet et accablant des manifestations de la mort, sous ses aspects les plus anodins comme les plus repoussants. Après des études de médecine interrompues pour raisons de santé, Edouard Ganche se consacra pleinement à sa seconde passion, la musique, et devint le biographe et le musicographe de Frédéric Chopin, acquérant dans ce domaine une réputation internationale. Quelque temps avant d'être emporté à son tour par la mort, Edouard Ganche révisa et compléta ce recueil dont il ambitionnait de faire paraître une édition définitive. Celle qu'il appelait la Triomphatrice éternelle ne lui en laissa pas le temps. Voici enfin réédité, selon les voeux de son auteur, ce livre culte encensé par plusieurs générations de bibliophiles.

  • Les nouvelles qui composent ce recueil ont été écrites entre 1960 et le début des années 2000. Certaines ont paru dans Fiction, Charlie Hebdo, Fluide Glacial. La plupart n'ont jamais été rééditées depuis. Contes surréalistes, fables rurales, micro-nouvelles de SF, pamphlets pacifistes ou écologistes... On songe à Jacques Sternberg, Clifford D. Simak, René Barjavel... Puis à Jean-Pierre Andrevon, tout simplement. Car on suit sans peine dans ce recueil, fruit de quarante ans d'écriture, un fil conducteur irrésistible: aujourd'hui comme hier, l'éternel retour de la bêtise humaine inspire à l'auteur les mêmes sentiments. Sa fiction, plus que jamais, en porte témoignage.

    Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié plus de 130 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.

    Extrait:
    «Nous prendrons les meilleurs élèves, les premiers des sections terminales et quelques étudiants en licence parmi les plus doués. Trente en tout, la contenance d'un autocar moyen, auquel on adjoindra une dizaine de filles, choisies également d'après leurs résultats aux examens, et qui occuperont les strapontins. En ce qui concerne l'armement, ils seront dotés en principe de fusils et de carabines des surplus américains. Mais nous leur donnerons aussi quelques grenades offensives, et deux ou trois revolvers pour ceux qui tiendront le rôle d'officiers. L'embuscade se produira un peu en deçà de la Porte d'Italie, à l'endroit des anciennes fortifications...»

  • Lindyll, jeune humain recueilli par le souverain des elfes, Ilgaël, auquel le lie désormais une amitié étroite, semble avoir tout oublié de ses propres origines. Devenu un vaillant guerrier, il défend son peuple d'adoption contre la soif de pouvoir et de conquête des hommes. Mais d'année en année, les territoires elfiques s'amenuisent. Lindyll, méprisé par les hommes et incompris des elfes, saura-t-il convaincre ses frères de sang de conclure une paix juste avec le peuple des forêts?
    Sylvie Huguet a publié près de cent cinquante nouvelles -- souvent d'inspiration fantastique -- dans de nombreuses revues dont Brèves, le Codex Atlanticus, Nouvelle Donne, Salmigondis ou Solaris. Le dernier roi des elfes est son troisième roman. On y retrouve ses thèmes de prédilection: les relations de l'homme avec la nature, l'éthique, la violence.

  • Composante controversée de l'oeuvre de l'écrivain américain H.P. Lovecraft (1890-1937), le Mythe de Cthulhu a séduit de nombreux auteurs depuis sa mort, à tel point qu'il est parfois malaisé pour le néophyte de déterminer ce qui revient à Lovecraft dans cette production foisonnante mais inégale. Comment, dans ce cas, définir cet étonnant mélange de mythologies imaginaires et réelles? Le Mythe de Cthulhu peut-il être réduit à une simple accumulation d'artifices littéraires ou est-il véritablement l'expression d'une vision du monde propre à Lovecraft? Les spécialistes américains de l'écrivain de Providence, sous la direction de son biographe S.T. Joshi, tentent ici d'y répondre.

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  • L'écrivain américain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est, avec Edgar Poe et Ambrose Bierce, l'une des figures marquantes de la littérature fantastique outre-Atlantique. Son oeuvre demeure une référence, sinon un modèle, pour nombre d'écrivains contemporains, et l'intérêt sans cesse renouvelé qu'elle suscite auprès des nouvelles générations de lecteurs dans le monde entier ne laisse pas d'étonner. Pourtant, le thème du double, qui se manifeste comme une caractéristique essentielle du conte fantastique (Le Portrait de Dorian Gray, L'Étudiant de Prague, La mer-veilleuse histoire de Peter Schlemihl) et occupe une place centrale dans l'oeuvre de Lovecraft, n'avait pas fait à ce jour chez cet auteur l'objet d'une étude spécifique et approfondie. C'est désormais chose faite avec Masques dans le miroir de William Schnabel. Dans cet essai, l'universitaire grenoblois, directeur du Groupe d'Études et de Recherches sur le Fantastique, s'attache à analyser à travers différentes approches (littéraire, psychanalytique) les manifestations si particulières de ce thème universel chez l'écrivain de Providence.
    Masques dans le miroir porte non seulement sur les représentations les plus évidentes du double chez Lovecraft (les personnages dédoublés), mais aussi sur la relation intime, toujours manifeste, entre l'auteur et ses narrateurs-protagonistes. Doubles métamorphiques, double oniriques, doubles par possession, doubles gémellaires et doubles monstrueux: les visages du double lovecraftien sont multiples. Les «monstres familiers» de Lovecraft semblent bien faire partie de son cercle intime: contraint de les côtoyer quotidiennement, il les a en quelque sorte apprivoisés. Les différents aspects de l'existence de Lovecraft se reflètent dans ce miroir littéraire en autant d'images filtrées, condensées, déformées ou grossies, véritables métaphores obsessionnelles qui montrent à quel point les monstres lovecraftiens ne sont pas prisonniers de sa fiction: ils reflètent la richesse de sa pensée et les turbulences de son existence.

  • Né en 1890 à Providence, Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) est l'un des pères fondateurs d'un genre littéraire connu aux États-Unis sous le nom de weird fiction; un genre qui emprunte autant au fantastique tel qu'on le pratiquait alors en Europe, qu'aux contes étranges de ses compatriotes Edgar Poe ou Ambrose Bierce. Lovecraft saura y mêler, pour la première fois sans doute, les éléments distinctifs d'un genre alors naissant: la science fiction. Les créatures extraterrestres dont Lovecraft peuple ses récits sont emblématiques de l'image du monde que son oeuvre véhicule. Mais que cachent ces métaphores obsessionnelles de l'épouvante? Présages du chaos infernal et de l'apocalypse, les monstres, qui sont inséparables du contexte socio-historique de l'Amérique de l'entre-deux-guerres, sont pour Lovecraft le signe annonciateur d'une catastrophe sociale et biologique imminente. Ils symbolisent tout autant son racisme virulent que la xénophobie en vogue en ces années 1920.
    Lovecraft: Histoire d'un gentleman raciste de William Schnabel, universitaire grenoblois et directeur du Gerf (Groupe d'Études et de Recherches sur le Fantastique), nous propose une nouvelle lecture de Lovecraft où le racisme et la haine dévoilent les visages cachés de l'épouvante. Dans ses récits, Lovecraft sublime ses peurs sur l'immigration et dresse un réquisitoire contre la politique du melting pot qui s'avère une apologie voilée du racisme. La mise en parallèle de sa biographie et de son oeuvre de fiction dévoile des préjugés raciaux assimilés dès l'enfance, en Nouvelle-Angleterre, et nous permettent de plonger le regard dans le miroir grossissant d'une Amérique en pleine mutation.

  • Un homme, une arène, un taureau... Un corps, un microbe, une évasion... Une femme, un homme, des chiens... Un tueur implacable et des enquêteurs qui ne le sont pas moins... Un dîner en amoureux à la Saint-Valentin... Mais également un musée, une statue et un sabre japonais... Une bande de bikers et des extraterrestres... Des chroniques terriennes... Quelques retours d'expéditions... Et pour clore le bal en beauté, le fils de la femme à barbe en personne. A travers dix nouvelles, aux styles tous différents, se dessine un bien étrange univers. Un monde où l'homme et la bête ne font souvent qu'un et où la belle n'est pas toujours celle que l'on croit. Un endroit où les monstres auront toujours une place réservée, pas très loin de la scène.

  • Parce qu'une histoire se déroule forcément quelque part, la collection LoKhaLe trouve son inspiration près de chez vous. Dans des lieux que vous connaissez bien. Autour de faits dont vous avez peut-être même entendu parler.

    Ainsi, iI existe à Moulins, dans l'Allier, une maison qui resta figée dans l'oubli durant plus d'un siècle. Un oubli consenti qui préserva des ravages du temps la splendide villa bourgeoise. Cent ans après la mort de son propriétaire, alors qu'approche la date programmée de sa résurrection, la belle endormie reçoit la visite inattendue d'étranges noctambules, irrésistiblement attirés par son mystère. Quoi de commun entre Lisebeth Retamen, la carmélite téméraire, Hubert Lantier, le pirate bibliophile, Suarès, le poète extralucide, et Kariron-san, le Japonais aux membres de fer? Vous le saurez en explorant en leur compagnie l'étonnante demeure de Louis Mantin.

    Pour clore ce volume, Maud Leyoudec, conservatrice du patrimoine, revient sur les circonstances qui l'ont amenée à participer à la restauration de la Maison Mantin, aventure historique et patrimoniale remarquable qu'elle évoque pour nous dans un témoignage inédit et passionnant, empreint de poésie.

    Parce qu'une histoire se déroule forcément quelque part et que cette fois-ci, ce sera à Moulins et pas ailleurs!

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  • «L'un comme l'autre sont grands et chauves; ils portent tous les deux l'uniforme, mais des uniformes différents. La ressemblance s'arrête là. Peter est plutôt rond et a la cinquantaine bien sonnée; Lafayete, vingt ans de moins, est plutôt du genre athlétique. L'un est Blanc, l'autre Noir. Ça ne les a pas empêchés de devenir des potes... Pensez! Trois ans passés ensemble dans le corridor de la mort, ça crée des liens. Bien sûr, ils n'étaient pas du même côté des barreaux, mais quand même, à se fréquenter tous les jours, ça crée des liens, c'est humain. L'amitié, c'est comme une balle sur un champ de bataille: elle se fout bien de la couleur de peau pour choisir son homme, et quand elle vous fait péter les tripes, le sang pisse toujours rouge».

    Des enfants traçant leur chemin dans les montagnes andines; un homme d'un autre siècle qui raconte froidement le supplice d'une fillette; un couple assis dans un cimetière qui évoque la mémoire de personnages illustres ayant marqué l'histoire d'une bien étrange façon; ou bien un condamné à mort qu'on n'exécute qu'à moitié... Tels sont les protagonistes de ces nouvelles placées sous le signe des rigueurs de l'hiver et des orages d'été. Mais quoi qu'en dise l'auteur, la foudre, finalement, ne frappe jamais tout à fait par hasard...

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  • «Malgré sa résignation, Alice voulait montrer à ce fumier qu'elle n'avait plus peur de lui, qu'elle n'avait plus peur de rien. Qu'elle s'en foutait. Elle désirait juste lui tenir tête une dernière fois, avant de mourir. Et si possible, elle lui crèverait un oeil histoire qu'il se souvienne bien d'elle».

    14 nouvelles parues des deux côtés de l'Atlantique depuis 2007, en anthologie (Ténèbres 2013, le Codex Atlanticus, Les Fossoyeurs de Rêves) et en revue (Horrifique, Brin d'éternité, Etherval). 14 cauchemars enfin réunis et augmentés de 5 textes inédits.
    Rejoignez cette danse macabre, cette sombre farandole de spectres, de démons, de loups-garous, d'assassins et de cannibales de tous poils... Partez à la rencontre des prédateurs aux visages profondément humains qui vous guettent dans l'ombre, au détour de chaque page de ce recueil qui réjouira les amateurs du genre.

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  • « La mer est calme: on rit beaucoup... Il est possible au demeurant qu'une brèche à l'arrière du vaisseau écourte la croisière : les gens en parlent, mais c'est peut-être un simple effet de mon imagination. Un homme aimable m'a donné sa provision de cigarettes, et je fume à l'avant dans le balancement des vagues, dans la fraîcheur du vent ».

    Laurent Mantese livre ici, sous une forme poétique proche de l'épure, des interrogations sur la modernité déjà développées dans certains de ses recueils et romans fantastiques. Nés d'Éluard et de Cioran, de Verhaeren et de Verlaine, ces poèmes visent au coeur, guettant nos lâchetés, nos espoirs et nos contradictions, reflets d'un monde que nous n'habitons plus et qui se perpétue pourtant, dans un charivari sanglant de fin des temps, sans autre justification que sa propre durée.

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  • Nombre de malheureux ne se souviennent pas de leurs rêves, ce qui n'est pas mon cas. Certains de mes rêves -- beaucoup, en fait -- étant de véritables petites histoires, j'ai commencé très tôt à les noter à mes réveils ; de même que, vice-versa, nombre de mes récits, nouvelles ou départs de romans, procèdent de mes rêves, comme je l'ai souvent expliqué...
    En voici une bonne centaine, et même un peu plus, pour faire bonne mesure. Servis non par ordre chronologique, mais en zigzags, histoire d'éviter autant que possible la monotonie.

    Je vous invite donc, sans plus de manière, à pénétrer dans mes nuits. Avec le risque qu'on m'y juge d'une perversité insoupçonnée, d'une cruauté rédhibitoire, sujet à des fantasmes que la morale réprouve, et que l'on passe son chemin. Risque que j'encours avec sérénité, vous renvoyant à ces vers de Brassens : « Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus / Y'a déjà quelques temps que je ne vole plus. »

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  • Qui aura lu Soixante-six synopsis... et autant d'histoires à écrire, même éditeur, même collection, ne saura être étonné par le présent ouvrage. Ou alors juste un petit peu: «Quoi, il en a encore?» Eh bien, oui, j'en ai encore. De ces histoires qui dorment, mais que d'un oeil, dans les tiroirs décennaux de mon imaginaire. Alors pourquoi les y laisser? Question à peine posée que déjà j'y ai répondu, puisque voilà dix-neuf autres synopsis à éplucher comme les pétales d'une grosse marguerite.

    Le temps passant, et passant vite, ce n'est pas pour moi un gros déchirement que de les livrer au public des arènes. Mieux vaut ce vide-grenier que le lent dessèchement dans l'oubli. Car, dans la littérature comme dans la vie, l'essentiel est de s'amuser. Amusons-nous!

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