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  • Le livre Quand bien même on le réclame sur la plupart des plateaux avant chaque prise de vue, le silence au cinéma est difficilement tenable. Instinctivement associé au vide, au néant, à la contemplation, à la passivité, au temps suspendu, à la mort, ou encore à l'impossibilité de l'événement, le silence est craint. L'attrait du silence manifesté ou subi par les cinéastes et les personnages dans la quinzaine de films ici réunis (du Prince étudiant d'Ernst Lubitsch à Paterson de Jim Jarmusch en passant par Silence et Cri de Miklós Jancsó) doit donc être entendu comme aspiration jamais véritablement concrétisée ni satisfaite.
    Le silence au cinéma est toujours relatif, perturbé, rompu, brisé, irrégulier, provisoire, dénaturé. Mais il ne provoque en rien une sclérose du sens, du récit ou encore de l'émotion, pour redonner temporairement la main au visible, à défaut de son autonomie complète. Le motif du silence - décliné selon quatre approches entrecoupées de focalisations sur des moments silencieux - sera donc ici mis en exergue dans sa capacité à stimuler des récits fictionnels mais aussi documentaires.
    Dès lors il conviendra de sa poser la question : par quoi est-il compensé ? C'est que le silence est très vite devenu un recours dramatique très efficace, non pas à le considérer isolément, mais grâce à sa confrontation ou sa juxtaposition avec les composantes de la bande-son que sont la parole, la musique et les bruits. Autrement dit, le silence a besoin d'elles pour résonner, à défaut de s'imposer comme quatrième composante.
    L'auteur Antony Fiant est professeur en études cinématographiques à l'université Rennes 2. Il travaille sur l'esthétique et la dramaturgie du cinéma contemporain, qu'il soit de fiction ou documentaire, et plus particulièrement sur le cinéma soustractif et la représentation des peuples. Il collabore à plusieurs revues de cinéma (Trafic, Positif et Images documentaires) et est l'auteur de quatre essais dont : Pour un cinéma contemporain soustractif (2014, Presses universitaires de Vincennes) et Wang Bing.
    Un geste documentaire de notre temps (2019, éditions Warm). Il a aussi coordonné, aux éditions Yellow Now, avec Gilles Mouëllic et Caroline Zéau, Johan van der Keuken. Documenter une présence au monde (2020, "Côté Cinéma"). Côté cinéma / Motifs Une collection de livres de cinéma, dont la modeste ambition est de s'attacher à constituer une iconologie, un inventaire des éléments matériels qui, alors même qu'ils semblent n'être que banal contexte, environnement bordinaire, voire contraintes météorologiques inévitables, font pourtant sens au cinéma.
    Ainsi la neige, les nuages, la lumière, le vent, le flou, les cafés, les ruines... , autant de matières, de motifs que le cinéma enregistre et qui colorent, dramatisent, rendent lyriques ou dynamisent les récits. Chaque volume s'appuiera sur un motif particulierpour mettre des films en relation et mettre au jour des coïncidences entre des cinéastes.

  • Tout le monde connaît Piero della Francesca, un des plus grands artistes de l'histoire de l'art. Et tout le monde connaît au moins de vue sa peinture la plus célèbre : la Flagellation dite d'Urbino, en référence à son lieu de conservation. La Flagellation n'est pas seulement une des oeuvres les plus fameuses de la Renaissance italienne et du quattrocento en particulier. Elle est la Renaissance qu'elle incarne à elle seule, purement et simplement, tant d'un point de vue formel qu'iconographique.
    L'une des images les plus débattues aussi depuis des siècles par la critique qui tente désespérément de lever le mystère et résoudre l'énigme qu'elle renferme apparemment. Ce livre, fruit d'une recherche acharnée depuis plus de vingt ans sur les chemins de la Grèce et de l'Italie, révèle enfin son sens profond tout en dévoilant pour la première fois de façon probante l'identité des protagonistes de la représentation.
    Une rencontre diplomatique pour sauver Byzance de la catastrophe imminente qui la guette et une Passion allégorique afin d'exprimer les souffrances de l'Eglise chrétienne d'Orient, c'est le sens littéral qu'elle exprime. Image de propagande subliminale, elle contient également un voeu implicite : laver la réputation du duc d'Urbino tragiquement assassiné et, surtout, faire renaître le grand empire romain à travers la réconciliation oecuménique et culturelle de Rome avec Constantinople enfin réunis, depuis le grand schisme, dans une même croisade pour la civilisation contre le barbare ottoman.
    Sol invictus d'Apollon-Constantin, premier empereur romain chrétien et fondateur de Byzance, qui s'assimile au Christ miséricordieux et vainqueur de l'obscurantisme. Plus que jamais ce tableau, que nous n'hésitons pas à qualifier comme l'image la plus importante du quinzième siècle, et le livre qui l'illumine dans toute sa beauté et sa vérité cachée sont d'actualité pour comprendre l'histoire des relations entre les deux pôles géopolitiques de l'Europe alors que se profile de nouveau à l'horizon de l'Orient la menace impérialiste de ceux qui ont la nostalgie d'un autre temps.

  • L'enfant doit se coucher mais il a peur du noir. Il retarde le moment où la lumière s'éteindra, dévorée par la nuit. Les ténèbres l'aveugleront bientôt. « Encore une histoire ! » quémande-t-il à ses parents lassés de relire encore et toujours le même conte dont les pages poisseuses commencent à se déchirer. Les adultes ont oublié qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort.
    Le cinéma a cherché, dès l'entrée en gare de La Ciotat dans le train des frères Lumière, à reproduire et conserver le mouvement du monde. Pourtant, les corps endormis traversent silencieusement les films, l'histoire et les histoires du cinéma :
    Chez Méliès, Vigo, Cocteau, se glissent des dormeurs hallucinés, des insomniaques révoltés, des poète somnambules. Par conséquent, pourquoi filmer des dormeurs?
    Pourquoi le cinéma a-t-il besoin de se confronter sans cesse à l'immobilité du sommeil de ses personnages ?
    Faisons une hypothèse : et si le sommeil était le flot souterrain dans lequel se revitalisait sans cesse le cinéma ? Les compromis que nous inventons, enfant, pour éloigner les monstres dévorants ne disparaissent pas avec les années et le cinéma en serait la trace. Les adultes font semblant d'avoir oublié les dangers du sommeil, mais la lutte vitale que livre le cinéma aux monstres de l'enfance est là pour les leur rappeler.

  • Béla Tarr déclarait en 1987 : " Je déteste les histoires, puisque les histoires font croire qu'il s'est passé quelque chose. Or il ne se passe rien : on fuit une situation pour une autre. De nos jours, il n'y a que des situations, toutes les histoires sont dépassées. Il ne reste que le temps. La seule chose qui soit réelle, c'est probablement le temps. " Ces propos, qui sont programmatiques de l'oeuvre du cinéaste, éclairent ce qui l'a amené - à l'orée des années 80 - à abandonner l'approche sociocritique qui fondait ses premiers films dont les histoires humaines étaient tissées des espoirs déçus du communisme.
    Avec la " trilogie démoniaque " (Damnation, Sátántangó, Les Harmonies Werckmeister), Béla Tarr entame une collaboration avec le romancier László Krasznahorkai. Il ne cessera, dès lors, de filmer les laissés pour compte qui parcourent les plaines boueuses de la Hongrie postcommuniste et s'égarent dans des bars vétustes, manipulés par de petits escrocs. Il élit un formalisme cinématographique strict et singulier : pellicule noir et blanc, travellings latéraux, longs plans au steadycam accompagnant ceux qui errent, filoutent, épient ou, simplement, attendent.
    Enfermés dans des situations de désintégration de plus en plus radicales, hommes et animaux ont surtout pour lien la pluie, le vent et la boue qui rythment le quotidien. De la colère et de la révolte des premiers films aux oeuvres récentes empreintes de désillusion, cet ouvrage propose de questionner l'oeuvre d'un cinéaste majeur et pourtant trop méconnu. Une oeuvre où se manifeste, dans un formalisme radical à la beauté noire, le déclin inflexible des existences et le passage implacable du temps.

  • Johan van der Keuken (1938-2001) est l'auteur d'une oeuvre considérable traversée par une grande diversité de pratiques et de formes : la photographie, le cinéma (une soixantaine de films), l'installation et l'écriture théorique s'y côtoient dans un mouvement de perpétuel questionnement des formes et des techniques. Son parcours couvre près de cinquante années de cinéma, depuis l'émergence du cinéma direct jusqu'à l'avènement du numérique, et la diversité des propositions esthétiques qui s'y déploient font de lui un cinéaste inclassable, en perpétuelle lutte contre les grammaires et les conformismes.
    Construits autour d'un dialogue permanent entre l'intime et le politique - « on regarde le monde de l'intérieur de soi » a-t-il écrit - les films de Johan van der Keuken interrogent la complexité des interdépendances qui animent la société moderne ; le regard qu'il porte sur les relations entre le nord et le sud, entre l'économie et l'environnement, entre le local et le global travaille avec une étonnante pertinence les problèmes qui agitent notre actualité.
    Parmi les chercheurs en cinéma et cinéastes qui ont contribué à ce volume, certains ont été ses compagnons de route dans l'exercice d'une pensée du cinéma toujours en expansion et ouverte à l'échange, d'autres ont découvert plus tardivement l'importance de son oeuvre et témoignent par leurs travaux de sa fertilité et de sa pérennité. Ces contributions au vaste champ d'investigation que cette oeuvre nous tend explorent les nombreuses hybridations qui composent sa poétique - entre le cinéma et les arts, entre l'art et la technique, entre l'image et le texte, entre l'anthropologie et l'avant-garde - pour éclairer les tensions signifiantes qui sous-tendent sa puissance politique.

  • L'histoire est librement inspirée de La fille du roi dragon, un conte classique chinois, sorte de variation orientale de La petite sirène d'Andersen. Le monde est divisé en deux : d'un côté celui des humains, de l'autre celui des dieux de la mer dont est issue la jeune Dahut.
    Cette dernière ne craint pas de braver les interdits de sa mère, la déesse Boddhisatava, pour assister à une grande fête dans le monde des humains. Elle fait là une découverte qui va la bouleverser. Les humains consomment de la chair de poisson. Or Dahut, comme son peuple, créatures mi-marines mi-humaines, considère les animaux marins comme des êtres dont la vie est sacrée. Elle assiste impuissante aux tueries et au gaspillage des poissons. Dahut souhaite retourner dans son monde et retrouver les siens, mais elle se retrouve confrontée à un dilemme : le chemin du retour lui restera inaccessible si elle ne tue pas à son tour un être dont le sang s'écoulera pour lui ouvrir le passage. Refusant cet acte de barbarie, elle restera parmi les humains en choisissant d'en tirer parti pour tenter de faire disparaître leurs pratiques criminelles et protéger son peuple.

  • Le lecteur est emmené dans l'errance d'un personnage perdu dans un environnement qui lui est étranger. Il s'agit ici peut-être d'un migrant fraîchement débarqué sur la côte italienne. Le récit ne confirmera pas cette sensation mais on y vit une étrangeté telle que celle du récit minutieux, La promenade, de Robert Walser. Le personnage principal apparaît en silhouette. Personne ne le voit vraiment.
    Contrairement aux autres personnages rencontrés et les lieux parcourus qui présentent une caractérisation parfois quasiment photographique. De la sorte, Corso à contre-main est comme un cortège de carnaval que l'on prendrait à contre-sens. Surprenant et déstabilisant avec la conscience de ne pas être à sa place. En espagnol, corso a contramano désigne aussi le fou, ou celui qui est perçu comme tel, en prenant à revers le chemin attendu, malgré tous les avertissements.
    Le personnage du récit incarne cette figure du fou. Il porte une attention inadaptée à son environnement. Tout y devient signifiant et est pris au pied de la lettre. Là apparaît ainsi une forme de glossolalie. L'italien, langue étrangère de son environnement immédiat est compris comme une suite quolibets à son égard. Il tente de supporter cette langue et ce monde qui ne semble pas vouloir de lui tout en continuant à avancer droit devant lui.

  • Juliaan Lampens 1950-1991 est la réédition du catalogue publié en 1991 par le Centre d'arts deSingel. La main du maître est explicitement présente dans tous les aspects de cette publication, ce qui en fait un ouvrage de référence unique.
    Juliaan Lampens a contribué à façonner le livre, au propre comme au figuré, sélectionnant les textes et les images, apposant des notes manuscrites, en étroite collaboration avec le concepteur graphique.
    Les publications sur Juliaan Lampens sont rares et très recherchées. L'intérêt pour l'oeuvre de cet architecte n'a cessé d'augmenter ces dernières années, y compris à l'international, comme en témoigne le numéro du célèbre magazine d'architecture japonais a+u qui lui est consacré.
    Avec cette réédition, complétée par une biographie mise à jour, l'Institut flamand d'architecture répond à une demande sans cesse croissante. De plus, des textes qui n'avaient pas été traduits pour l'édition originale ont fait l'objet d'une traduction en français et en anglais.
    Le lecteur se voit ainsi proposer trois éditions équivalentes en un seul volume.

  • « Le masque, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs, rituel ou profane, transforme la personne qui le porte. Outil de la métamorphose, il agit aussi bien sur le porteur, que sur l'assistance et l'environnement. Le masque crée des relations, il est un « médiateur ». À travers lui, on négocie et réaffirme notre rapport aux autres, à la nature, à la ville, à la mort, aux genres, à la hiérarchie... Le masque (compris au sens large comme l'ensemble masque-costume) prend ses racines aux sources de l'humanité. Par nature ambigu, il implique une dualité. Il questionne notre identité en initiant un jeu de dissimulation et de révélation. Sous le couvert du masque, on peut s'affranchir de son apparence et laisser éclater son individualité, ou, au contraire, opter pour un rôle qui semble aller à l'encontre de notre personnalité. À la manière des masques au sein des rituels, les créations de Stephan ne sont que la partie visible et matérielle d'un réseau bien plus complexe de relations. Leur fonction, d'abord, n'est pas tellement différente de celle des masques rituels. Objets hybrides et médiateurs, ils participent à tisser des liens entre différents univers - géographiques, sociaux, visibles et invisibles - et des personnes - des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des enfants, des juges, des monstres etc. Derrière l'objet - qui subsiste et peut être exposé - il y a les légendes, les performances, les émotions, les acteurs, et surtout les communautés. » (Clémence Mathieu)

  • L'ouvrage retrace la carrière hors du commun de Fabienne Delvigne, femme entrepreneuse belge, créatrice de chapeaux et détentrice d'un savoirfaire artisanal de haut luxe. Dans toute l'Europe, les créations de Fabienne Delvigne subliment la beauté des femmes. En 2001, c'est la consécration, elle obtient la confiance de la famille royale de Belgique qui la gratifie du titre très convoité de Fournisseur Officiel de la Cour de Belgique.

  • Nombre de livres analysent les films comme objets finis, de l'extérieur, mais il n'en existe pas vraiment, à ce jour, qui analysent l'acte de création cinéma lui-même, dans ses choix et sa dynamique.
    Tout film, toute séquence, tout plan, portent la trace du geste de création dont ils sont l'aboutissement. Cette trace, c'est comme la touche du peintre lorsque l'on s'approche du tableau que l'on a d'abord regardé à la distance convenue : on voit alors le contact du pinceau avec la toile, la matière même dont est faite l'oeuvre.
    C'est le propos de ce livre : essayer d'approcher l'acte de création de l'intérieur, à la naissance même de ce que va être le film, et tout au long de son processus de création.
    Il assemble des textes écrits pour diverses revues, publications et conférences.
    Il trace le chemin d'une réflexion continue de plus de vingt ans, où s'approfondit le travail sur quelques cinéastes essentiels à cette approche :
    Hitchcock, Rossellini, Godard, Bergman, Renoir, Eustache, Mizoguchi, Truffaut, Jean Vigo, Kiarostami.
    Il s'adresse à tous ceux que les questions de création (et pas seulement au cinéma) concernent ou intéressent. Ecrit dans un style simple, accueillant, sans jargon universitaire et sans barrières théoriques. Destiné bien sûr aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs en cinéma, il est susceptible d'ouvrir de nouvelles voies à l'analyse de film (quelque peu exténuée aujourd'hui à l'université, dans sa forme académique) et à la recherche en cinéma.

  • Les cris d'indignation, de protestation, de revendication ont des significations politiques. ils ne relèvent aucunement d'états d'âme. un cri n'est pas un stade éphémère dans la voie d'une dissolution. Les cris évaluent des partages sociaux, interrogent des rapports de forces, des normes politiques violemment incarnées, des désinvoltures écologiques, des genres fermés sur eux-mêmes, le patriarcat, le racisme et autres phobies sociales. L'auteur soutient ici qu'ils doivent être compris comme des paroles de contre-violence, instaurant un écart par rapport à une situation réputée consensuelle. chacune de ses neuf notes, explorant les différents régimes de réception du cri de Plutarque jusqu'à sartre, Deleuze, Derrida, Foucault, Lyotard ou rancière, fonctionne comme un exercice de déprise de l'interprétation qu'imposent ceux qui ne veulent pas les entendre, alors qu'ils sont indispensables à la vitalité politique démocratique, tissée d'indignations, de protestations, de revendications.

  • Een jongen ziet zijn vrienden één voor één in de duisternis verdwijnen. Zet hij zijn eigen leven op het spel om ze te redden?

  • Kanar possède un style graphique épuré immédiatement reconnaissable, qu'il s'agisse de ses personnages filiformes ou de ses collages tout aussi décapants. rien de notre actualité morose ni des travers de notre humanité n'échappe à son humour corrosif et souvent dérangeant qui ne connaît d'autre règle que de faire mouche.
    Tantôt critique sarcastique des dérives et aux délires d'une politique aussi envahissante qu'irresponsable, dans l'esprit du dessin de presse cher à Charlie Hebdo, tantôt moraliste irrésistible de drôlerie plus proche de Mix et remix pour dépeindre les misères de l'âge et de l'époque, le trait acéré de Kanar nous propose au fil des ans une revue de presse dont il a retenu pour nous un florilège exceptionnel qui aborde tous les sujets qui fâchent, sans tabous ni préjugés. un ouvrage à recommander de toute urgence à tous ceux que l'actualité ne fait pas rire, comme un vaccin contre la résignation ou une cure de jouvence pour mieux réfléchir en sachant rire de nous-même.

    Sur commande

  • En 1922, trois très jeunes gens créent une revue d'avant-garde du nom de 7 Arts. Comme son nom l'indique, elle entend promouvoir tous les arts mais surtout leur synthèse, vue au travers de l'architecture et du cinéma, qui ont cette particularité de les réunir tous. Pierre Bourgeois, le poète, Victor Bourgeois, l'architecte et Pierre-Louis Flouquet, le peintre, seront bientôt rejoints par Georges Monier, le musicien et Karel Maes, peintre mais aussi graveur et créateur de meubles. Les 5, comme ils s'appellent, vont très rapidement fédérer toute l'avant-garde belge et jouer un rôle majeur tant au niveau national qu'international dans la promotion d'un art moderne réconcilié avec la vie. Leur revue, qui paraîtra toutes les semaines, 6 mois par an, tout au long de 6 saisons et ce jusqu'en 1928, attirera des littérateurs comme Paul Werrie, Léon Chenoy et Maurice Casteels, des peintres comme Jean-Jacques Gailliard, Victor Servranckx, Jos Léonard, Jozef Peeters et Felix De Boeck, des cinéastes comme Charles Dekeukeleire, des architectes comme Satanislas Jasinski, Huib Hoste, Servranckx, Lucien de Vestel et Alfons Francken, des urbanistes comme Louis Van Der Swaelemen, et même des spécialistes du sport comme Géo Charles. L'ouvrage qui leur est consacré, tout comme l' exposition en marge de laquelle il est publié et qui se tiendra au CIVA à Bruxelles en 2020, envisage la revue 7 Arts sous l'angle de la synthèse des arts, et pour ce faire, met en évidence les correspondances entre ceux-ci en les plaçant sous le signe de la plastique pure, autrement dit, l'abstraction géométrique. Peu connue aujourd'hui, cette revue a pourtant eu une importance réelle. L'exposition et le livre qui lui sont consacrés sont une belle opportunité de découvrir le projet ambitieux qu'a été la création de 7 arts.

  • Tous le pensaient disparu corps et âme durant la campagne de Russie... Pourtant, trois ans plus tard, le 16 janvier 1815, il réapparait à Turnhout, à pied, tenant sous le bras son portrait « peint par une princesse russe belle comme le jour ». À l'origine d'un véritable mythe au sein d'une famille campinoise, ce tableau a été le point de départ d'une vaste recherche destinée à retracer l'itinéraire du célèbre aïeul.

  • Nicolas Kenny prend pour fil conducteur l'expérience, vécue de l'intérieur, d'un journaliste chevronné de la radiodiffusion belge francophone. La carrière de Charles Van Hauteghem débute dans l'immédiat après-guerre, quand les ondes font partie du quotidien à Bruxelles comme dans tout le pays et au Congo, alors colonie belge. Nicolas Kenny qui l'a longuement interviewé, montre, en se basant aussi sur de nombreuses archives d'époque, comment la radiodiffusion a contribué à façonner la culture urbaine d'une époque, avant que la télévision ne s'impose, obligeant les radios tant nationales que locales à s'inventer de nouveaux défis.

  • Ouvrage collectif sous la direction scientifique de Carine Fol, docteure en histoire de l'art, spécialiste de l'art brut.

    Textes de Patrick Allegaert, Docteur Bâton, Christian Berst, Baptiste Brun, Yolande De Bontridder, Aliénor Debrocq, Arnout De Cleene, François Delvoye, Anne-Marie Dubois, Savine Faupin, Johann Feilacher, Carine Fol, Bruno Gérard, Sarah Lombardi, Bart Marius, Pierre Muylle, Laura Neve, Thomas Röske, Robert Sterck, Sam Steverlynck, Ton Thelen, Hans Theys, Yves Vasseur, Tatiana Veress et Pascale Viscardy.
    Publication à l'occasion de l'exposition MONSens dans le cadre de « Mons 2015 - Capitale européenne de la Culture » À travers les contributions des directions des plus grandes collections d'art arut européennes (Prinzhorn Sammlung, Heidelberg - LAM, Villeneuve d'Ascq - Hôpital Sainte-Anne, Paris - Haus der Künstler, Gugging - Museum Dr. Guislain, Gand - MADmusée, Liège - art & marges musée, Bruxelles), cet ouvrage propose une approche historique et critique de l'art arut et « outsider » ainsi qu'un large choix d'oeuvres emblématiques et originales.

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