Ecosociete

  • L'automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s'imposer comme l'étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l'urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient.
    Il livre une charge pour sortir ces "requins d'acier" de nos villes, qu'ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l'aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l'auto solo de nos villes. L'automobile est un piège, il est temps de s'en libérer.

  • L’automobile a transformé radicalement nos villes, au point de s’imposer comme l’étalon de mesure de la planification urbaine. Architectes et urbanistes ont embrassé cette vision de la ville qui mène à des espaces pollués, peu sécuritaires, et dont les infrastructures pèsent lourd sur le trésor public. Devant l’urgence climatique, Olivier Ducharme veut renverser ce modèle pour redonner au piéton la place qui lui revient. Il livre une charge pour sortir de nos villes ces « requins d’acier », qu’ils soient électriques ou à essence, et remettre la vie de quartier et le transport collectif au centre de l’aménagement urbain. Pour se libérer des embouteillages et amorcer la transition écologique, nous devons avoir le courage politique de bannir l’auto solo de nos villes. L’automobile est un piège, il est temps de s’en libérer.

  • Le tourisme est la première industrie mondiale, même s'il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé aux occidentaux qui, depuis l'avènement des congés payés, ont intégré « un devoir d'ailleurs et de loisirs ». Mais qui n'a pas senti ce malaise, dans une boutique de souvenirs ou sur une plage des Caraïbes couvertes de baigneurs blancs ? Car même les mieux intentionnés des voyageurs contribuent malgré eux à la mondophagie touristique. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette conquête démesurée des quatre coins du monde : ni la pollution qu'elle impose, ni la disparition des spécificités culturelles qu'elle vient niveler et encore moins la conscience de l'Autre qu'elle réduit à une relation marchande. Pouvons-nous nous évader du tourisme ?

  • Le tourisme a connu un essor important ces dernières décennies, même si cette activité n'est pratiquée que par une infime partie de la population mondiale. Un secteur d'activité qui n'est pas sans effets délétères sur les populations, les paysages, les territoires, même dans ses incarnations les plus « vertes » et « responsables ». Est-ce à dire qu'il faudrait dans ces conditions aller jusqu'à cesser de voyager?
    C'est à cette vaste réflexion que nous convie Rodolphe Christin dans ce court et percutant essai dans lequel il tente de montrer que « le voyage est par-dessus tout un acte de l'esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu'il conviendrait cependant de sauver ».

  • Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. En ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui.
    Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu. Philippe Godard travaille avec des publics considérés comme difficiles, dans divers dispositifs éducatifs. Il est l'auteur de livres documentaires pour la jeunesse et d'ouvrages contre le travail des enfants, sur la culture numérique ou l'écologie, dont Le travail, et après ? (Ecosociété 2017, avec Rodolphe Christin, Jean-Christophe Guliani et Bernard Legros).

  • Un nombre croissant de chercheur.e.s imputent la responsabilité de la crise écologique à la « civilisation ». La domestication des plantes et des animaux aurait été à l'origine non seulement de la destruction de la nature, mais aussi des premières hiérarchies au sein des sociétés humaines. En quoi ces théories primitivistes pourraient nous aider à affronter la crise écologique actuelle et à en sortir ? Est-il raisonnable d'administrer le remède qu'elles prescrivent ? Soit les sociétés humaines seraient condamnées à s'autodétruire, soit nous pourrions encore agir sur notre destinée collective et assurer notre salut en rétablissant les conditions édéniques de la vie préhistorique. Dans les deux cas, les théories primitivistes ne nous condamnent-elles pas à l'impuissance politique ?

  • Travailleuse d'usine mexicaine, cultivateur de riz indien, ménagère ougandaise, fermière aymara: ces personnes ont en commun d'être nées dans des nations exploitées ou opprimées. C'est le résultat de l'ordre mondial institutionnalisé?: la prospérité de l'Occident vient en grande partie de l'appauvrissement du reste du globe. Pourtant, les positions antimondialisation actuelles sont trop souvent synonymes de fermeture des frontières et de repli sur soi. Pour faire contrepoids, Maïka Sondarjee développe une position internationale pour la gauche qui est réellement solidaire avec les nations du Sud: l'internationalisme radical. Avec cette vision anticapitaliste, décoloniale et féministe de la coopération internationale, elle souhaite intégrer l'Autre au coeur de nos préoccupations. Une invitation à décoloniser la solidarité internationale et à envisager une transition globale juste, seule façon de ne pas perdre le Sud.

  • Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu'il n'y aura pas de « développement durable »; la décroissance semble être la seule manière d'arrêter la catastrophe en cours. Synthèse claire et originale des réflexions qui s'inscrivent dans cette perspective, cet ouvrage est aussi un convaincant plaidoyer pour envisager la transition d'un monde essentiellement basé sur l'entreprise vers un monde fondé sur les communs. La course à la croissance nous éloigne sans cesse davantage de la liberté et de l'égalité qui nous ont été promises. Tel est le « mal de l'infini ».
    Pour en guérir, les prières aux gouvernements et les incantations vertueuses ne suffiront pas. Une vraie bataille est à mener, sur plusieurs fronts, et ce livre offre un moyen de s'armer pour avancer sur celui des idées.

  • Point de haine de l'économie là où on nous fait aimer l'argent (à tout prix). Point de haine de l'économie, mais une économie de la haine. Le programme : faire l'économie de la haine. Haïr sans qu'il n'y paraisse. Ainsi s'investit-on dans l'asservissement à l'argent. L'argent fait écran : faut-il vraiment qu'on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d'une action monte en Bourse ? Pourquoi faisons-nous l'économie de ces questions ? Pour Alain Deneault, cette façon « obligée » d'appréhender le réel participe de l'autocensure, un phénomène qui ne relève pas de la psychologie individuelle, mais d'un fait social.

  • Pour l'humanité, la crise écologique mondiale constitue sans doute le plus grand défi à relever de son histoire. Même si cette crise ne menace pas sa survie en tant qu'espèce, elle risque d'exacerber les inégalités et les conflits sociaux, de renforcer la concentration des pouvoirs politiques et de détruire durablement les conditions nécessaires à l'épanouissement des êtres humains. Comment réinventer une relation moins conflictuelle avec la Terre ? Pierre Madelin se livre ici à l'examen des possibilités « révolutionnaires » pour rompre avec « l'imaginaire de domination rationnelle du monde » qui nous a menés au bord du gouffre. Cet imaginaire, lié à l'avènement de la science et de la philosophie modernes (Francis Bacon, René Descartes...), a abouti à un arrimage de la nature à la technique, une métaphysique du progrès, une idéologie de la croissance et du développement, etc. Or, pour Madelin, « Nous étions persuadés de mener une guerre contre le monde pour notre propre bien, et nous découvrons que c'est à notre propre humanité que nous n'avons cessé de livrer bataille. » Il estime que cette transformation majeure de nos imaginaires demeurera impossible si elle ne s'accompagne pas d'une révolution sociale et politique. D'un point de vue politique, c'est le capitalisme qui doit être désigné comme l'ennemi à abattre parce qu'il est devenu le seul dispositif techno-économique encore porteur de cet imaginaire de domination rationnelle du monde. Sortie de la crise écologique et sortie du capitalisme peuvent donc être considérées comme synonymes, à condition que le capitalisme ne soit pas remplacé par un autre système porteur de ce même imaginaire.

  • Et si nous désobéissions, si nous cessions d'être de sages consommateurs ? Paul Ariès nous invite à suivre les réflexions des objecteurs de croissance, de l'alimentation à la désobéissance civile, en passant par la publicité, le rationnement et la gratuité. Quand 20 % des humains s'approprient 86 % des ressources disponibles sur T erre, parler de décroissance devient une nécessité.
    Égratignant à la fois spéculateurs environnementaux et vendeurs de développement durable, il appelle à la « croissance » de l'imaginaire et des liens sociaux, pour s'offrir collectivement une vie plus libre, plus signifiante et, finalement, plus humaine. Il revient sur 10 ans de combats de la décroissance qu'il aime décrire comme un « chemin de crête », dont pourraient découler le pire et le meilleur.

  • Comment s'émanciper de cette servitude volontaire où consommation et capitalisme riment avec destruction des conditions de vie sur Terre? Aller au supermarché en voiture, changer de iPhone tous les six mois, passer trois heures par jour devant un écran, cela fait pourtant partie du quotidien de la plupart de nos contemporains. Or, sans une véritable transition écologique, nous assisterons inévitablement à une série d'effondrements systémiques. Pour rompre avec l'imaginaire de domination rationnelle du monde hérité de la science et de la philosophie modernes, Pierre Madelin explore les possibilités révolutionnaires du présent en convoquant l'écologie politique libertaire. Si le capitalisme est l'ennemi à abattre, un changement de paradigme, qui concerne autant le climat, l'énergie, la démographie, la question animale que l'organisation politique des sociétés, est en marche. Avec une lucidité salutaire et par-delà toute pensée réactionnaire, Pierre Madelin nous invite à conserver le monde en tant que monde.

  • Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui ? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale ? Leurs visions opposées du rôle de l'État sont-elles irréconciliables ? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis actuels ? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans ce dialogue vigoureux et fécond.
    Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur de cette discussion franche et riche en références historiques où la volonté de faire « cause commune » l'emporte.

  • Lorsqu'une marée noire souille le littoral français, qu'un centre de recherche perd une subvention, qu'une usine ferme, que le statut d'intermittent du spectacle est menacé, que les travailleurs pauvres se multiplient, c'est à cause des paradis fiscaux et des législations de complaisance. Source d'inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et les particuliers fortunés explique en grande partie les politiques d'austérité. « C'est légal ! », claironnent les fautifs. En cinq chapitres d'une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment les définir, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer cette loi des puissants ? Il est urgent de mettre fin à ce mécanisme insensé par lequel les contribuables financent les banques par le service de la dette et les services publics dont profitent les entreprises, tout en s'appauvrissant. Il faut se saisir collectivement de la question des paradis fiscaux pour que ce qui est légalisé ne le soit plus.

  • Pour sortir de la seule critique des élites au pouvoir, l'IRIS a décidé de brasser la cage. Quelles seraient les politiques qu'un gouvernement au service du bien commun pourrait mettre en branle dans un premier mandat? Dans cet exercice de politique fiction, les chercheur.e.s passent de la réaction à la proposition à travers cinq chantiers prioritaires : la réduction du temps de travail, la démocratisation de l'économie et des lieux de travail, la solidarité sociale, l'occupation du territoire et la transition écologique. Il en ressort un éventail d'alternatives concrètes et audacieuses pour changer le Québec, à l'opposé des politiques d'austérité. Loin de vouloir imposer un plan déjà défini, l'idée est de lancer des débats. Avec le désir d'inspirer, au bout du compte, un certain goût pour l'audace et l'ambition collective. Vous embarquez?

  • Pourquoi tolérons-nous la pauvreté malgré la richesse de nos sociétés? Comment expliquer ce manque de solidarité envers les personnes les plus vulnérables, en particulier celles à l'aide sociale? Olivier Ducharme s'attaque aux politiques d'assistance sociale fondées sur le modèle de la «contrepartie», adopté par la majorité des pays occidentaux et imposant des conditions à quiconque veut s'en prévaloir. Ainsi, au Québec, l'État verse à la personne demanderesse une prime financière si elle participe à un programme d'insertion à l'emploi; dans le cas contraire, on va jusqu'à lui imposer des pénalités financières. Dénonçant cette politique inique de la carotte et du bâton, Ducharme cherche du même souffle à réhabiliter l'image que nous nous faisons du «pauvre». Remettant en question certains dogmes, comme le travail et l'argent, il plaide pour une aide sociale éthique, centrée sur la solidarité humaine et détachée de l'emprise du marché du travail. Contre les mensonges du néolibéralisme, l'heure est venue de défendre un droit inconditionnel à l'assistance sociale.

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