Littérature traduite

  • L'édition de référence dans une présentation renouvelée. Lecture recommandée en 6 ème et 5 ème par le Ministère de l'Education National. Dans la petite île d'Ithaque, Pénélope et son fils Télémaque attendent Ulysse, leur époux et père. Voilà vingt ans qu'il est parti pour Troie et qu'ils sont sans nouvelles. De l'autre côté des mers, Ulysse a pris le chemin du retour depuis longtemps déjà, mais les tempêtes, les monstres, les géants, les dieux parfois, l'arrêtent ou le détournent de sa route...
    Premier grand voyageur, Ulysse découvre l'Inconnu, où naissent les rêves et les peurs des hommes depuis la nuit des temps. L'Odyssée nous dit cette aventure au terme de laquelle le héros retrouve enfin, aux côtés de Pénélope, " la joie du lit ancien ". A partir de 12 ans.

  • Cette chronique d'une année dans la vie d'une famille américaine pendant la guerre de Sécession est bien autobiographique, mais, à l'image de la famille de l'auteur, celle des March n'est ni aussi conventionnelle ni aussi ordinaire qu'on a bien voulu le faire croire au lecteur. Car, de ce livre, ressort la figure forte de Josephine, dite Jo : alter ego affiché de Louisa May Alcott, elle est la rebelle en conflit avec le modèle féminin en vigueur dans la société puritaine de l'Amérique du XIXe siècle. Elle dit qu'on peut être mal dans la peau d'une fille dans le Boston des années 1860, avoir envie de prendre des airs de garçon et nourrir de farouches ambitions littéraires, être pieuse sans être soumise - bref, qu'on peut vivre en 1868 et être progressiste.

  • L'édition de référence dans une présentation renouvelée. Lecture recommandée en 5 ème par le Ministère de l'Education National. Epopée maritime, roman universel, allégorie biblique, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les approches, toutes les définitions. On y entre comme on poserait le pied sur un continent ; on en sort non pas en lecteur, mais avec le sentiment d'avoir vécu une expérience.
    D'ailleurs, on n'en sort jamais tout à fait. Ce livre est hanté : il suffit d'en parcourir quelques pages pour être habité définitivement. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe... A partir de 12 ans.

  • Au milieu du XVIIIe siècle. Jim Hawkins, douze ans, fils d'aubergiste, entre en possession du plan de la cachette d'un fabuleux trésor. Avec le docteur Livesey et le sieur Trelawney, il prend la mer sur l'Hispaniola. Leur équipage ? Les recrues d'un certain Long John Silver, ancien marin à jambe de bois reconverti en maître coq. Au programme de français des classes de 5ème.

  • Comme tous les chefs-d'oeuvre de la littérature, La Divine comédie est un livre que l'on cite souvent, mais que l'on croit pouvoir se dispenser de lire. Ce qui est infiniment regrettable. Car ce poème de de sept cents ans, ce long poème de plus de quatorze mille vers, écrit en italien populaire, est tout à la fois un chant d'amour, une méditation spirituelle, un récit de voyage fantastique et une exploration de l'au-delà qui prend des allures allégoriques de plongée dans des mondes surnaturels. Le rêve devient cauchemar quand apparaissent des animaux fabuleux, des géants, des fées ou des monstres...
    La Divine Comédie appartient désormais au patrimoine universel. Le monument qu'est devenue l'oeuvre est si imposant qu'on hésite à y pénétrer. Il n'est pas inutile alors d'entrouvrir une porte modeste, celle d'une édition abrégée. C'est par ce moyen qu'on peut rendre familier un « classique » dont on verra qu'il a toujours quelque chose à nous dire.
    « Dante peuplait l'Enfer de ses haines et le Paradis de ses amours, écrit Alexandre Dumas. La Divine Comédie est l'oeuvre de la vengeance. Dante tailla sa plume avec son épée. »

  • "Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d'une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d'une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s'affaiblir avec l'âge. C'est-à-dire, avec l'apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l'écroulement des traits, l'empâtement du menton, etc.
    Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu'a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l'étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle. Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l'époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l'effet de ce qu'il est, finira par prendre la tête qu'il mérite..."


  • dans la littérature occidentale, les histoires d'amour finissent mal, c'est un fait connu.
    tel est bien l'argument de cette pièce majeure d'amour et de mort, l'une des plus célèbres de shakespeare. dans une atmosphère de guerre civile, de luttes de clans,
    de haines ancestrales entre familles, seul l'amour-passion entre deux jeunes gens que tout oppose peut conduire la société, mais trop tard, à reconsidérer rancoeurs et préjugés, c'est-à-dire à laver le sang et l'injure par les larmes. en effet, il n'aura pas fallu moins d'un double suicide pour qu'enfin la vérité soit révélée, et les valeurs sociales dominantes mises en cause.
    au-delà du destin tragique des personnages, shakespeare exploite un arsenal d'épisodes que l'on qualifierait aujourd'hui de " gothiques " : meurtres, duels, projets d'enlèvement, fausse mort, empoisonnements, profanation de tombeaux. c'est sans doute ce qui a conduit le classicisme français à ignorer ce théâtre considéré comme de mauvais goût, mais aussi, et pour cette raison même, le romantisme à y voir le parfait modèle du mélange des genres, oú le grotesque voisine avec le sublime.
    profondément ancrée dans le contexte sociopolitique de son temps, la pièce a pourtant su s'imposer comme symbole de l'amour impossible et inspirer durablement tous les champs de la création. elle est présentée ici dans une version abrégée permettant de la jouer en classe.

  • Jane Eyre, une jeune orpheline d'une dizaine d'années, est recueillie par une tante acariâtre qui la transforme vite en Cendrillon. Traitée comme une domestique, en butte aux brimades et aux humiliations, Jane se rebelle et est envoyée dans une pension où elle finira par devenir professeur, avant d'entrer comme préceptrice au manoir de Thornfield, sous les ordres de l'inquiétant et fascinant M. Rochester. Mais le manoir et son maître recèlent un terrible secret...Coups de théâtre, rebondissements inattendus, hurlements de rire terrifiants dans un manoir hanté par une présence menaçante et cachée, incendies criminels, histoire d'amour maudit, fuites éperdues dans la lande ont assuré à Jane Eyre un succès immédiat et durable. La lecture de certains passages de Jane Eyre est recommandée dans les programmes en classe de 5e pour illustrer l'entrée « Avec autrui : famille, amis, réseaux ». La lecture d'un roman autobiographique est recommandée en 5ème et 3 ème (« Se raconter, se représenter ...)12/14 ans.

  • « Je m'éveillai, transi d'effroi, le front couvert de sueur glacée, claquant des dents, agité de convulsions. À la maigre lumière d'une lune jaune qui filtrait par les persiennes, je distinguai le malheureux... le misérable monstre que j'avais créé. Il se cramponnait aux rideaux du lit, et ses yeux, si l'on pouvait appeler cela des yeux, étaient fixés sur moi. Ses mâchoires béaient, il émettait des sons inarticulés, une grimace lui tordait les joues. Peut-être parlait-il. Sa main se jeta sur moi, comme pour m'agripper, mais je m'échappai et m'enfuis en courant au bas des escaliers. Je trouvai refuge dans la cour, où je demeurai le reste de la nuit, en transe, à marcher fiévreusement de long en large, l'oreille aux aguets, craignant le moindre bruit qui eût annoncé l'apparition du démon auquel j'avais si effroyablement donné vie. Quel mortel serait capable de supporter pareille horreur? Une momie réanimée, même, ne pouvait être aussi repoussante. »

  • Depuis une quarantaine d'années, Le Livre de la jungle est irrésistiblement associé dans nos mémoires à la frimousse du jeune Mowgli, aux soucoupes géantes des yeux du python Kaa, à l'ours Baloo qui se gratte le dos sur les troncs de cocotiers, bref à Walt Disney. Si bien que l'on a perdu de vue, parfois, la sobriété et l'élégance du style de Kipling, oublié aussi que l'ouvrage est un recueil de courtes nouvelles, suivi d'un autre, intitulé Le Second Livre de la jungle. Cette édition réunit en un seul volume les deux textes en ne conservant que les nouvelles mettant en scène le « petit d'homme » : « Les frères de Mowgly », « La chasse de Kaa », « Au tigre, au tigre ! », « Comment vint la crainte », « La descente de la jungle », « L'ankus du roi », « Chien rouge » et « La course du printemps ». Une nouvelle adaptation cinématographique : Mowgli, d'Andy Serkis, mêlant prises de vue réelles et captures de mouvement, prévue dans les salles le 24 octobre 2018. >

  • Dracula

    Bram Stoker

    Jonathan Harker, jeune clerc de notaire britannique, est envoyé par son étude dans un sinistre château de Transylvanie afin d'y négocier avec un certain comte Dracula l'achat d'une propriété en Angleterre. Il ne tarde pas à découvrir l'effroyable secret de son hôte : cette créature est un mort-vivant, un vampire qui repose dans un cercueil dont il sort la nuit pour étancher sa soif de sang - et le jeune homme est son prisonnier. Le comte Dracula part pour l'Angleterre, où il choisit pour première victime Lucy, amie de la fiancée de Jonathan, avant de s'attaquer à la fiancée elle-même... Un roman gothique au procédé narratif novateur : lettres, extraits du journal de Jonathan, articles de presse, et même transcription d'enregistrements phonographiques ! Traduction de Lucienne Molitor, texte abrégé par Boris Moissard

  • L'iliade

    Homère

    Tout commence par une banale dispute entre déesses : Athéna, Héra et Aphrodite convoitent la pomme d'or. Pâris, prince troyen arbitre de leur querelle, décrète que la pomme revient à Aphrodite, qui lui offre l'amour d'Hélène, la plus belle des mortelles. Pâris l'enlève et l'emmène à Troie...Le chef-d'oeuvre d'Homère dans la traduction de Leconte de Lisle, abrégée et remaniée à partir du texte grec.

  • Heathcliff, enfant trouvé, a grandi en valet de ferme dans une famille de la campagne anglaise. Il éprouve un fort penchant pour Catherine, la fille de la maison, et celle-ci n'est pas insensible à son charme ; mais elle choisit, le moment venu, d'épouser plutôt un garçon "de son rang", riche par surcroît. Obsédé par un sentiment d'injustice et par son besoin de revanche, Heathcliff, nature violente, démontre une brutalité de réaction dont la charge explosive va produire autour de lui les effets d'une bombe à fragmentation.
    Le tableau des ravages accomplis - désolant champ de ruines - nous est brossé par une jeune romancière qui mourra à vingt-neuf ans sans être pour ainsi dire jamais sortie de chez elle. Traduction de Frédéric Delebecque, texte abrégé par Boris Moissard

  • Un naufrage, une île déserte, la solitude, et pourtant non, daniel defoë transforme toutes ces données et voici comment assurer sa subsistance, bâtir sa maison, faire son pain, élever un troupeau...
    Jamais livre n'a enseigné pareillement l'autonomie et le sens du quotidien, en donnant à la nécessité un tour de liberté, qui transforme la leçon en aventure.
    Et quand paraît vendredi, c'est-à-dire l'autre, celui qui n'appartient pas à la même culture, quelle mise en scène de la mentalité !

  • « Serai-je le héros de ma propre histoire, ou ce rôle sera-t-il tenu par un autre ? Ces pages l'apprendront au lecteur. Pour commencer par le commencement, je note que je naquis un vendredi à minuit - du moins me l'a-t-on dit, et je n'ai aucune raison d'en douter... » Voilà un début engageant. La suite l'est moins : né six mois après la mort de son père, David Copperfield se retrouve vite nanti d'un terrifiant beau-père, dont la soeur, la glaciale et métallique Miss Murdstone, suffirait à elle seule à caractériser l'Angleterre rigide et puritaine du début du XIXe siècle... Car, si David Copperfield est bien l'histoire d'une enfance malheureuse, c'est avant tout une irrésistible galerie de portraits qui laisse le lecteur partagé entre l'effroi et le fou rire : il y a les méchants, bien sûr, comme l'hypocrite et gluant Uriah Heep, mais aussi les excentriques, ces doux dingues que Dickens excelle à dépeindre : M. Dick, qui rédige ses pensées sur un cerf-volant ou l'impayable tante Betsey et sa phobie des ânes...
    David Copperfield est sans doute le roman le plus autobiographique de Dickens. C'est aussi, de son propre aveu, son préféré : « Comme beaucoup de pères aimants, j'ai, au fond de mon coeur, un enfant favori. Et il s'appelle DAVID COPPERFIELD. »

  • Puni par un lutin pour avoir persécuté les animaux de la ferme, Nils devient tout petit, si petit qu'un jars peut l'emporter sur son dos, direction la Laponie... Si, de mésaventures en péripéties, ce jeune garçon, au demeurant fort ignare et désagréable, découvre la géographie et l'histoire de son pays, il va surtout apprendre, au contact de ses compagnes emplumées, le respect des hommes et des bêtes. La nature est une école : c'est la leçon qu'on tire de ce roman magnifique où le merveilleux et la légende se mêlent au réalisme, et où le tableau de la vie sauvage n'est jamais teinté d'aucune sensiblerie.

  • L'Enéide

    Virgile

    Quand Virgile entreprend d'écrire l'Énéide, il est déjà un poète célèbre, ami d'Octave, le futur Auguste. Celui-ci vient de triompher d'Antoine et de Cléopâtre, à Actium (31 av. J.-C.), et veut établir dans le monde une paix fondée sur la réconciliation entre les peuples... sous la bienveillante protection de Rome. Virgile lui apportera son aide en chantant la grandeur de Rome et en justifiant son rôle hégémonique. Abrégé par Pierre Monat

  • À la suite d'un revers de fortune, un riche propriétaire terrien du Kentucky se voit contraint de vendre Tom, le plus fidèle de ses esclaves. « Oncle Tom » rencontre alors la douce Évangeline qui incite son père à l'acheter. Après un bref et heureux séjour chez ces nouveaux maîtres, Tom est à nouveau vendu. Cette fois, il a moins de chance et tombe aux mains de Simon Legree, le tyrannique propriétaire d'une plantation de coton... Depuis sa publication, en 1852, le roman phare de la littérature anti-esclavagiste, ardent plaidoyer de la cause abolitionniste, est l'un des livres vedettes de la littérature mondiale. La même année, George Sand écrivait déjà : « Ce livre est dans toutes les mains, dans tous les journaux. Il aura, il a déjà des éditions dans tous les formats. On le dévore, on le couvre de larmes. Il n'est déjà plus permis aux personnes qui savent lire de ne pas l'avoir lu, et on regrette qu'il y ait tant de gens condamnés à ne le lire jamais. »

  • La prairie, suite et fin du Dernier des Mohicans, nous entraîne dans les plaines de l'Ouest américain, à l'époque des pionniers, des convois cahotant sur des pistes poussiéreuses et des attaques indiennes.
    Natty Bumppo, Blanc élevé dans une tribu indienne et héros du Dernier des Mohicans, est maintenant un vieil homme. Accompagné de son chien Hector, il erre dans la prairie et croise sur son chemin un convoi d'émigrants qu'il sauve des Indiens. Au terme de maintes péripéties, il tombera aux mains des Sious, avant d'être sauvé par les Pawnees, ses frères, parmi lesquels il mourra.
    Fils de colon, Cooper est un Walter Scott à l'américaine, inspiré par la même fougue romantique, mais qui va se servir des forêts et des Indiens pour construire ses aventures romanesques et exprimer avec force le conflit entre nature et civilisation.

  • Dans le récit connu sous le titre Les Aventures de Pinocchio, qui commença à paraître en juillet 1881 dans Il Giornale per i bambini (« Le Journal des enfants »), deux ressorts sont à oeuvre : celui du merveilleux d'abord, celui de la morale ensuite.
    Le succès universel du conte tient en partie à cette lecture ambivalente. Les enfants le plébiscitent en raison de la succession haletante de péripéties dont le schéma est presque toujours celui du malheur surmonté : le pantin perd ses pieds dans le feu puis les récupère miraculeusement, il est pendu par des assassins, mais sauvé par la Fée bleue, il échappe à la prison, aux mâchoires d'un piège qui lui enserre les tibias, au naufrage, à la gueule d'un requin, à son enveloppe d'âne.Le pire, avec lui, est immanquablement frôlé, mais Pinocchio s'en sort toujours, déjouant les traquenards d'un destin qu'il s'obstine à rendre contraire.
    Entre fiction bouffonne et grave leçon, Les Aventures de Pinocchio continuent à nous séduire car s'y affrontent deux tendances naturelles et contradictoires de l'humanité : la propension au rêve et l'adhésion au principe de réalité.

  • Heathcliff, enfant trouvé, a grandi en valet de ferme dans une famille de la campagne anglaise. Il éprouve un fort penchant pour Catherine, la fille de la maison. Celle-ci n'est pas insensible à son charme, mais choisit, le moment venu, d'épouser plutôt un garçon « de son rang », et riche par surcroît. Histoire banale. Seulement voilà : elle se déroule à une époque où la sévérité des moeurs se conjugue à la résistance des hiérarchies sociales pour exacerber la révolte de l'amoureux déçu. L'affaire tourne au drame, avec des conséquences terribles. Obsédé par un sentiment d'injustice et par son besoin de revanche, Heathcliff, nature violente, démontre une brutalité de réaction dont la charge explosive va produire autour de lui les effets meurtriers d'une bombe à fragmentation. Le tableau des ravages accomplis - désolant champ de ruines - nous est brossé par une jeune romancière qui mourra à vingt-neuf ans sans être, pour ainsi dire, jamais sortie de chez elle. D'où Emily Brontë tenait-elle sa science du désastre ? C'est l'un de ces mystères biographiques qui font le charme de la littérature. Abrégé par Boris Moissard

  • « Je suis la jeunesse, je suis la joie ! Je suis le petit oiseau qui sort de son oeuf ! » Tel se définit Peter Pan alors même qu'il livre combat au terrible capitaine Crochet. Peter Pan, c'est l'éternelle jeunesse qui, résolument, a choisi de se détourner du monde des adultes. À Neverland, le Pays hors du temps, sa vie est un perpétuel tourbillon d'aventures où se croisent les sirènes et les fées, où de courageux Indiens affrontent de sanguinaires pirates. Peter est l'âme de ce royaume où s'amalgament les trésors de l'imaginaire enfantin. Et lorsqu'il débarque dans la vie de Wendy et de ses frères, c'est pour les emmener dans un fabuleux voyage dont chacun gardera, pour toujours, la trace nostalgique au fond de son coeur.

  • Si cette chronique d'une année dans la vie d'une famille américaine pendant la guerre de Sécession a traversé le 20e siècle, c'est probablement que, à l'image de la famille de l'auteur, celle des March n'est ni aussi conventionnelle ni aussi ordinaire qu'on a bien voulu le faire croire au lecteur. Car, de ce livre, ressort la figure forte de Joséphine, dite Jo : alter ego affiché de Louisa May Alcott, elle est la rebelle en conflit avec le modèle féminin en vigueur dans la société puritaine de l'Amérique du XIXe siècle. Elle dit qu'on peut être mal dans la peau d'une fille dans le Boston des années 1860, avoir envie de prendre des airs de garçon et nourrir de farouches ambitions littéraires, être pieuse sans être soumise - bref, qu'on peut vivre en 1868 et être progressiste. Alors, ces Quatre Filles, roman mièvre, féminin et bien pensant ? Rien n'est moins sûr. C'est ce que cette traduction, abrégée par l'auteur d'autres soeurs inoubliables, s'efforce de montrer.

  • Menacée de mort par le sultan Schahriar, qui a juré de déflorer une vierge chaque nuit avant de la tuer au matin, la belle Shéhérazade met au point un ingénieux stratagème pour échapper à son destin. Tous les soirs, elle entame une histoire qu'elle ne termine jamais avant le lever du jour. Désireux de connaître la fin, Schahriar lui laisse la vie sauve pendant mille et une nuits. C'est dans ce cadre que viennent s'enchâsser les récits d'Aladin, d'Ali Baba ou encore de Sindbad...
    Les Mille et Une Nuits sont sans doute l'oeuvre de la littérature arabe la mieux ancrée dans notre imaginaire. Au tout début du XVIIIe siècle, lors d'un séjour en Syrie, le Français Antoine Galland découvre les manuscrits des Mille et Une Nuits et les traduit. C'est cette traduction, la première dans une langue européenne, qui, par l'engouement qu'elle suscite pour une partie du monde encore peu connue, sera à l'origine du développement de l'orientalisme en Europe.

empty