Daniel Maghen

  • À Paris, de nos jours, on suit les pas d'une jeune femme solitaire, sauvage et un peu paumée. Depuis son enfance, elle pratique la seule activité pour laquelle elle est incroyablement douée : Linn est une voleuse ! Pour tromper l'ennui, elle cambriole des musées ou des hôtels particuliers et s'empare, au profit de collectionneurs peu scrupuleux, de reliques ou d'objets d'arts de grande valeur. Son dernier coup de maître : elle a dérobé pour le compte du sulfureux Argonovitch un bijou d'une valeur inestimable : le médaillon du Dieu Aton dont aucune representation n'existait à ce jour.
    En essayant d'échapper à la propriétaire du joyau, Linn traverse une porte et se trouve projetée dans un Paris parallèle, moyenâgeux et menaçant, dans leque l'Histoire ne s'est pas déroulée de la même façon...
    Stephen Desberg - scénariste du Scorpion, du Jardin des désirs, de I.R.$ ou encore de l'Etoile du désert - et Yannick Corboz, le dessinateur surdoué de l'Assassin qu'elle mérite ont réalisé une grande bande dessinée au croisement de trois genres : L'Histoire, le polar et la Fantasy.

  • Tomahawk

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    L'histoire d'une vengeance mettant en scène un homme et un grizzly, avec en toile de fond un tournant de l'Histoire Nord-Américaine. En 1756, la France se trouve au coeur d'un conflit majeur qui embrase toute l'Europe et qui l'oppose encore une fois à l'Angleterre, son ennemi héréditaire. C'est la guerre de sept ans... Pour les colonies françaises du Nouveau Monde, cette guerre que les Britanniques nommèrent " The French and Indian War " a commencé voilà déjà deux ans.
    Les sujets du roi George, à l'étroit dans leurs colonies, portent sans relâche l'escarmouche contre les forts français dressés sur leur frontière de l'Ouest. Parmi ces forts, la bataille de Fort Carillon eut lieu au sud du lac Champlain, entre ce dernier et le lac George. Ces deux lacs séparaient la colonie britannique de New York de la colonie française du Canada (Nouvelle-France). Une armée française de presque 4 000 hommes sous le commandement du général Louis-Joseph de Montcalm remporta une victoire sur une force militaire britannique quatre fois supérieure.
    La bataille fut une des plus sanglantes de la guerre. Comme à son habitude, Patrick Prugne s'intéresse aux hommes derrière la grande Histoire. Son récit commence un mois avant cette bataille et s'achève au moment de l'attaque. Tandis que la guerre gronde et que les anglais s'approchent des positions françaises, nous suivons les pas de Jean Malavoy, jeune coureur des bois devenu milicien, dans un combat qu'il entend mener seul : Il ne pourra pas retrouver la paix avant d'avoir abattu un grizzly qui rôde dans la région.
    Un grizzly d'une taille gigantesque, dont le pelage forme une croix sur le dos... Celui-là même qui a tué la mère de Jean alors qu'il était enfant...

  • Dans la mer des Sarboucanes, il ne fait pas bon naviguer, malepeste ! Sur son brigantin, l'Enragé, Balbuzar le pirate y règne sans partage. Notre bougre attaque, pille, coule, rançonne tout ce qui passe à sa portée. Farouche, cruel, redoutable, assurément, Balbuzar l'est ; avec une certaine bonhomie, cependant, et un grand sens de la justice. À vrai dire, il est en harmonie avec la mer, les îles, le vent, les rochers. Autour de lui, des oiseaux, toujours. Des femmes, des hommes, des enfants. Tous libres comme l'air. Mais voilà que l'impératrice Pépita XIII s'inquiète de cet état de choses. Elle envoie contre Balbuzar son meilleur officier, le Commodore, à la tête d'une armada. Il représente la force, l'ordre, la loi. Arrogant, dominateur, implacable. Sûr d'être celui qui nettoiera la mer des Sarboucanes. Balbuzar et le Commodore s'affrontent. Deux marins d'exception, deux guerriers affûtés. Le combat s'engage, fracassant, tumultueux. La lutte pourtant est inégale, car le Commodore a d'immenses moyens, une armée derrière lui et la puissance de l'empire. Il construit un navire gigantesque qui, assurément, va balayer les pirates et leur flottille battant pavillon noir. Le destin de Balbuzar semble tracé. Le horsla-loi va être écrabouillé par l'énormité de l'adversaire. Cuit, ratacuit dans la marmite impériale. Croyez-vous ça ? Bien sûr que non ! Le rusé pirate saura trouver la faille dans la cuirasse du monstre. À lui seul il vaincra son monstrueux adversaire. Comme David foudroyant Goliath. Comme le petit tailleur abattant les deux géants. Balbuzar l'emporte par sa malice, mais aussi par la force de son désir : il veut vivre, alors que le Commodore ne songe qu'à soumettre le monde. Une fable sur la liberté, sur la résistance, sur le pouvoir. Et une ode à la nature.

  • Fin de la trilogie ! La planète-prison se révolte : une grande fresque de science-fiction et d'anticipation politique. Sur la planète-prison qu'est devenue Mars, la situation devient hors de contrôle : Rojas, le chef de l'Eglise syncrétique, lance une dernière croisade pour s'emparer de la colonie martienne. Avec l'arrivée des nouveaux prisonniers envoyés par la Terre, ce sont de nouvelles troupes qui vont rejoindre le leader fanatique.
    D'autant que le vaisseau abrite une arme redoutable mise au point par les adeptes de la secte. Pour contrer les plans de Rojas, Jasmine s'est alliée aux Solitaires. Leur seule chance : unir leurs forces aux Services de sécurité martiens, dirigés par Sophie Berken. Les deux femmes se respectent, vont se battre côte à côte et saisir cette dernière chance. Mais n'est-il pas trop tard ?

  • Un récit de science-fiction haletant, dépaysant et poétique. Le nouveau cycle des aventures de Mandor, à la recherche de ses origines. En approche de la Terre, à bord d'une navette du vaisseau Jupiter, Mandor et ses compagnons explorent les environs et découvrent des éléments troublants : aucun signe d'activité humaine, une dent d'une taille gigantesque, et une faune monstrueuse qui manque de détruire le vaisseau... Les visiteurs devront choisir avec précaution le lieu de leur installation. Conscients que les ressources technologiques viendront bientôt à leur manquer, la petite communauté va devoir apprendre à vivre sans leurs outils évolués, pour réinventer une civilisation.
    Que s'est-il passé sur Terre depuis le départ du Jupiter ?

  • Jasmine Stenford est en route pour Mars. Condamnée aux travaux forcés, en compagnie de milliers d'autres prisonniers. Pourtant, il y a peu, cette flic de 29 ans était l'une des meilleures inspectrices au sein de son unité anti-criminalité basée à Londres. Mais un an auparavant, lors d'une intervention où son équipe allaient arrêter les responsables d'un réseau de trafic de stupéfiants dans la banlieue londonienne, les choses ont mal tourné et elle a tué par erreur la fille du sénateur Toading, le chef d'une des familles les plus puissantes de Grande-Bretagne.
    Quelqu'un doit payer pour cette bavure. Et être condamnée à la prison en l'an 2132, dorénavant, c'est un aller simple dans les camps de travail de Mars assuré.
    Sans espoir de retour.
    Jasmine Stenford se trouve donc dans le bloc opératoire de l'immense vaisseau carcéral qui ne va pas tarder à arriver sur Mars. Comme tous les prisonniers arrivant sur cette planète, on lui greffe un implant respiratoire facial qui lui permettra de respirer à l'air libre, en attendant que l'atmosphère martienne soit suffisamment transformée pour que les humains puissent un jour s'en passer.
    Dès son débarquement, elle est affectée à une unité travaillant dans l'aménagement d'immenses canalisations sur le sol martien. Va commencer pour elle une existence de forçat, où hommes et femmes essaient de survivre ensemble, où des clans de prisonniers opposés s'affrontent et où il faut choisir le sien, sous la surveillance de drones et de droïdes aussi efficaces qu'impitoyables. Le passé de Jasmine, ex-policière, va la désigner comme une cible de choix pour beaucoup de ses compagnons de déportation.

  • En 2132, la colonisation de Mars est devenue une réalité. Avec l'épuisement des ressources terrestres, c'est aussi et surtout une nécessité. L'avenir du genre humain dépend donc du projet de «biosphérisation» de la planète rouge, et repose sur une poignée de scientifiques, de quelques milliers de colons déjà implantés et d'une main d'oeuvre qui n'a pas choisi ce voyage sans retour : les prisonniers condamnés à une peine de plus de dix ans de réclusion.

  • Jules Toulet, peintre obscur et néanmoins fringant de la fin du XIXeme siècle, a perdu sa muse, son égérie : Anna. Les quelques lettres qu'il a reçues d'elle n'ont fait qu'entretenir la flamme et l'ont empêché de se remettre à peindre. Il traîne dans Istanbul et essaie de retrouver la ferveur et la créativité de ses années de jeunesse... L'âme en creux, le coeur dévasté et les poches vides, il embarque alors sur L'Odysseus, un mystérieux navire au capitaine non moins mystérieux. Le capitaine Salomé l'accepte en effet à bord car elle s'intéresse à la peinture. En particulier, elle compte sur lui pour l'aider à retrouver un peintre, nommé Ammôn. Pourquoi ? Que lui veut-elle ? Quelle histoire se cache derrière cette femme au front dur qui ne connaît pas la crainte ? Qui est-elle ?
    Au fil des vagues, Jules et le lecteur apprennent à connaître Salomé.

    Comme l'homme aux mille ruses, elle vient d'une île des Cyclades.
    Comme l'homme aux mille ruses, elle tombe de Charybde en Scylla.
    Comme l'homme aux mille ruses, elle consulte les oracles et visite les enfers.
    Comme l'homme aux mille ruses, sont destin semble maudit des dieux.

    Sur L'Odysseus, l'ancienne religion semble avoir encore cours et, comme autrefois le véritable Ulysse, le navire se heurtera sans fin à sa destinée contraire avant de rentrer à bon port.

  • Dans la lignées des succès de librairie Iroquois et Pawnee, Patrick Prugne retrouve les grands espaces et l'Aventure, sur fond de vérité historique. Il réalise avec Vanikoro un rêve de plusieurs années : retracer l'histoire de l'expédition Lapérouse et lever, à l'aide d'une solide documentation et de son imagination fertile, le mystère qui entoure son naufrage.
    Les quelques survivants de l'expédition - on le sait - ont vécu plusieurs mois sur l'île et ont bâti un camp entouré d'une palissade en bois. Ils auraient construit un bateau à deux mâts pour quitter l'archipel, tandis que deux de leurs compagnons décidaient de rester sur Vanikoro. La tradition orale, transmise au cours des siècles par les descendants des natifs, relate que l'un d'entre eux survécut de nombreuses années, tissant probablement des liens avec les premiers habitants de l'île.
    Quels furent les premiers contacts avec ces tribus ? Les survivants furent-ils massacrés ou accueillis comme des divinités ? Que devinrent les trésors qui emplissaient les cales des deux vaisseaux ? Et enfin, comment se comportèrent les marins, appelés à s'entraider pour conserver une chance de rester envie ?
    À partir de ce canevas, Patrick Prugne tisse une histoire comme il les aime, entre aventure humaine et choc de civilisations. Il nous offre, à propos d'un des plus grands mystères de l'Histoire maritime, la vision d'un auteur passionné au sommet de son art.

  • Au pays multicolore des nymphéas, vit la famille Blanche. La maman est une artiste peintre très connue. Ses deux enfants Ajonc et Genet veulent construire une cabane parmi les nymphéas, aidés par leurs jeunes invités : les Passiflore. 1987, premier livre pour enfants aux éditions Milan : Le Premier Bal d'Agaric Passiflore, texte de Geneviève Huriet. C'est le succès. Succès couronné par des prix littéraires et des récompenses diverses (prix Saint-Exupéry).
    S'ensuivra une longue série (24 titres parus), pour le plus grand plaisir des enfants (à partir de quatre ans). Aujourd'hui, les petits lapins Passiflore sont traduits en 28 langues et font l'objet d'une série télé, 52 épisodes de 26 minutes (production Euro Visual TF1) et diffusée depuis 2004 (TF1, Disney Chanel, etc.). En 2012, chez Dargaud, Loïc Jouannigot reprend seul les personnages des Passiflore en bande dessinée avec deux albums : L'Anniversaire de Dendelion et La Chorale.
    Suivent deux autres titres avec les textes de Michel Plessix, Mélodie potagère et La Chasse au trésor. Depuis l'arrêt en 2007 de l'édition, la sympathique et néanmoins célèbre Famille Passiflore est rééditée aux éditions Maghen. Ce nouvel album, Pirouette & Nymphéas, contient une histoire inédite de la famille Passiflore écrite et dessinée par Loïc Jouannigot.

  • Frenchman

    Patrick Prugne

    Nous allions à Saint-Louis, petite ville sur les rives du Mississippi. Là-bas nous attendait un bateau qui devait remonter le Missouri et explorer les immenses territoires de l'Ouest.

  • Pawnee

    Patrick Prugne

    Alban, jeune soldat français envoyé en Louisiane et porté déserteur, partage à présent la vie des indiens Minetaree. Solidement lié d'amitié avec le trappeur Toussaint Charbonneau, il a abandonné tout espoir de retrouver Louis, l'ami qui l'avait accompagné en Amérique avant de tomber aux mains des Pawnees. Sa décision est prise, il va rentrer en Europe... Malheureusement, son chemin croise celui de guerriers Shawnees, et d'une bande de miliciens.
    Si ces derniers sauvent la vie d'Alban, ils se révèlent d'une sauvagerie et d'une cruauté bien supérieure à celle des indiens qu'ils sont censés combattre...

  • Un homme surgit de nulle part, d'un cimetière dans un désert hostile, inhabité, où personne ne peut vivre. Il est découvert par Pip, un jeune filou, pilleur de tombes, qui le récupère endormi au fond d'une sépulture. Il est nu et ne parle pas. Seul signe distinctif : un tatouage figurant une main, qui lui vaudra le surnom de Mandor (« Main d'Or »). Pip l'emmène avec lui à Bas Courtil, bourg primitif accroché à une butte rocheuse. Petit à petit, il apprend à parler et se révèle intelligent car si sa mémoire lui fait toujours défaut, il est incroyablement doué pour réparer toutes les mécaniques fatiguées et remettre en marche les mille et une bricoles que Pip a entassées...
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    Un récit de science-fiction haletant, dépaysant et poétique. Le lecteur suit l'évolution des personnages qui découvrent peu à peu leur étrange planète...

  • Iroquois

    Patrick Prugne

    En 1608, Québec n'est qu'un nom griffonné sur une vague carte d 'Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d'âmes s'apprêtent à passer leur premier hiver. La France d'Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages. Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n'envisage nullement l'installation d'une colonie. Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n'aura alors de cesse de défendre "son" Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes (Hurons, Alguonquins, Montagnais) et Français. De ces relations naîtra un commerce florissant. Peaux de castors et de loutres s'échangent à bas prix contre marmites, haches, clou et autres divers objets en fer. Ce juteux commerce ne dure qu'un temps...
    Les raids meurtriers incessants que mènent les Iroquois dans la vallée du Saint Laurent contre les convois de pelleterie hurons ou algonquins exaspèrent très vite la petite communauté française.
    Soucieux de consolider l'alliance faite avec ses alliés amérindiens, Champlain prend le sentier de la guerre à leurs côtés et part pour l'Iroquoisie. C'est dans ce contexte que se situe l'histoire qui suit. Le long de la Rivière des Iroquois, sur le lac Champlain, un mois de juillet 1609 en Nouvelle France.

  • La fin du Tome 1 laissait les lecteurs sur un vision remarquable : TER n'est pas notre Terre, ni même une planète... C'est un vaisseau spatial à la dérive. Le monde de Pip, Mandor et Ys s'est construit dans les alluvions amassées et collées sur les flancs d'un gigantesque croiseur interstellaire qui erre depuis des siècles à travers l'espace...

    Au retour de leur expédition, Mandor et ses amis découvrent un spectacle de désolation : leur village s'est effondré, il ne reste de Bas-Mesnil qu'un tas de ruines et de citernes éventrées. Les habitants en rejettent la faute sur Mandor, qui échappe au lynchage de justesse grâce à l'intervention du Bourdon et de ses prêtres en armes. Il sera donc jugé, et probablement exécuté.
    Mais le sol tremble à nouveau, de plus en plus fort, et la panique s'empare de toute la communauté. Mandor, que certains considèrent toujours comme le prophète, a alors une vision : il décrit une crypte, bordée d'un lac intérieur... Le Bourdon reconnaît l'endroit et ce sont bientôt des milliers d'abitants, les survivants du séisme, qui se dirigent vers la grotte. À l'intérieur, derrière des reliques religieuses, se trouve un sas habilement dissimulé. Mandor, retrouvant des gestes enfouis dans sa mémoire, parvient à l'ouvrir... Ils pénètrent alors dans l'obscurité chaude du ventre du navire...
    Simultanément, des premières bribes de souvenirs reviennent à Mandor... Maintenant il en est sûr : il est un de ceux « de l'intérieur » du vaisseau. Sa mémoire s'éclaire encore davantage : n'avait-il pas pour charge de joindre ceux « du dehors » pour leur annoncer que la prophétie se réalisait, que les Temps Nouveaux surgissaient ?
    Que dit la prophétie ? Au-delà de son langage emphatiques et de ses images spectaculaires, les faits qu'elle annonce sont réellement extraordinaires ! Voilà : après des siècles d'immobilisation (suite à la plus terrible bataille de tous les temps) les machines du navire se sont auto-régénérées et vont d'elles-mêmes se remettre en marche. Il est maintenant grand temps pour tous de rejoindre l'intérieur du navire car celui-ci repart, le Jupiter reprend sa course !

  • La fin du Tome 1 laissait les lecteurs sur un vision remarquable : TER n'est pas notre Terre, ni même une planète... C'est un vaisseau spatial à la dérive.
    Le monde de Pip, Mandor et Ys s'est construit dans les alluvions amassées et collées sur les flancs d'un gigantesque croiseur interstellaire qui erre depuis des siècles à travers l'espace...
    Le Tome 2 voyait le vaisseau reprendre sa course. Un gigantesque tremblement de «Ter» provoque l'effondrement des cités de la surface. Pour survivre, les survivants des Mesnils doivent suivre Mandor à l'intérieur du vaisseau, conformément à la prophétie inscrite dans les Livres. Mais Mandor n'a pas l'âme d'un prophète, ni d'un sauveur. Etreint par le doute, il guide ses amis à l'intérieur du vaisseau tandis que la mémoire lui revient peu à peu. Il connait ces lieux, il vient d'ici, de l'intérieur du croiseur, et sa mission est de guider ses amis à la rencontre d'une autre civilisation, pacifique plus avancée technologiquement.
    Tome 3 : Mandor a accompli sa mission : la jonction a été effectuée avec ceux de l'intérieur... ou plutôt ce qu'il en reste. Une guerre déchire les habitants du vaisseau depuis qu'une bande de fanatiques - les intégraux - a refusé que quiconque reprenne les commande du Jupiter, préférant le laisser dériver au gré de «la trajectoire de Dieu». L'objectif de Mandor et de ses compagnons est à présent de rejoindre le centre de commandes du croiseur, qu'ils tiennent encore, mais pour combien de temps ? A la recherche de son identité, Mandor s'aperçoit que ses doutes étaient fondés : il n'est pas un prophète, peut-être même n'est-il pas un homme !...

  • Canoë Bay

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    Jack, un jeune orphelin acadien, se retrouve enrôlé de force par la marine marchande britannique. Il est, parmi des milliers, une victime du « Grand dérangement », épisode douloureux de l'histoire américaine, au cours duquel les anglais déportèrent les habitants de l'Acadie vers leurs colonies de la côte Atlantique. Canoë Bay retrace l'histoire de cet enfant soumis aux terribles conditions de la vie sur le « Virginia », dont l'équipage, composé d'anciens bagnards emmenés par le bien nommé « Lucky Roberts », se mutine bientôt. Devenus pirates, Jack et les siens devront apprendre à se méfier des Anglais, des Français, et de quelques « faux » frères de la côte...

    C'est donc sur fond de lutte entre français et britanniques, pour le contrôle de la région, que Patrick Prugne et Tiburce Oger ont donné vie à Canoë Bay. Un récit romanesque où les faits et les lieux historiques servent de décor aux aventures d'une confrérie de pirates et d'un jeune orphelin, devenu héros malgré lui.

  • Sur 250 pages, le récit véridique de Witold Pilecki, capitaine de cavalerie, membre de l'armée secrète polonaise, qui se laisse volontairement interner au camp d'Auschwitz en septembre 1940 sous la fausse identité de Tomasz Serafinski. Sa mission : organiser dans le camp un réseau de résistance - il réussira à regrouper plus de 300 membres - pour créer un soulèvement. Mais l'aide extérieure nécessaire à la réussite de sa mission ne viendra pas. Menacé d'être démasqué par les SS, il s'évade du camp en avril 1943. Pendant ces 948 jours d'enfer, Witold rédigera plusieurs rapports pour l'armée secrète polonaise en attendant, en vain, l'ordre du soulèvement. Il fait partie des premières personnes à avoir informé les alliés des conditions de détention et des atrocités commises à Auschwitz.

    Nous tenons beaucoup à ce projet. Le sujet, terrible, est traité avec beaucoup d'intelligence, de subtilité, et de légèreté, comme pouvait l'être le Maus de Spiegelman. C'est à la fois un document historique et un thriller passionnant à lire.

    Gaëtan Nocq s'appuie sur la posture de Witold Pilecki qui, en introduction de son rapport précisait de décrire seulement les faits bruts. C'est toute la valeur du témoignage qui est mise en scène dans ce roman graphique. Son point de vue se situe à hauteur d'homme. Comme un reportage. Il se focalise sur le parcours de Witold alias Tomasz infiltré dans le camp pour une mission de résistance. Un homme concentré sur sa mission secrète mais aussi sur sa propre survie. Suivre le personnage dans cette mission d'espionnage qui apparait bien impossible dans ce contexte de terreur. Mais l'espoir est là, même infime et Witold fait tout pour trouver la faille. C'est un huis-clos avec ses porosités, ses ouvertures. C'est un voyage dans monde à part, déshumanisé par ses maîtres mais pas par ses esclaves.

  • L'auteur du Cahier Bleu dévoile les carnets qu'il réalise dans le secret de son atelier depuis vingt ans. Des dessins, encore des dessins, toujours des dessins... En 2006 paraissait Entracte, la biographie en images consacrée à André Juillard. Le public découvrait, en même temps que les coulisses de ses bandes dessinées - Les 7 Vies de l'épervier, Plume aux vents, Le Cahier bleu et Blake et Mortimer - une autre facette de l'artiste : une oeuvre totalement inconnue jusqu'alors, constituée des dessins, croquis et esquisses que Juillard, jour après jour, réalise pour son plaisir.
    Cet ouvrage reprend la vie dessinée de Juillard là où s'achevait Entracte... Mais depuis 2006, si l'auteur a continué de ravir ses lecteurs en leur proposant de nouveaux albums - Blake et Mortimer, Léna, Mezek, Double 7 -, le nombre de "dessins libres" s'est littéralement envolé ! Se consacrant totalement à cet exercice qui, de son aveu, lui est aussi indispensable que de respirer, Juillard a rempli des dizaines de carnets d'esquisses vibrantes, parfois rehaussées de couleurs, représentant en majorité des nus féminins.
    On y retrouve le charme, la sensibilité et la vérité de ses héroïnes, Ariane des 7 Vies et de Plume aux Vents, l'inoubliable Louise du Cahier Bleu, Eve d'Après la pluie... Chacun de ces carnets porte deux informations, la date et le lieu de son achat : Barcelone 2002, Venise 2010, Paris 2016... de tous formats, sur fond blanc, ivoire ou coloré, sur papier lisse, kraft ou velin, ces carnets sont peut-être le travail le plus personnel et le plus précieux d'André Juillard de ces quinze dernières années.
    Les pages sont annotées des commentaires d'André Juillard, qui nous offre avec cet ouvrage de partager le secret de son atelier.

  • Vertiges

    Jean-Marc Rochette

    Prépublié dans la revue (A Suivre) à partir de 1982, ce récit a marqué de nombreux lecteurs et s'est avec le temps imposé comme une pierre angulaire de la bande dessinée d'anticipation, aux côtés de La Foire aux Immortels et de L'Incal. L'incroyable puissance graphique de Rochette, sa science du noir et blanc s'épanouissent en particulier dans la représentation des paysages enneigés. Il faut préciser que ancien guide de montagne a choisi de devenir dessinateur de bande dessinée après un accident d'alpinisme qui a failli lui coûter la vie. A la suite des cinq tomes du Transperceneige, l'auteur, au sommet de son art, rencontre en 1998 un grand succès critique et commercial avec Ailefroide, récit autobiographique de ses années d'alpinisme. La notoriété de Rochette dépasse le monde de la bande dessinée. Le Transperceneige a fait l'objet d'une adaptation au cinéma, Snowpiercer, mis en scène par le réalisateur coréen Bong Joon-ho, et sera bientôt proposé au grand public sous la forme d'une série diffusée sur Netflix.
    L'auteur est également sculpteur et peintre. Ses toiles, qui tendent vers l'abstraction, ont fait l'objet de nombreuses expositions et permettent à cet artiste de faire le pont entre bande dessinée et art contemporain.
    Tout au long du livre, dans une longue interview menée par Rebecca Manzoni, Jean-Marc Rochette se dévoile et nous fait partager sa vie de dessinateur et de peintre surdoué avec sincérité et émotion.

  • Été comme hiver est l'artbook consacré au travail de Jean-Pierre Gibrat de ces vingt dernières années, en particulier autour des séries Le Sursis, Le Vol du corbeau et Mattéo. L'auteur a lui-même sélectionné ses meilleurs dessins, supervisé la création du livre et porté le plus grand soin à la reproduction de ses dessins. Fait rare chez les auteurs de bande dessinée, Gibrat partage son temps entre ses séries et les illustrations qu'elles lui inspirent. On peut «lire» ses illustrations dans la continuité de ses albums, que l'on retrouve ses héroïnes en plein exode, parmi les réfugiés fuyant Paris, ou sur le quai d'une gare, regagnant la capitale après la défaite allemande.
    À travers ces dessins réalisés en couleur directe, Gibrat nous offre sa représentation de la beauté féminine, mélange de force, de fragilité, d'humour et de sensualité. On ne peut s'empêcher de tomber amoureux des femmes de Gibrat ! Jeanne, Cécile et Amélie sont mise à l'honneur dans ces pages grand format, dans les contextes historiques des événements du XXe siècle ou dans la simplicité de leur vie quotidienne, assises à la terrasse d'un café, dans le métro parisien ou songeuses, faisant quelques pas sur la plage.
    Tout au long du livre, dans une longue interview menée par son amie Rebecca Manzoni, Jean-Pierre Gibrat se dévoile et nous fait partager avec humour et sincérité son goût de l'Histoire, de la représentation féminine, ses influences en dessin, en littérature, en cinéma, et son parcours original, depuis les premières caricatures à la façon des Grandes Gueules jusqu'à ses derniers albums, en passant par l'incroyable richesse des années « Pilote ».

  • Avec l'aide des esprits qui ne cessent de le guider, Temudjin est en passe de renouveler l'exploit de son illustre prédecesseur, père de la nation Mongole, le grand Gengis Khan. Au premier tome, qui ratraçait l'enfance, l'ascension spirituelle et la naissance d'un chef de guerre, succède l'histoire d'un homme qui craint de ne pas être à la hauteur de son destin, dans un monde où les esprits menacent de l'abandonner.

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