Iconoclaste

  • « Quand Guillaume Agnelet a quitté la barre, j'ai baissé la tête, je tremblais. Sur mon carnet j'ai griffonné mise à mort d'un homme. Deux jours après la déposition du fils, la cour d'assises a déclaré son père, Maurice Agnelet, 76 ans, coupable de l'assassinat de sa maîtresse et l'a condamné à vingt ans de réclusion criminelle. L'affaire avait trouvé son épilogue judiciaire.

    Mais une autre histoire était venue la culbuter, tout aussi dense et douloureuse. Elle se passait juste à côté, elle avait duré presque aussi longtemps et on n'en avait rien su, rien deviné. J'avais la scène sans les coulisses. La lumière, sans les ombres. J'ai voulu comprendre. »

  • Septembre 1967. Gabrielle Russier fait sa rentrée : elle enseigne le français au lycée Nord de Marseille. Elle porte les cheveux courts, elle fume. Elle fait découvrir à ses classes L'Écume des Jours, de Boris Vian. Plusieurs mois plus tard, Gabrielle et l'un de ses élèves, Christian, 16 ans, commencent une relation amoureuse. C'est le début d'une passion interdite.
    Cette histoire fait scandale, à l'heure où Mai 68 proclame l'amour libre. Gabrielle Russier est poursuivie pour détournement de mineurs, et incarcérée. Elle se suicide avant son procès en appel. L'affaire bouleverse le pays.
    Avec un sens aigu de la psychologie, Pascale Robert- Diard fait une plongée intime dans l'époque de la fin des années 1960. Une reconstitution extrêmement vivante d'une histoire d'amour tragique, devenue emblématique, qui a inspiré le célèbre film Mourir d'aimer. Un récit illustré d'archives rares et de photos d'époque, fruit de l'enquête du documentariste Joseph Beauregard.

  • Les deux plus grands chroniqueurs judiciaires français arpentent depuis quinze ans les palais de justice et livrent ici le meilleur de ce qu'ils y ont vécu, en mille et un éclats haletants, tragiques ou tendres.

    Rien ne leur échappe ; aucun regard, aucune esquive, aucune ficelle. Ici on croise Yvan Colonna et le préfet Érignac, Guy Georges ou Michel Fourniret, les accusés d'Outreau, deux mères éplorées, chacune à sa façon - celles de Marie Trintignant et de Bertrand Cantat -, mais aussi toutes les célèbres voix du barreau : Hervé Temime, Georges Kiejman ou Éric Dupond-Moretti. Au fil de ce voyage dans la France des cours d'assises et des tribunaux se mêlent amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et criminels d'occasion, fous et écrivains, mendiants et milliardaires, enfants brisés et femmes perdues.

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