Odile Contamin

  • Pour réaliser ce livre, Dominique Duplantier a sillonné le Pays Basque. Sa connaissance approfondie de ce territoire l'a guidé dans une approche curieuse, celle d'un amoureux. Il ne s'agit pas d'une recherche systématique mais plutôt d'un appel esthétique d'un inventaire subjectif, composé au gré des impressions du regard, au gré des sensations. Les maisons présentes dans cet ouvrage sont les témoins attachants et toujours vivants de la profonde originalité de ce département, pluriel et singulier. Le propos de l'artiste est de montrer la diversité, la richesse et la multitude de personnalités architecturales singulières. En pointant chaque détail méticuleusement repéré sur le dessin, en reprenant chaque trace originale du bâtiment observé, il atteint paradoxalement une impression générale d'unité que la mise en couleur par Francine Callède magnifie encore davantage.
    Fils d'un père landais et d'une mère d'origine basque, Dominique Duplantier est né à Bordeaux en 1945. Après des études d'histoire en Faculté des Lettres, il intègre les Beaux-Arts de Paris où il s'initie à la gravure. À Paris en 1973, il est choisi par le centre Pompidou avec une trentaine de dessinateurs d'humour comme Reiser, Chaval, Bosc, Bretécher, Mose, Topor et d'autres, pour participer à l'exposition « Drôle de solitude ». En 1974 et 1975, il réalise des bandes dessinées pour les magazines Zinc et Charlie Mensuel. En 1977, il quitte Paris et s'installe à Ondres, village du Sud des Landes où il réside toujours. En 1978, la rencontre avec Claude Aubert, architecte chargé de la rénovation du quartier Saint-Pierre de Bordeaux, est décisive pour la suite de sa carrière. Pour lui, il dessine le plan « axonométrique » de ce quartier historique de Bordeaux. La même année, il dessine le plan de Bayonne qu'il expose au musée Bonnat avec les planches de son livre Bayonne publié aux éditions Utovie. Parallèlement, il continue une oeuvre personnelle qu'il présente au musée des Beaux-Arts de Pau, à la galerie Le Troisième oeil de Bordeaux et au club des dessinateurs d'humour de Paris « Le jardin de la paresse » en 1981. En 1988, après avoir réalisé, à main levée, une vingtaine de plans de ville et exposé en divers lieux, il est appelé par Pierre Marchand directeur de « Gallimard Jeunesse» afin de créer, à Bayonne, un atelier, pour participer à l'illustration des Guides Gallimard. Avec une équipe de cinq dessinateurs et deux coloristes, il élabore une cinquantaine de plans de ville de France, de très nombreux dessins d'architecture ou « élévations » et des plans de régions. En 1997, à l'issue du contrat avec les Éditions Gallimard, Dominique Duplantier crée, en compagnie de trois associés, les « éditions du Quai Rouge » pour réaliser et commercialiser des affiches, des « posters » et des cartes postales sur des thèmes régionaux. En parallèle, avec son équipe, il collabore à divers magazines comme GÉO, Pyrénées-magazine, Détours en France, National Geographic, Air France Magazine, ainsi qu'avec plusieurs sociétés de cartographie. En 2007, il expose à Urdax une centaine de dessins qui illustrent trente ans de travail personnel. Fin 2008, il publie aux éditions Cairn un ouvrage de 400 dessins dans le livre Maisons du Pays basque dans lequel il propose « une lecture nouvelle » du paysage architectural du Pays basque, éloigné des inventaires établis par les cercles d'architectes ou de photographes. Cet ouvrage a un grand succès. Deux années de travail intensif seront nécessaires pour le repérage et la réalisation des dessins du livre Bordeaux les rues du centre historique. Il est le père de Joseph et Mario du groupe Gojira et de la photographe Gabrielle Duplantier. Dominique Duplantier est un amoureux timide et talentueux. Amoureux du Pays Basque qu'il observe de son atelier de Ondres depuis 30 ans et qu'il traduit à travers des dessins d'une technique particulière parfaitement maîtrisée : la représentation axonométrique. Vous ne le rencontrerez jamais dans des cercles mondains, fussent-ils artistiques ou prétendument tels. Et pourtant, les grandes maisons d'édition comme Gallimard connaissent ses dons, sa puissance de travail, la justesse et l'esthétique de ses rendus. Aujourd'hui, il nous livre le résultat de mois et de mois de ballades à travers toutes les communes du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule. Objectif : rendre hommage à la maison basque, à la culture paysage qui lui est attachée, à la diversité qui est parfois ignorée. Représentation subjective d'impressions révélées par un détail découvert sur un linteau navarrais, sur un toit pentu d'ardoises souletin, dans l'éclat d'un mur blanchi labourdin. Ne nous y trompons pas : au-delà des clichés habituellement répandus, la maison basque est diverse et renvoie à des histoires lointaines ! Regardez le jeu de couleurs et de lignes sur la façade de cette maison de Mendive : l'encadrement de pierres rouges et grises rappelle sans conteste cette influence orientale qui marque l'architecture de Cordoue à Vezelay. Quel bonheur de découvrir ce que l'on croyait connaître et - allez savoir pourquoi ! - qu'aucune photographie ne rendra aussi bien, aussi justement ! D'autant que l'aquarelle de Francine Callède a la précision et la légèreté que 20 ans de collaboration avec Dominique Duplantier ont magnifiées. Et que le texte d'Odile Contamin apporte par sa science épurée l'éclairage indispensable. Depuis une vingtaine d'années Francine CallÈde participe avec talent à la réalisation, et à la mise en couleur des plans et dessins d'architecture de l'atelier de cartographie de Dominique Duplantier. Odile Contamin est Docteur en Histoire de l'art. Elle est conservatrice honoraire du Musée Edmond Rostand à Cambo.

  • C'est peu après le triomphe de Cyrano de Bergerac que le grand écrivain Edmond Rostand, alors atteint d'une grave pleurésie, se rend dans la petite station thermale de Cambo-les-Bains, en Pays basque. Peu à peu envoûté par le site, le poète élabore le projet, puis la construction de la somptueuse villa Arnaga, son « poème de pierre et de verdure ».

  • La photographe Gabrielle DUPLANTIER a parcouru le Pays basque à la recherche des chapelles et des oratoires qui ponctuent des paysages familiers. En partant des sites habituellement fréquentés par les pèlerins ou par les voyageurs, elle a conduit son regard vers des lieux éloignés des sentiers balisés, parfois même oubliés de l'histoire. Elle en propose une vision très personnelle où les murs se parent de lumières particulières.
    Les conditions atmosphériques révèlent des moments suespendus. Les saisons vibrent de couleurs étonnantes.
    Le lecteur est invité à grimper sur les collines jusqu'aux sanctuaires qui les protègent, conduit sur le sentier littoral à la rencontre des amrins ou les chelins basques de Compostellle, guidé par les représentations du grand Saint Jacques.

    La photographe l'introduit également dans les chapelles des domaines privés, chateaux, maisons nobles, institutions ou établissements d'enseignement. Elle révèle enfin un épisode particulier de l'histoire du diocèse de Bayonne qui vit au XIXe siècle bon nombre d'églises paraoissiales réduites à l'usage de chapelles. Elles sont ici revisitées.

  • Cet ouvrage invite à la découverte des architectes qui ont façonné dans l'entre-deux-guerres un nouveau visage à la Côte basque. La collecte et l'étude des archives de ces créateurs - de fortes individualités, pour la plupart formées à l'école des beaux-arts - a permis de documenter ce véritable âge d'or de la création architecturale : leurs réalisations, oeuvres singulières et originales, font toujours partie du patrimoine collectif.

  • Dominique Duplantier a sillonné le Pays Basque de fond en comble à la recherche des fermes et des maisons les plus significatives, répondant le plus justement possible à la pureté du style auquel elles appartiennent. Chaque ville ou village est représenté par au moins une main, parfois, par des élévations de façades de toute une rue. Ces maisons rurales traditionnelles sont situées dans leur contexte par des plans axonométriques ou des vues générales. Des détails (linteaux de portes, etc...) viennent compléter le panorama.la beauté de cette architecture est sublimée au travers de la technique du dessin, art atemporel qui, échappant aux modes, ne vieillit pas et conserve intactes ses qualités de représentation. Ces dessins sont mis en couleur par Francine Callède, à ses côtés, depuis 25 ans, et à ce titre, contribue à leur donner vie et à les intégrer dans un environnement réaliste. Dans son texte, clair et précis, Marina Gauthier-Dubédat, analyse l'évolution de l'architecture rurale dans le temps et la géographie des trois provinces et leurs sous-régions, la Labourd, la Basse-Navarre et la Soule et présente, bien évidemment les différents matériaux et couleurs utilisés (bois, pierres, galets, briques).

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