Bertrand Tavernier - Des deux côtés de l'écran, une mémoire du cinéma s'en va...

  • "C'est peu dire que cet ouvrage place le travail d'historien du cinéma à un niveau que l'on côtoie rarement.  La recherche effectuée durant cinq décennies est considérable." Le Monde, décembre 2008. Salué par l'ensemble de la critique, cinéphiles et passionnés de cinéma, le livre monumental de Bertrand Tavernier a connu un succès fulgurant tant par la densité de son contenu que par la ferveur avec laquelle il s'entretient avec ces cinéastes américains mythiques, oubliés, adulés ou blacklistés. Réédité augmenté de nouveaux entretiens en 2008, il ressort aujourd'hui dans une nouvelle édition en version paperback, préfacé par la poursuite des entretiens entre Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux, qui est l'éditeur de cet ouvrage. Un sompteux album illustré avec plus de 400 photographies.  

  • «Quand j'avais vingt ans, j'ignorais si je parviendrais à devenir réalisateur mais aimer le cinéma et m'y dévouer corps et âme, je savais que c'était en moi. La cinéphilie m'a permis de trouver ma place dans l'existence.» Bertrand Tavernier Voici la conversation que Thierry Frémaux a menée avec Bertrand Tavernier pour ouvrir la nouvelle édition d'Amis Américains, qui reparait en ce mois d'octobre 2019. Pour ceux qui possèdent déjà l'ouvrage, elle est publiée en volume indépendant et de surcroit, dans une version légèrement plus longue.
    Le réalisateur, connu pour son intarissable érudition et sa cinéphilie généreuse, revient sur la naissance d'une passion et aborde de nombreux sujets liés à l'Amérique et à son cinéma : les grands auteurs classiques, la Liste Noire et le McCarthysme, la guerre de Sécession et le politiquement correct. On y croise également Clint Eastwood et Quentin Tarantino, Claude Chabrol et Jean-Pierre Melville, des producteurs de l'âge d'or d'Hollywood, quelques scénaristes oubliés ainsi que Steve Tesich et Russel Banks. Du Tavernier en direct pour un texte simulant et souvent émouvant.

  • Dans la constellation des passionnés de cinéma devenus metteurs en scène, Bertrand Tavernier se distingue par la persistance d'une cinéphilie qui ne l'aveugle pas et un désir de comprendre les réalités du monde, passant de la fiction au documentaire avec une égale curiosité qui le rend inclassable.
    Érudit, révolté par les injustices et interrogeant sans cesse son art, cet agitateur d'idées est aussi un spectateur insatiable, toujours au service des auteurs. Scénariste et cinéaste (Le Juge et l'Assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d'autre, Capitaine Conan, Ça commence aujourd'hui...), il a marqué un demi-siècle de cinéma.
    Il se raconte, évoquant sa famille, ses films et ses grandes rencontres : Aragon, Sautet, Schlöndorff, Melville, Chabrol, Godard, Rohmer, Rivette, Ford, Walsh, Aurenche, Soupault, Eastwood, Scorsese, Tarentino, Huppert, Noiret et bien d'autres...

  • Carnet de tournage révélant l'envers du décor du film réalisé par B. Tavernier d'après le polar de James Lee Burke. Tous les aspects de la réalisation sont évoqués, de l'écriture du scénario et ses modifications par T. Lee Jones, à la post-production et ses déboires, en passant par les repérages en Louisiane, les répétitions, les difficultés rencontrées (météo, confrontations, etc).

  • Le Voyage à travers le cinéma français que Bertrand Tavernier nous a offert au cinéma (sorti en salles le 12 octobre 2016) s'est avéré trop court pour lui permettre de nous emmener à la rencontre de tous les cinéastes, de tous les films des années 30 aux années 70 qu'il voulait encore partager avec nous. C'est pourquoi, il nous propose ces nouveaux rendezvous avec lesquels nous partirons à la rencontre de René Clément, Henri-Georges Clouzot, Julien Duvivier, Henri Decoin, des femmes réalisatrices à commencer par Jacqueline Audry, de Claude Autant-Lara dont on observera les aspirations féministes et contestataires, de cinéastes méconnus, oubliés, mais également des compositeurs qui ont fait de la musique de films française un art en soi, loin des canons d'Hollywood. Tout en fredonnant ces chansons dont nous ignorons qu'elles ont été écrites par les réalisateurs eux-mêmes. Ces huit voyages nous permettront également de découvrir - ou redécouvrir - Raymond Bernard, Jean Grémillon, Gilles Grangier (à qui Michel Audiard a servi quelques-unes de ses plus belles répliques), Marcel Pagnol, Sacha Guitry... Mais également ce qui unit Jacques Tati et Robert Bresson. De nous attacher aux parcours atypiques et émouvants de Pierre Chenal et Henri Calef qui a mis en scène un film avec pas moins de 40 personnages centraux ! De saluer José Giovanni, Éric Rohmer, Jacques Rouffio, ou encore découvrir enfin le premier film français en couleurs. Sans oublier ces "étrangers" qui ont, aussi, fait le cinéma français : les Russes des films Albatros, Anatole Litvak, Max Ophuls, ni occulter la période de l'Occupation.

  • Bertrand Tavernier

    Etienne George

    • Akfg
    • 23 November 2017

    Dévoreur d'images, nourri de théâtre, de comédiens, de Maîtres divers, Bertrand Tavernier est avant tout un écrivain de cinéma. Le livre publié chez AKFG retrace l'homme, le réalisateur toujours au service des artistes. À travers les souvenirs très vivants du célèbre photographe Étienne George, on surf sur des anecdotes parlantes, des trouvailles cocasses, des hommages sensibles de réalisateur, grands acteurs. Sabine Azéma, Mélanie Thierry, Jean Claude Missiaen, Thierry Lhermitte, et bien d'autres ... prêtent leur plume et apportent leurs remarquables témoignages pour dessiner le portrait de Bertrand Tavernier qui nous préface cet ouvrage. Cet émouvant cinéaste, engagé, passionné d'histoire. Mieux qu'un film, c'est le cinéma qu'on sublissime !

  • Cette passionnante monographie retrace sur trente-cinq ans l'oeuvre de Bertrand Tavernier, constituée de vingt-six films de L'Horloger de Saint-Paul (1973) à Dans la brume électrique (2008) , oeuvre qui, pour être étonnamment diverse, n'en est pas moins profondément cohérente, en prise sur la vie, ouverte sur le monde, enracinée dans des espaces et des paysages qu'il filme comme personne.
    S'il aime s'immerger dans le passé, ancien (Que la fête commence) ou plus récent (Le Juge et l'assassin, La Vie et rien d'autre, Laissez-Passer), c'est pour rechercher comment l'Histoire a forgé les hommes d'aujourd'hui. Si son regard sur la société contemporaine est parfois rempli de colère (L. 627, L'Appât, Ça commence aujourd'hui), c'est parce qu'il fuit plus que tout la dérision et le cynisme, croyant profondément que le cinéma peut changer le monde. Si tous ses films, par delà la variété de leurs sujets, parlent des rapports entre les générations et si certains sont entièrement consacrés à la famille (Un Dimanche à la campagne, Daddy nostalgie), c'est parce qu'il est hanté par la question de la transmission, transmission d'un savoir, de valeurs, d'un amour, qui donne un sens à la vie humaine.

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