Grasset Janvier 2021 - Sara Daniel, Benoit Kanabus, la putain du califat

  • « Le manuel de l'esclavage, c'est un peu la Convention de Genève du djihadisme, écrite par une génération qui croit vivre dans l'Arabie du viie siècle tout en regardant Game of Thrones, où les scènes de bordels servent d'intermèdes aux décapitations... Esclave de douze maîtres, vendue et revendue de Qaraqosh en Irak à Raqqa en Syrie, l'histoire de Marie dessine la géographie de l'État islamique. Et sa théologie : tous les péchés des hommes se sont incarnés dans son corps de femme... ».
    Marie nous a confié son histoire : elle a exigé que tout soit raconté, que rien ne soit omis. Son récit bouleversant est celui d'une chrétienne capturée par les djihadistes, qui veut vivre, qui se bat, qui refuse de se laisser briser par la bestialité des hommes. Et celui de la victime, souillée, torturée, violentée, qui découvre finalement comment on est accueilli par les siens quand on revient de l'enfer.
    Ce livre montre les exactions commises au nom de la charia. Il oblige à voir comment les fondamentalistes, qui n'ont d'yeux que pour les vierges du Paradis, transforment les femmes en putains.

  • Voyage au pays d'al-qaida

    Sara Daniel

    • Seuil
    • 26 October 2006

    Le 11 septembre 2001, Sara Daniel, journaliste de trente -cinq ans, mère d'une fillette de deux ans, décide de devenir reporter de guerre au Moyen-Orient. Ce jour-là, en effet, la jeune femme a senti qu'il était de son devoir de tenter de comprendre et d'expliquer cette nouvelle fracture qui venait de déchirer le monde. Elle effectue alors de nombreux reportages en Afghanistan et dans l'Irak de Saddam Hussein. Elle sillonne la région, rencontre des gens d'origine et d'appartenance politique et religieuse différentes : simples habitants, médecins, hommes politiques, militaires... Lorsque commence la guerre en Irak, en 2003, avec l'intervention américaine, elle a déjà une bonne connaissance du pays. Depuis ce jour, en trois ans de couverture quasi ininterrompue de la guerre, elle a vu étape après étape, erreur après échec, le fatal engrenage se mettre en place. Ce livre est son journal de guerre. Sans l'avoir vraiment cherché, Sara Daniel est la journaliste qui accumule les scoops et les premières fois. Elle raconte cela, bien sûr, mais elle raconte aussi ses doutes et ses difficultés comme femme, comme journaliste, et comme mère faisant le choix du danger. « Je n'ai pas cherché à battre des records. Juste à comprendre ce nouveau siècle où de tels crimes sont possibles. Et je sais aujourd'hui que je ne me remettrai jamais vraiment de « ma » guerre d'Irak. Que se passe-t-il dans l'âme d'un homme qui, de sang froid et en éprouvant un certain plaisir, comme les coupeurs de têtes me l'ont dit, commet un acte si barbare ? Quelle est la nature de cette jouissance particulière qu'éprouvent ces hommes à se faire sauter dans une foule ? À quel moment les résistants à l'occupation américaine sont-ils devenus des terroristes ? À quel moment, la barbarie nous a-t-elle nous, Occidentaux, dénaturés ? En Irak, j'ai eu le privilège d'entrapercevoir l'enfer et d'en revenir. Mais ce n'est pas un voyage dont on revient indemne puisque le monde de ces possédés d'un genre nouveau est aussi le nôtre. »

  • Guerres intimes

    Sara Daniel

    "Comme les marins d'Ulysse, j'ai oublié qu'un jour j'ai fait autre chose que d'être en voyage en Afghanistan.
    Je suis hypnotisée, prisonnière de cette aventure, du premier de mes reportages de guerres, le plus douloureux et le plus beau..." De l'Afghanistan à la Libye en passant par l'Irak, le Pakistan ou la Syrie, Sara Daniel nous éclaire sur les enjeux géopolitiques de cette partie du monde à travers des portraits et des morceaux de vie. Elle nous raconte aussi les moments d'excitation et d'abattement de son métier de correspondante de guerre, les dangers, les rencontres fascinantes et les déchirements face aux violences quotidiennes dont sont victimes les populations civiles.
    /> Une écriture admirable pour un témoignage bouleversant.

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  • Comme le corps d'un gigantesque dragon enfoui sous la terre, la colline de Mons frémit chaque année à la fin du printemps. Plus de deux cent mille personnes circulent dans les étroites rues médiévales et se livrent à un étrange corps-à-corps le temps d'un weekend. Quatre épisodes rituels s'y déroulent immuablement : la Descente de la châsse de sainte Waudru, l'émouvante patronne de la cité ; la Procession, suivie de la Montée du Car d'or et, enfin, le Combat dit Lumeçon qui oppose Georges, le saint chevalier, au Dragon.
    Chercheurs et organisateurs se sont unis pour offrir une plongée vivante dans l'univers de la Ducasse rituelle de Mons, inscrite par l'UNESCO au patrimoine oral et immatériel de l'Humanité. Cet ouvrage, richement illustré, est sans aucun doute le plus ambitieux et le plus complet jamais rédigé sur le sujet. Il retrace l'histoire, décrit les gestes et explique le rôle social de ce rituel collectif venu du fond des âges. Qui était sainte Waudru ? Que sait-on de saint Georges ? Pourquoi une fête de dédicace à Mons ? D'où vient l'air du Doudou ? Quelle est la symbolique du Dragon ? Des réponses qui raviront les passionnés d'histoire et les curieux de folklore.

  • Cet ouvrage s'intéresse à l'articulation entre l'idéologie et le processus de subjectivation des individus dans l'histoire. Il montre que l'idéologie, comme réitération du désir profond de la vie, participe au processus de transformation des subjectivités historiques en situation d'aliénation en libérant l'attention prisonnière des contenus représentationnels et généralisateurs de la conscience pour la renvoyer vers le pouvoir d'inventivité de la vie.

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