Jacques Abeille, Cycle des contrées

Qui sait les compter ?

  • Il y a près d'un demi-siècle, Jacques Abeille inaugurait le « Cycle des contrées » avec Les Jardins statuaires. Après des années d'attente, cette fresque immense de la littérature française s'achèvera à l'automne 2020 avec cet ultime roman, La Vie de l'explorateur perdu.

    Au milieu des années 1970, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories. Après des années d'attente, La Vie de l'explorateur perdu vient clore enfin cette fresque immense de la littérature française. Il est le roman des origines et celui de la fin. C'est l'heure des dernières étreintes et de l'ultime révolte, de l'ultime énigme et des derniers témoins. Adieu le Haut Plateau, Terrèbre, les Jardins statuaires et les enfants d'Inilo. Nous voilà quittant l'immensité des contrées, courant derrière les fantômes de Barthélemy Lécriveur et de Léo Barthe, faisant nos adieux à Ludovic Lindien, cet être inépuisable qui toute sa vie n'a pu respirer qu'en dehors du lieu étroit où sa vie l'a confiné. Désormais, sur ce monde, la lumière s'éteint.

    « Folie, dira-t-on à bon droit de cette étrange amitié dans laquelle chacun incarnait le contre-type de l'autre. Avais-je été soucieux sans cesse de laisser à Ludovic la plus grande place ou était-ce mon exaspérante réserve qu'il s'était efforcé de combler ? Nous espérions peut-être que l'un des deux accèderait à la vie. Cet effort nous paraissait généreux. A-t-il pu croire que dans la fin de ses voyages je trouverais mon épanouissement ? Avec sa disparition il m'a supprimé. Le petit bateau dont la coque bleue s'est ternie sur l'étagère de mon bureau jamais plus ne naviguera. On ne rencontre jamais son ombre. »

  • Au milieu des années 1970, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Carnets de l'explorateur perdu est considéré comme le sixième roman du « Cycle des contrées ». Il regroupe les récits de Ludovic Lindien, un homme avide de connaissance, un aventurier anticonformiste qui parcourt inlassablement les Contrées. De l'origine de la parole à la cosmogonie des peuples du désert, de l'organisation armée des cavalières aux cérémonies orgiaques des Hulains, de la forêt de la Louvanne en passant par une terre mystérieuse où veillent des statues, Ludovic Lindien veut être un témoin de cette vaste succession de territoires où coexistent plusieurs cultures et civilisations. Voici les carnets d'un homme qui fut hanté depuis l'enfance par une crainte obsédante de perdre la mémoire, voici la vie révoltée d'un explorateur qui s'est perdu dans sa légende.

  • La barbarie

    Jacques Abeille

    Troisième volet chez Attila du Cycle des Contrées, après Les Jardins statuaires et Les Barbares.
    Un homme, parce qu'il avait traduit dans sa langue natale le dernier livre des Jardins statuaires, se retrouvait entraîné avec des barbares dans un long périple à travers les différentes contrées de son monde.
    La Barbarie : après plusieurs années de pérégrinations, le voici de nouveau aux portes de Terrèbre. Le temps est venu de reprendre le cours de sa vie professorale dans une ville qui, entretemps, s'est reconstruite. Mais comment exister dans une société désenchantée, privée de croyances et d'imaginaire lorsque l'on a soi-même découvert l'ailleurs ?

    Le narrateur du nouveau roman de Jacques Abeille échappe à la barbarie par les pouvoirs de l'art et de l'imaginaire.
    Ce livre nous semblait le moment opportun pour donner à voir un autre pan de l'oeuvre de Jacques Abeille : sa peinture.

  • Les barbares

    Jacques Abeille

    Après Les Jardins statuaires, un nouveau voyage dans l'univers poétique et épique de Jacques Abeille.

    Dans un monde et une époque indéterminés, la ville de Terrèbre se retrouve subitement occupée par les troupes barbares d'un mystérieux Prince. La population s'accommode comme elle peut des nouvelles conditions de vie que leur imposent ces cavaliers venus des steppes. Un modeste professeur d'université, linguiste, se retrouve dans une position singulière : seul à connaître la langue pratiquée par les envahisseurs, il met ses connaissances au service des habitants.
    Un jour, les cavaliers enlèvent cet homme et le conduisent auprès du Prince. Celui-ci propose au savant de l'accompagner dans l'ultime périple qu'il prévoit à travers le monde des Contrées. Commence alors un fabuleux voyage qui les ramènera au pays des Jardins statuaires, à la recherche des légendes d'un monde peuplé de paysans, de prostituées, de chasseurs et d'amazones...


    En 2010, les éditions Attila publiaient Les Jardins statuaires, roman maudit, à la légende noire. Depuis sa genèse dans le milieu des années 70 et malgré plusieurs éditions, cette oeuvre était restée quasiment méconnue du public et des critiques. Cette nouvelle édition reçut un tout autre accueil et le texte fut subitement rendu à son importance :

    " Un paradis littéraire. " Martine Laval, Télérama " Un roman hallucinant, véritable hapax dans la production romanesque de la fin du XXe siècle " Jean-Didier Wagneur, Libération " Dire que Les Jardins statuaires est un roman culte serait un euphémisme. " David Caviglioli, Le Nouvel Observateur " L'univers littéraire de Jacques Abeille ressemble à ces forêts ou l'on perd les enfants. " Xavier Houssin, Le Monde " Si l'on devait mettre un nom sur l'arc de triomphe de l'auteur méconnu, ce pourrait être celui de Jacques Abeille. " Laurent Bosc, Rolling Stones " L'infini bonheur de lire quelque chose de rare " Isabelle Bourgeois, Avantages " Un roman-monde aussi somptueux et grisant que Les Jardins statuaires méritait d'être réédité dans une maquette somptueuse. C'est chose faite " Morgan Boedec, Cronic'art L'auteur Jacques Abeille est né en 1942. Depuis le milieu des années 70, il développe une oeuvre poétique et romanesque qui, après les malheurs successifs des Jardins statuaires, se retrouve disséminée chez une myriade d'éditeurs.
    Ses livres suivent une architecture singulière et complexe, à base de fragments, de secrets, de personnages d'archivistes, de voyageurs, et d'hétéronymes... dont Les Barbares est un nouvel exemple.

    Le dessinateur Auteur avec Benoît Peeters du fameux cycle des Cités Obscures (éditions Casterman), François Schuiten est un artiste mondialement connu.
    Emerveillé par la langue de Jacques Abeille, dont il a déjà illustré le roman Les Jardins Statuaires et conçu l'album Les Mers Perdues, François Schuiten poursuit ici son travail d'illustration de l'ensemble de l'oeuvre de cet auteur.

  • L'origine de ces Chroniques est légendaire : témoignages recueillis par l'enquêteur Molavoine et, à la mort de ce dernier, transmis à Barthélemy Lécriveur ; retrouvés par son fils, publiés par Léo Barthe avec la complicité de Saturnin Lassicope, ces récits hantent les Voyages du Fils, le précédent volume du cycle des Contrées. L'ouvrage présenté ici est tel que l'a souhaité l'" oncle Léo " : manières noires révélatrices des ombres de Barthélemy et de sa compagne Coralie - les personnages emblématiques du Veilleur du Jour -, ces Chroniques mettent au jour les relations troublantes entre le regard et le désir. Le dernier texte, de la propre main de Léo Barthe, rend compte d'un instant originel : l'acte passionnel qui tout à la fois donnera vie à Coralie et décidera de la carrière du chancelier Lonvois.

  • Au milieu des années 70, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Voyages du fils est ici présenté dans une nouvelle édition, revue et augmentée. Depuis son plus jeune âge, Ludovic Lindien tente d'éclaircir les mystères qui entourent la mort de son père, Barthélemy Lécriveur (cf. Le Veilleur du jour). Après la disparition de sa mère, lassé du confinement mortifère auquel il est astreint, il décide de partir sur les traces de son géniteur dans l'une des régions les plus sauvages des Contrées, les Hautes Brandes. Cette quête des origines devient rapidement une quête initiatique. L'obscénité, la magie, la violence des coutumes et les transgressions successives qu'il découvre vont le forcer à prendre part au désordre du monde.

  • Barthélemy Lécriveur est un homme sans mémoire et sans passé. Venu du pays des Hautes Brandes, tout près des Jardins Statuaires, il arrive un jour dans la ville de Terrèbre, port principal et capitale de l'Empire qui règne sur le monde des Contrées. Il cherche à s'embarquer vers les îles, mais en vain.
    C'est alors que le patron de l'auberge où il loge le met en contact avec une mystérieuse association d'archéologues à la recherche d'un gardien pour leur entrepôt, un ancien bâtiment qui jouxte un cimetière laissé à l'abandon. Convaincu que ce lieu est le centre d'activités clandestines, mais irrésistiblement attiré par son étrangeté, Barthélemy accepte le poste. Il va alors découvrir que l'édifice est en fait le temple d'une civilisation disparue.
    Cinq ans après la redécouverte des Jardins statuaires, voici enfin - dans une nouvelle édition - l'autre grand roman sur lequel Jacques Abeille a fondé un monde fantastique et onirique : les Contrées.

  • L'histoire éditoriale des Jardins statuaires façonne une légende noire. L'auteur, dont c'est le premier roman, transmet à la fin des années 1970 le texte à Julien Gracq, qui le fait suivre à José Corti ; le texte s'égare. Un second éditeur, décidé à le publier, fait faillite quelques mois avant la sortie du livre. Le temps passe. Une autre copie du manuscrit, envoyée à Bernard Noël, conduit à sa parution chez Flammarion. Mais, prévu pour l'automne 1982, le livre rencontre des problèmes de fabrication et, sorti très en retard, passe inaperçu. Quelques mois après, Bernard Noël est remercié. Plus tard, les entrepôts Flammarion flambent, le livre disparaît... Le sort a continué à s'acharner et a travaillé pendant trente ans à l'occultation d'un roman pourtant sans équivalent dans la littérature française contemporaine.

    Récit de voyage (le livre est dédié à un ethnologue), conte philosophique, utopie, roman initiatique, roman d'aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Nourri à la lecture des romans populaires et policiers, Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d'André Hardellet, avec la langue d'un peintre et d'un poète, créant des mondes d'une rare force visuelle.

    À une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d'après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l'utopie se lézarde : la place des femmes, le pouvoir occulte d'une mystérieuse guilde des hôteliers, les statues qui maigrissent ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières.

  • Au milieu des années 70, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Chroniques scandaleuses de Terrèbre nous révèlent certains secrets de cette cité qui règne sur le monde des Contrées. Puissante mais tourmentée par ses désirs hégémoniques et la menace latente des barbares qui peuplent les limites de son empire, Terrèbre est traversée par de sourdes pulsions. Elle laisse vivre entre ses murs, dans la tension des attentes, des histoires plus ou moins avouables. Le présent recueil rassemble plusieurs de ces histoires, éclairant par là même d'un autre jour la vie de certains protagonistes apparus dans Le Veilleur du jour.

    Le roman est enrichi des illustrations de Pauline Bernenon.


    Léo Barthe est un « hyponyme » de Jacques Abeille. C'est sous ce nom que l'auteur signe certains de ses ouvrages érotiques, tels ceux parus aux éditions de la Musardine (Camille, Zénobie).

  • Un milliardaire recrute pour une expédition mystérieuse une jeune géologue, un dessinateur, un écrivain et un guide. Nul ne sait leur destination. Sont-ils en quête d'un trésor ? De rivages ignorés ? Ou d'une aventure intérieure ?

    A l'origine de ce projet, il y a la découverte et l'admiration immédiate de François Schuiten pour Les Jardins statuaires, de l'écrivain Jacques Abeille. Fasciné par ce livre, troublé par les résonances qu'il suscite avec son propre travail, François Schuiten a présenté à Jacques Abeille une série de dessins inédits. L'écrivain, à son tour émerveillé par la proximité entre ces dessins et l'univers romanesque qu'il a développé, a conçu le récit d'une expédition dans des contrées imaginaires, où une civilisation s'est développée autour d'anciennes et étranges statues...

    Par ses thèmes et ses principes narratifs, Les Mers perdues se rapproche du cycle des Cités Obscures qui a fait la renommée de François Schuiten.

  • La clef des ombres

    Jacques Abeille

    La Clef des ombres est considéré comme le troisième roman du Cycle. Jacques Abeille nous emmène à Journelaime, ville provinciale de l'Empire de Terrèbre, dans les pas d'un homme sans qualités : Brice est un modeste fonctionnaire, simple d'esprit et au physique ingrat, un rêveur qui mène sa vie d'archiviste avec rigueur et monotonie... Mais son existence prend une autre tournure lorsqu'il se rend compte que chaque nuit, au jardin de la sous-préfecture, tel un somnambule, il converse avec un inconnu qui lui confiera une mission pour lutter contre le totalitarisme montant de Terrèbre. La Clef des ombres est une oeuvre sublime et noire, sans doute la plus onirique et la plus hallucinée de tout le Cycle.

    La Clef des ombres selon Jacques Abeille : « Un corps encombrant et disgracieux, une pensée sans cesse oscillant entre stupeur et torpeur, la toute puissance du rêve, une angoisse panique en regard des femmes, le doute et l'humiliation d'être, tels sont, me semble-t-il, les principaux thèmes de cette fantaisie tracée d'une plume rebelle à toute maîtrise évoquant l'étrange et parfois douloureux désarroi d'une naissance à l'âge adulte. »

  • Au milieu des années 70, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    La Grande danse de la réconciliation se présente comme le compte rendu d'un voyage ethnologique. Ludovic Lindien, le narrateur des Voyages du Fils, est un linguiste émérite qui parcourt les Contrées. Pour ses recherches, il est amené à vivre auprès des Hulains, qui habitent le désert septentrional d'Inilo, région encore peu explorée. Devenu l'ami de ce peuple secret, il va être initié au rite de la grande danse de la réconciliation.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Un roman érotique majeur de Jacques Abeille. Le portrait d'une femme insoumise servi par une écriture aussi simple que puissante.

    « Si je fus bouvier, c'était qu'en moi le sang des âges lointains ne s'était pas assagi. »... Par goût de la solitude, un homme s'est choisi une vie d'errance et va, au gré de ses envies, de ferme en ferme pour offrir ses services journaliers. Mais la quiétude de son existence silencieuse se voit rompue un après-midi par une apparition. Alors qu'il erre dans la campagne, le vagabond surprend une bergère emportée par l'ardeur de ses sens, et qui offre son cul à une touffe d'orties. S'initie alors entre l'homme sans attache et la jeune femme sauvage une quête éperdue du désir et de la plus violente liberté...

    À l'instar d'Histoire d'O, l'écriture d'Histoire de la bergère est née d'un jeu littéraire et érotique entre deux amants. Séparé par les circonstances d'une femme qu'il aimait, Jacques Abeille voulait offrir à sa maîtresse un roman d'une sensualité susceptible de lui plaire. Il imagina ainsi la vie d'une femme farouche, assoiffée d'expériences et de liberté, mais prisonnière d'une famille qui avait déjà pour elle un chemin tout tracé.

    Cette figure de femme insoumise est au coeur de la trilogie que Léo Barthe (pseudonyme de Jacques Abeille dédié à ses textes érotiques) a intitulé De la vie d'une chienne et dont Histoire de la bergère est le premier volume. Cette trilogie fut initialement publiée par les éditions Climats entre 2002 et 2003, dans un relatif anonymat. La reconnaissance dont jouit ultérieurement l'oeuvre de Jacques Abeille imposait la redécouverte de ces trois magnifiques romans dédiés aux désirs les plus crus et à l'émancipation des femmes.

  • Suivant le conseil de ses parents, un jeune homme de bonne famille aménage dans une vaste demeure afin de poursuivre ses études universitaires. Mais la chambre qu'il loue dans les combles de cette maison bourgeoise jouxte celle d'une mystérieuse bonne, qui semble sans cesse se dérober à sa vue. Quelques apparitions furtives et d'un érotisme cinglant ne font qu'accroître la curiosité et le désir de l'étudiant. Jusqu'au moment tant espéré de la rencontre.

    À l'instar de Histoire d'O, Histoire de la bonne est né d'une fantaisie littéraire entre deux amants. Réduit par les circonstances à une relation épistolaire, un écrivain se mit à écrire pour sa maîtresse un texte érotique susceptible de lui plaire. Léo Barthe imagina ainsi le destin d'une femme libre et assoiffée de volupté, et offrit trois romans à celle qu'il aimait. C'est cette oeuvre, extraordinaire de crudité et de beauté, qui est ici republiée.

    "Il y a aussi une bonne à tout faire qui loge comme moi, sous les combles et avec qui je partage le cabinet de douche qui se trouve sur le palier. Sa fenêtre comme la mienne ouvre sur le jardin mais, d'après les proportions intérieures de la chambre que j'occupe, la sienne est beaucoup plus petite. Je ne la vois presque jamais et, dans les rares cas où j'ai pu l'apercevoir, ce n'était qu'une silhouette sombre. Elle m'a paru contrefaite car sa tête restait enfouie derrière son épaule surélevée si bien que je n'ai même pas vu son visage. Cette discrétion s'inscrit au mieux dans l'harmonie de cette grande demeure dont le charme particulier est de ressembler au château de la Belle au Bois dormant. Jamais une porte ne claque, jamais une voix n'éclate et même les soirs de réception, les échos de la fête qui se déroule au rez-de-chaussée, ne se propagent pas jusqu'à ma chambre où je peux étudier, lire ou méditer dans une paix parfaite. Maman avait peut-être bien raison."

    awaiting publication
  • De la vie d'une chienne Nouv.

    De la vie d'une chienne

    Léo Barthe

    De la vie d'une chienne regroupe les trois tomes de la série érotique de Jacques Abeille, qui signe sous le nom de Léo Barthe : Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Cette trilogie raconte une femme insoumise en quête de désir et de liberté.

    Elle fut initialement publiée par les éditions Climats entre 2002 et 2003, dans un relatif anonymat.
    La reconnaissance dont jouit ultérieurement l'oeuvre de Jacques Abeille imposait la redécouverte de ces trois magnifiques romans dédiés aux désirs les plus crus et à l'émancipation des femmes.



  • Une petite bonne est engagée dans la maison du maître...


    Une petite bonne est engagée dans la maison du maître, où règnent le silence et le mystère. Si elle se donne du mal pour se montrer irréprochable, elle ne peut oublier cet homme austère, croisé ici et là, dont le charme et le charisme lointains la troublent jusque dans ses rêves. Encore naïve des choses du sexe mais avide de découvertes, elle entreprend alors de le séduire. Sa fougue et son impudeur ont bientôt raison de l'apparente impassibilité du maître, qui prend sur lui d'éduquer la petite bonne - bientôt plus si naïve, et plus du tout innocente. Dans la moiteur de l'été, tandis que les amants se rejoignent chaque nuit et que la volupté de leurs ébats trouble la somnolence de la demeure ancestrale, un complot se trame dans l'ombre...
    Léo Barthe construit ici un monde de sensualité et de transgression, dans lequel le lecteur se retrouve enfermé jusqu'au dénouement, évidemment sulfureux. Un livre ciselé, un conte oscillant entre érotique et fantastique, qui comblera jusqu'aux plus exigeants des lecteurs.
    Léo Barthe a écrit de nombreux textes érotiques : Camille, Zénobie la mystérieuse, ainsi qu'Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Sous le nom de Jacques Abeille, il est l'auteur d'une oeuvre conséquente dans le domaine de l'imaginaire, à travers notamment Les Jardins statuaires.

  • Une petite bonne est engagée dans la maison du maître, où règnent le silence et le mystère. Si elle se donne du mal pour se montrer irréprochable, elle ne peut oublier cet homme austère, croisé ici et là, dont le charme et le charisme lointains la troublent jusque dans ses rêves. Encore naïve des choses du sexe mais avide de découvertes, elle entreprend alors de le séduire. Sa fougue et son impudeur ont bientôt raison de l'apparente impassibilité du maître, qui prend sur lui d'éduquer la petite bonne - bientôt plus si naïve, et plus du tout innocente. Dans la moiteur de l'été, tandis que les amants se rejoignent chaque nuit et que la volupté de leurs ébats trouble la somnolence de la demeure ancestrale, un complot se trame dans l'ombre...
    Léo Barthe construit ici un monde de sensualité et de transgression, dans lequel le lecteur se retrouve enfermé jusqu'au dénouement, évidemment sulfureux. Un livre ciselé, un conte oscillant entre érotique et fantastique, qui comblera jusqu'aux plus exigeants des lecteurs.
    Léo Barthe a écrit de nombreux textes érotiques : Camille, Zénobie la mystérieuse, ainsi qu'Histoire de la bergère, Histoire de la bonne et Histoire de l'affranchie. Sous le nom de Jacques Abeille, il est l'auteur d'une oeuvre conséquente dans le domaine de l'imaginaire, à travers notamment Les Jardins statuaires.

  • Camille

    Léo Barthe

    Aux abords du XIXe siècle, et aux confins d'une province reculée, dans une noble demeure délabrée, Gérard grandit sous l'autorité ombrageuse d'un oncle aigri en ignorant tout du monde et des affres de l'amour. Lorsque accidentellement surgit dans sa vie Camille, charmant adolescent selon l'apparence, Gérard, de découverte en découverte, perdra son innocence en suivant une instruction libertine pour le moins fiévreuse et périlleuse. Mais qui est Camille, et qui se cache derrière cet être mi-ange, mi-démon ? Quelle destinée l'oblige à soumettre son corps à des cruautés qui mènent à l'extase, entraînant Gérard dans son sillage ? La flamboyante passion qui unit les protagonistes de ce long rêve halluciné résistera-t-elle aux révélations d'un passé aussi trouble que mystérieux ?
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    Pour développer sans tabous ce grand roman d'amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents : celui de conteur habité des «choses» du corps - et du coeur -, et celui d'écrivain souverain au royaume des mots...

    Camille est paru à la Musardine en grand format en 2005; il est épuisé depuis 1 an.

  • Camille

    Léo Barthe

    Aux abords du XIXe siècle, et aux confins d'une province reculée, dans une noble demeure délabrée, Gérard grandit sous l'autorité ombrageuse d'un oncle aigri en ignorant tout du monde et des affres de l'amour. Lorsque accidentellement surgit dans sa vie Camille, charmant adolescent selon l'apparence, Gérard, de découverte en découverte, perdra son innocence en suivant une instruction libertine pour le moins fiévreuse et périlleuse. Mais qui est Camille, et qui se cache derrière cet être mi-ange, mi-démon ? Quelle destinée l'oblige à soumettre son corps à des cruautés qui mènent à l'extase, entraînant Gérard dans son sillage ? La flamboyante passion qui unit les protagonistes de ce long rêve halluciné résistera-t-elle aux révélations d'un passé aussi trouble que mystérieux ?
    Pour développer sans tabous ce grand roman d'amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents : celui de conteur habité des "choses' du corps - et du coeur -, et celui d'écrivain souverain au royaume des mots...
    Camille est paru à la Musardine en grand format en 2005; il est épuisé depuis 1 an.

  • Imre, graphiste polyvalent, recueille une jeune chienne qui a toute l'apparence d'une femme. Reste à éduquer cette idéale bête de compagnie, à lui apprendre la propreté dans la promiscuité d'un petit appartement. Mais est-ce le maître qui dresse la femme-chienne ou le contraire oe L'animal, dont l'innocence constitue une tentation permanente, initie l'homme aux joies charnelles les plus aiguës. Jusqu'à quel degré d'humanité parviendra cette bête nue qui marche à quatre pattes et ne sait pas se servir de ses mains oe Son accès au langage promettrait au lecteur les plus troublantes révélations sur d'inavouables rêves de soumission et apporterait la solution de toute l'énigme...

  • Imre, graphiste polyvalent, recueille une jeune chienne qui a toute l'apparence d'une femme. Reste à éduquer cette idéale bête de compagnie, à lui apprendre la propreté dans la promiscuité d'un petit appartement. Mais est-ce le maître qui dresse la femme-chienne ou le contraire oe L'animal, dont l'innocence constitue une tentation permanente, initie l'homme aux joies charnelles les plus aiguës. Jusqu'à quel degré d'humanité parviendra cette bête nue qui marche à quatre pattes et ne sait pas se servir de ses mains oe Son accès au langage promettrait au lecteur les plus troublantes révélations sur d'inavouables rêves de soumission et apporterait la solution de toute l'énigme...

  • Henriette et Jean mènent une vie paisible. Jusqu'au jour où Georgette et Edmond, deux amis, leur confient Buster, chien aussi encombrant qu'affectueux, le temps des vacances. Le quotidien du couple s'en trouve bouleversé, leur sexualité également.

    Il y a dans la langue de Léo Barthe, jusque dans les dialogues entre les personnages, quelque chose de parfait, une évidence, qui rend la situation irréelle, en même temps qu'authentique et « banale » ; et ce tour de magie permet tout - tous les tabous.

  • Henriette et Jean mènent une vie paisible. Jusqu'au jour où Georgette et Edmond, deux amis, leur confient Buster, chien aussi encombrant qu'affectueux, le temps des vacances. Le quotidien du couple s'en trouve bouleversé, leur sexualité également.
    Il y a dans la langue de Léo Barthe, jusque dans les dialogues entre les personnages, quelque chose de parfait, une évidence, qui rend la situation irréelle, en même temps qu'authentique et " banale " ; et ce tour de magie permet tout - tous les tabous.

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