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La lettera rubata

 (Lu par Roberto Arricale)

À propos

La lettera rubata è il terzo racconto poliziesco scritto da Edgar Allan Poe avente come protagonista l'investigatore improvvisato Auguste Dupin. Questo racconto, scritto per la rivista The Chamber's Journal nel 1845, fu spunto di riflessione per Sigmund Freud, per uno psicanalista sperimentale come Jacques Lacan e per il celebre filosofo francese Jacques Derrida. Il racconto è stato tradotto in francese da Charles Baudelaire come La lettre volée. Poe narra del furto di una lettera estremamente compromettente perpetrato dal ministro D ai danni di una gran dama di corte (forse la stessa regina di Francia). Monsieur G, prefetto di polizia di Parigi, conosce l'identità del ladro e sa che non si è liberato della lettera, ma, nonostante tutti gli sforzi che vanno dalla perquisizione personale a quella più che accurata dei suoi uffici e appartamenti, non riesce a recuperarla. Quando si rivolge a Auguste Dupin, l'investigatore ideato da Poe, il mistero sarà presto risolto con il recupero della lettera. Il ministro D, ben conoscendo le tecniche investigativa  della polizia, non aveva nascosto la lettera, ma non  aveva fatto altro che lasciarla in bella evidenza nel suo portacarte, avendo solo l'avvertenza di rigirarla e di sigillarla. Se avesse cercato di occultarla la polizia l'avrebbe certamente trovata, ma mai agli stessi venne in mente, proprio perché questo andava contro ai loro frame cognitivi, che fosse in bella mostra, quasi esibita. Proprio l'abbandono della tecnica investigativa classica ha permesso a Dupin di risolvere il mistero mette do in campo un'altra competenza: la capacità di mettersi dal punto di vista dell'altro. D'altra parte era la stessa cosa che era accaduto nel momento del furto: la gran dama, all'entrata del ministro D, non cercò di nasconder la lettera, la mossa avrebbe insospettito i presenti, ma si limitò a lasciarla coperta sul tavolo da dove il ministro l'aveva semplicemente presa, come se fosse cosa sua. Solo il ministro, e successivamente August Dupin, sapevano abbandonare i propri schemi mentali.

  • EAN

    9788726351033

  • Disponibilité

    Disponible

  • Poids

    25 610 Ko

  • Distributeur

    Demarque

  • Support principal

    livre-audio (mp3)

Edgar Allan Poe

1809-1849 La vie d'Edgar Poe fut une longue pérégrination, de ville en ville et de solitude en solitude, dans une Amérique qui ne peut le comprendre.ÿFils d'acteurs de tournées, phtisiques et alcooliques, il naît dans une roulotte cahotante. En 1811, il est orphelin et confié à la charité de la bourgeoisie de Richmond. Il est adopté par la famille Allan qui s'installe pour quelque temps à Liverpool: l'Angleterre mystérieuse va impressionner l'enfant et lui donner le goût du fantastique macabre. Il suit des études classiques et littéraires. A l'Université de Virginie, il commence à contracter des dettes de jeu et rompt avec son père adoptif qui refuse de les payer.ÿEn 1833, il connaît un premier succès en remportant un prix à un concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimor avec son récit "Manuscrit trouvé dans une bouteille". Il entre au Souther Literary Messenger de Richmond et en deviendra rédacteur en chef en 1835. Mais l'alcool et les drogues le plongent dans des accès de dépression et il perd son emploi. Dix ans plus tard, il publie le Corbeau qui bouleverse le public. Poe connaît alors une courte période d'engouements et de succès mondains. Les dettes et l'alcool le précipitent définitivement dans la déchéance.ÿNul ne saura jamais ce que furent les derniers jours de sa vie: on le découvre, le 3 octobre 1849, dans un ruisseau, près de Light Street à Baltimore. Il meurt quatre jours plus tard au Washington Hospital.ÿÿ"Je n'ai commis qu'une seule faute: je n'ai pas su être heureux. Jamais! Pas même un jour, pas même une heure. La création elle-même, joie des poètes plus sensibles, était pour moi plus angoissante que rédemptrice. La cause première de mon infortune, maintenant, je la connais. J'ai toujours eu peur de la vie. D'une sensibilité exacerbée et malade depuis ma plus tendre enfance, secoué, ébranlé jusqu'au bout par la malchance et la misère, la vie de tous les jours, la réalité quotidienne étaient pour moi un continuel motif de terreur. J'avais l'impression d'être contamment suspendu à la limite des deux royaumes, d'être un enfant à demi mort, enchaîné, de façon incompréhensible, à un spectre nostalgique. L'enfant avait peur des ténèbres; le spectre, de la lumière. L'un et l'autre aspiraient à la mort et la redoutaient tout ensemble. La vie, c'était pour moi l'hallucination, l'ennemie, la condamnation. Chaque fois que je tentais de m'accorder avec elle, j'étais blessé, repoussé; je me faisais l'effet d'un ange voulant s'asseoir à un banquet de monstres. L'amour lui-même ne parvint pas à me sauver, car la femme est une des plus parfaites incarnations de la vie, et j'avais de la vie une indicible terreur." (Le Jugement Universel de Giovanni Papini)

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