Coups de coeur

  • Joie, tristesse, amertume, soulagement... nous ne ressentons pas les émotions, nous les goûtons. Nous les déposons sur la table autour de laquelle nous nous asseyons, et nous les partageons. Quatre écrivaines japonaises mettent en scène l'Europe - le Pays basque, la Bretagne, le Piémont italien, l'Alentejo au Portugal - et ses plats. Quatre variations autour de la nourriture où le minestrone, les galettes de blé noir ou le pão de ló deviennent des lieux de mémoire et de réconciliation. Dans ces nouvelles, les plats disent de nous ce que les mots ne peuvent pas dire. Les drames - mort d'une mère, d'un mari, disparition d'une soeur, jalousie amoureuse - se nouent et se dénouent autour d'un repas partagé. Car ce que l'on partage lorsque l'on mange ensemble, ce n'est pas de la nourriture mais de l'amour.

  • Un écrivain reçoit un matin l'appel d'un ami, riche oisif animé d'une passion coupable pour le cinéma et les romans policiers, qui lui propose de venir assister à un meurtre.
    Nous voilà entraînés avec lui dans le labyrinthe des bas-fonds de Tokyo et, furtivement glissés dans l'intervalle entre deux masures, l'oeil collé au noeud évidé d'un volet, découvrant en voyeurs... Mais devons-nous croire ce que voient nos yeux ?
    Jeux de miroirs et d'apparences trompeuses, messages secrets à déchiffrer et, au coeur de l'énigme, la beauté indéchiffrable d'une femme dont l'amour peut s'avérer fatal. Dans ce roman inédit où plane l'ombre d'Edgar Allan Poe, Tanizaki compose un brillant théâtre des illusions qui joue avec nos nerfs et jongle avec l'étrange.

  • Le couteau n'ôte pas la vie, il se fait obéir !
    Le couteau, c'est le sabre, celui de Yamada Otozô, commandant en chef de l'armée d'occupation japonaise en Mandchourie en 1945, face à l'armée russe tapie comme un ours dans la neige.
    La langue, c'est le goût de la cuisine porté à son paroxysme comme une oeuvre d'art par Chen, cuisinier génial et révolutionnaire chinois dont le champ de bataille est un simple billot de bois.
    Entre l'officier gourmet et le cuisinier rebelle, une lutte à mort s'engage dont la clé est l'art de préparer les plats.
    Car il y a d'autres manières de faire la guerre qu'avec des fusils et des sabres.
    Ruses, périls et gourmandise sont au menu de ce roman palpitant dont l'héroïne est la cuisine.

  • Dans cette juxtaposition, Araki explore son environnement intime et s'interroge sur son désir comme sur la perte d'un être cher. Réalisée en 1993, trois ans après le décès de sa femme, Yoko Aoki, la série Shi Nikki (Private Diary) for Robert Frank, aussi connue sous le nom de 101 Works For Robert Frank rassemble 101 photographies en noir et blanc. Dans l'austérité du studio ou dans l'intimité de la chambre, le photographe saisit le modèle féminin dans des postures de stricte frontalité, explicite et sans concession, tout comme dans des mises en scène érotiques.
    Ces images s'intercalent avec des photographies du quotidien d'Araki désormais veuf : natures mortes, rues et ciel de Tokyo, le chat Chiro adopté avec sa femme...
    Les photographies de rues faisant écho au travail de Robert Frank (1924-2019), pionnier de la photographie américaine, à qui Araki a dédié cette série à l'occasion de l'exposition de ces clichés au Japon.

    Delamain aime

    superbe EDITION qui fait honneur aux images d'Araki. Qu'il photographie la ville ou les corps, il trouble par une sensualité à la fois déliacte et frontale. Les blancs laiteux et les noirs si profonds qu'on les croirait épais sont tout simplement parfaits. S U B L I M E

    Librairie Delamain

  • À dix-huit ans, Nouk pensait que le monde allait changer de base. Il semblerait que quelque chose ait mal tourné...
    Nouk est rebelle, insolente. Quand Olaf l'embarque dans sa maison d'édition, elle n'imagine pas qu'il puisse un jour se séparer d'elle. C'est pourtant ce qu'il fait. N'a-t-elle vraiment rien vu venir ?
    Avec Werther, c'est autre chose. Ce grand éditeur, excentrique et visionnaire, devient son mentor. Mais il se montrera incapable de la protéger.
    Cinglant, poétique, d'un humour féroce, Les Enchanteurs jette un regard lucide sur le mélange détonant que forment le sexe et le pouvoir dans l'entreprise.
    Mais c'est d'abord la désillusion, la colère et la mélancolie que convoque ici Geneviève Brisac, dans un hymne à la résistance, c'est-à-dire à la vie.

    Coup de cœur

    Mettant son héroïne à l'épreuve du monde du travail et de la loi des patrons, Geneviève Brisac s'amuse de mythologies masculines et débusque nos petits compromis comme nos grandes lâchetés

    Librairie La Cédille - La Cédille

  • « Ce livre a été écrit dans un endroit qui devrait être sous l'eau ».
    F. B.

    Au hasard d'une galerie de Saint-Jean-de-Luz, Frédéric Beigbeder aperçoit un tableau représentant une cabane, dans une vitrine. Au premier plan, un fauteuil couvert d'un coussin à rayures, devant un bureau d'écrivain avec encrier et carnets, sur une plage curieusement exotique. Cette toile le fait rêver, il l'achète et soudain, il se souvient : la scène représente la pointe du bassin d'Arcachon, le cap Ferret, où vit son ami Benoît Bartherotte. Sans doute fatigué, Frédéric prend cette peinture pour une invitation au voyage. Il va écrire dans cette cabane, sur ce bureau.

    Face à l'Atlantique qui à chaque instant gagne du terrain, il voit remonter le temps. Par vagues, les phrases envahissent d'abord l'espace mental et la page, réflexions sur l'écriture, la solitude, la quête inlassable d'un élan artistique aussi fugace que le désir, un shoot, un paysage maritime. Puis des éclats du passé reviennent, s'imposent, tels « un mur pour se protéger du présent ». A la suite d'Un roman français, l'histoire se reconstitue, empreinte d'un puissant charme nostalgique : l'enfance entre deux parents divorcés, la permissivité des années 70, l'adolescence, la fête et les flirts, la rencontre avec Laura Smet, en 2004... Temps révolu. La fête est finie. Pour faire échec à la solitude, reste l'amour. Celui des siens, celui que Bartherotte porte à son cap Ferret. Et Beigbeder, ex dandy parisien devenu l'ermite de Guétary , converti à cette passion pour un lieu, raconte comment Bartherotte, « Hemingway en calbute », s'est lancé dans une bataille folle contre l'inéluctable montée des eaux, déversant envers et contre tous des millions de tonnes de gravats dans la mer. Survivaliste avant la lettre, fou magnifique construisant une digue contre le réchauffement climatique, il réinvente l'utopie et termine le roman en une peinture sublime et impossible, noyée d'eau et de soleil. La foi en la beauté, seule capable de sauver l'humanité.

    Une expérience de lecture, unique et bouleversante, aiguisée, impitoyable, poétique, et un chemin du personnel à l'universel.

    Coup de cœur

    Frédéric Beigbeder livre un récit autobiographique sensible et émouvant où hier et aujourd'hui se rejoignent peu à peu.

    Librairie La Cédille - La Cédille

  • Comment vaincre la mélancolie historique qui nous assaille aujourd'hui?? Comment résister à la culture de la peur, éviter le découragement?? En choisissant de résister, en cultivant l'esprit critique de notre temps, nous dit Marc Crépon.
    Après s'être interrogé sur les formes de la violence, le philosophe analyse ici le refus de la soumission et les formes qu'il revêt. Reprendre le contrôle de nos vies et leur donner un sens implique de résister.
    Nourri de la philosophie des Lumières,??Marc Crépon en appelle à un esprit critique qui n'est ni l'indignation vaine ni la révolte convenue. Dans différents domaines de la vie sociale (la santé, l'école, la culture, le monde paysan), il plaide pour une politique des singularités qui s'oppose à une politique des identités, afin d'échapper aux pièges de l'appartenance et de la nostalgie du passé.
    Notre avenir dépend de notre désir de résister.

    À paraître

  • Inhumaines conditions

    Marc Crépon

    Plus jamais ça ! Comment expliquer qu'à un moment nous ne supportons plus ce qui nous paraissait encore acceptable peu de temps auparavant ? Pourquoi ce qui était considéré comme normal devient-il soudainement intolérable au point que nous décidions de nous y opposer ?
    Cela tient au fait que ce qui nous était invisible, imperceptible, pris dans un ensemble d'habitudes et de lâches concessions, devient à nos yeux indigne de ce que nous nous représentons comme la condition humaine. Ce sont ces prises de conscience brutales qui expliquent les progrès accomplis par nos sociétés vers une condition plus douce et plus juste faite aux individus et notre engagement pour que les choses changent.

    Comment alors faire reculer la violence ? D'abord en l'exposant partout où elle se manifeste, en la rendant visible autour de nous, dit le philosophe Marc Crépon : dans le monde du travail, de la justice, dans notre relation à nos proches ou aux animaux... En montrant ensuite ce qu'elle a d'intolérable dans la manière dont elle détruit l'image que les individus ont d'eux-mêmes tout comme les relations qu'ils entretiennent entre eux. Tel est l'unique ressort d'une lutte contre la violence. Car il ne suffit pas d'en avoir conscience. Si la violence doit être combattue, c'est parce qu'elle détruit à chaque instant le monde dans lequel nous vivons en le rendant, au sens propre, du mot inhabitable, inhumain.

  • La violence n'a pas subitement surgi dans nos vies avec les attentats de janvier et de novembre 2015. Aucune de nos relations, qu'elles soient familiales, scolaires, professionnelles, morales ou politiques, n'y échappe. Mais la terreur instaurée par les attaques terroristes est une épreuve sans précédent. D'abord parce qu'elle provoque la hantise de la répétition : nous savons qu'à la terrasse d'un café, dans une salle de spectacle ou dans les transports en commun, la violence peut à nouveau frapper.

    La peur, le désir de vengeance et de justice accompagnent notre volonté d'en finir avec ce que nous considérons comme le mal radical. Comment pourrait-il en aller autrement ? Et qui nous le reprocherait ? Mais le risque est alors d'autoriser les emportements, les jugements précipités, les décisions aveugles et, finalement, de répondre à la violence par la violence.

    Faire face à la haine est un défi pour nos sociétés. Dans ce livre courageux, à contre-courant de bien des discours actuels, et convoquant toutes les ressources de la philosophie, Marc Crépon défend le principe du refus de la violence, du refus de consentir à son oeuvre et à la culture de destruction qui l'accompagne. Les grandes figures de la non-violence que furent Jaurès, Romain Rolland, Martin Luther King et Mandela nous offrent des modèles et prouvent que la terreur n'est ni invincible ni fatale.

  • Les « affaires de moeurs » constituent une épreuve pour la société, non seulement parce qu'elles la mettent en face de son silence passé, mais parce qu'elles l'exposent, en guise d'expiation, à un empiètement de la vertu sur les libertés.

  • « Les Argonautes propose rien de moins qu'une nouvelle théorie de l'amour pour le xxie siècle ».
    Les Inrockuptibles.

    Ce livre raconte une histoire d'amour. Deux êtres se rencontrent et tombent éperdument amoureux. Leur amour grandit, leurs deux corps se transforment, et avec leurs mutations d'autres grandes questions résonnent : qu'est-ce que la maternité ? Comment se construit le genre ? Comment vivre et penser la marge en construisant une famille ? À la lisière de l'essai et de l'autofiction, Les Argonautes déploie une réflexion intime qui résonne. Révolutionnaire.

    Poétesse, essayiste et critique d'art américaine, Maggie Nelson s'est affranchie du carcan des genres littéraires établis. Mêlant avec brio écriture autobiographique et théorie critique, elle a fait de ses questionnements sur la famille, le genre, la violence sexuelle et la philosophie des sujets de prédilection. Elle est notamment l'autrice de Bleuets et Une partie rouge parus aux Éditions du sous-sol.

    Coup de coeur

    Maggie Nelson s'adresse ici à la personne qui partage sa vie. Elle interroge le genre, la maternité, la corps, la famille, le tout jalonné des auteur.ice.s  qui l'ont aidé à se construire. Une rélfexion intime qui pourtant résonne. Emprunt de poésie, de réfléxion et d'auto-fiction, un texte ovni inoubliable!!!

    Les Champs Magnétiques

  • "Je réaliserai ton rêve... si tu me tues ! ' Une relation dangereuse entre deux femmes passionnées de lecture, défiant les codes de l'aristocratie anglaise. Angleterre, année 1900... L'époque où l'amour, la famille et la société étaient semblables à des ronces... Hanako, une jeune japonaise, décide de traverser l'océan à la recherche de Victor Franks, un écrivain qu'elle admire, dans le but de lui faire lire son roman.
    Malheureusement, la maison d'édition avec laquelle l'écrivain collabore refuse de lui donner la moindre information. Au bord du désespoir, sans nulle part où aller, elle va trouver du réconfort auprès d'Alice, une noble qui la recueille et fait d'elle sa nouvelle femme de chambre. Mais si la demoiselle est aussi généreuse, c'est peut-être qu'elle a une idée derrière la tête... Hanako, touchée par la détresse d'Alice, décide de découvrir ses réelles intentions et de l'aider, si elle le peut...

  • Tower of god t.1

    Siu

    Bam, un jeune homme ayant perdu la mémoire vit seul, abandonné dans un monde désolé.Il fait la connaissance de la jeune Rachel qui lui rend souvent visite et prend soin de lui, jusqu´à ce que cettedernière le quitte pour rejoindre la Tour des dieux.Dans l´unique but de retrouver la fille qu´il aime Bam réussi à quitter son monde et à entrer dans la Tour.Toutefois, seuls les plus talentueux auront une chance de la gravir.Mensonge, alliance, traitrise, pouvoir mystérieux, meurtres les alliés d´hier deviendrons les ennemies de demain afin d´atteindre le sommet de la tour des dieux.

  • À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manoeuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
    Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête... et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée... Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !

    Découvrez la face cachée du lieu le plus secret de la cité impériale ! Dans ce monde de femmes régi par les hommes, Mao Mao aura besoin de toute son intelligence et de tout son savoir pour démêler les intrigues de la cour... Avec son héroïne hors norme et ses décors magnifiques, ce manga événement adapté d'un roman à succès a tout pour plaire ! Et vous, aurez-vous le courage de goûter à ses délices ?

  • Kaiju n°8 t.1

    Naoya Matsumoto

    • Kaze
    • 6 Octobre 2021

    Enfant, Kafka Hibino rêvait d'intégrer les Forces de Défense pour combattre ces terribles ennemis, mais après de nombreux échecs à l'examen d'entrée, ce trentenaire travaille à nettoyer les rues de leurs encombrants cadavres. usqu'au jour où une mystérieuse créature s'introduit dans son organisme et le métamorphose en une entité surpuissante mi-humaine, mi-kaiju. Son nouveau nom de code : «Kaiju n° 8» !

  • Léviathan t.1

    Shiro Kuroi

    • Ki-oon
    • 6 Janvier 2022

    Au fin fond de la galaxie, le Léviathan, un immense vaisseau spatial, flotte à la dérive. Quand des pilleurs d'épaves s'y introduisent, ils découvrent le journal intime d'un collégien, Kazuma, relatant les événements qui ont eu lieu dans les entrailles du navire... À sa lecture, l'évidence s'impose : un survivant de la catastrophe se cache quelque part dans le dédale des ruines !

    Des années plus tôt, le jeune Kazuma est en plein voyage scolaire vers la Terre. La fête tourne court quand des explosions d'origine inconnue détruisent une partie de la coque du vaisseau ! Voilà les passagers immobilisés au milieu de nulle part... L'adolescent et sa camarade Futaba surprennent alors une conversation entre leur professeur et un robot de maintenance : les réserves d'oxygène sont insuffisantes pour tenir jusqu'à l'arrivée des secours... Le seul espoir de survie est un caisson de cryogénisation niché au coeur du géant de métal. Or, il ne peut contenir qu'une personne... Malheureusement pour les élèves, l'enseignant comprend vite qu'il a été entendu. C'est le début d'une lutte sanglante pour préserver le secret !

    Dans un décor angoissant dépeint avec une minutie extrême, Léviathan nous emporte dans un voyage au bout de l'enfer. Comment garder son humanité dans l'étendue glacée de l'espace ?

  • « Elle » fait bon vivre en Égalie. La présidente Rut Brame travaille nuit et jour à la bonne marche de l'État, quand son époux Kristoffer veille avec amour sur leur foyer. Il y règne d'ailleurs une effervescence toute particulière : à quinze ans, leur fils Pétronius s'apprête à faire son entrée dans le monde. Car voici enfin venu le bal des débutants.
    Mais l'adolescent, grand et maigre, loin des critères de beauté, s'insurge contre sa condition d'homme-objet. Dans l'impossibilité de prendre son indépendance, il crée presque malgré lui un mouvement qui s'apprête à renverser le pouvoir matriarcal en place. L'avenir de la cité radieuse est amené à changer... pour le meilleur et pour le pire.
    Avec Les Filles d'Égalie, Gerd Brantenberg signe une dystopie féministe et résolument provocatrice. L'auteure renverse littéralement les codes de la société patriarcale : les femmes ont tous les pouvoirs, et la langue s'en ressent.
    Le féminin, omniprésent, l'emporte systématiquement sur le masculin, faisant apparaître de nouveaux mots qui soulignent avec une ironie mordante l'oppression invisible qui règne sur la gente féminine. Brûlant d'actualité et débordant d'humour, Les Filles d'Égalie, le grand roman féministe norvégien du XXe siècle, est enfin traduit en français.

    Vivement Dimanche vous conseille

    Bienvenue en Egalie, société matriarcale où les hommes restent au foyer et gloussent (parce que de toute façon on ne les écoute pas) pendant que les femmes occupent de hauts postes en fumant des cigares. Cliché ? Pas que ! Si l'absurdité de ces situations quotidiennes (due au renversement des rapports sexe/pouvoir) fait d'abord sourire, elle fait très vite rire jaune... Avec parfois de gros sabots mais aussi beaucoup de finesse, l'autrice dénonce le patriarcat avec brio !

    Vivement Dimanche

  • Elle vit à Nuuk, la capitale du Groenland. Elle est inuite, jeune, moderne et pleine d'humour. Elle est amoureuse de sa copine. Elle a été acceptée à l'Université d'Aarhus au Danemark et va enfin sortir du nid familial. Mais l'arrivée sur le continent réveille en elle une souffrance muette, une fêlure qui tue lentement le goût de vivre. Un événement tragique dans sa belle-famille la rappelle opportunément dans l'est du Groenland, au pied de la Vallée des Fleurs où, contre toute attente, la beauté des montagnes déclenche chez elle le début d'une rupture radicale. Elle, qui enfant avait sauté d'une fenêtre pour s'envoler, va chercher à retrouver à tout prix sa liberté perdue.

    Après le succès international de Homo sapienne, Niviaq Korneliussen revient avec un chef-d'oeuvre d'hypersensibilité et d'audace dans lequel elle aborde de front le difficile sujet des épidémies de suicide qui touchent son pays natal.

    Coup de coeur

    Quel plaisir de retrouver Niviaq Korneliussen pour son deuxième roman. En mêlant danois, anglais et groënlandais elle réinvente sa langue. C'est beau, triste et lumineux.

    Les Champs Magnétiques

  • Depuis qu'April a perdu sa maman, son père, climatologue, s'est réfugié dans le travail. Alors quand ils partent vivre sur une île déserte du cercle polaire, la fillette espère qu'ils vont enfin passer du temps ensemble. Mais son papa est encore plus occupé qu'avant, et April se sent plus seule que jamais...
    Jusqu'à ce qu'elle découvre la présence, à l'autre bout de l'île, d'un ours polaire blessé, affamé et égaré, incapable de rejoindre les siens à cause de la fonte de la banquise.
    De cette incroyable rencontre naîtra une amitié intense, aussi profonde qu'extraordinaire. Une amitié dont le rayonnement pourrait changer beaucoup de choses...
    Et même ranimer la flamme qui s'est éteinte dans le coeur du père d'April.

  • Salut, je m'appelle Sugar Blum et ma vie est digne d'un roman:v Ma famille est ingérablev J'ai un petit ami imaginaire et Prince de l'Universv J'ai les amis les plus géniaux de la terrev Mon chien baveux me colle aux basketsEt quand ça ne va pas, je raconte mille histoires...La méthode Sugar Blum, c'est voir la vie en grand et trouver le bonheur!

    À paraître

  • Pour savoir qui l'on est, il faut savoir d'où l'on vient.

    Je n'ai aucun souvenir de ma chute.
    Ce que je sais, c'est que depuis je ressens les émotions des gens en les touchant.
    Alors je décide de retourner là où l'accident s'est produit : chez ma grand-mère en Norvège. Elle pourra peut-être me dire ce qui m'arrive.
    Mais quand je débarque sur l'île de Skejbne où elle habite, elle est introuvable. Un garçon inconnu squatte sa maison. Et des ombres étranges gravitent autour de l'arbre dont je suis tombée...

  • En 1998, dans le quartier noir de Garden Heights. Maverick sèche le lycée, et il a déjà un pied dans les gangs. Malgré la poigne de sa mère qui l'élève seule, il s'apprête à marcher sur les traces de son père, un baron de la drogue en prison.

    Tout change lorsqu'il découvre qu'il est père. Le voilà contraint d'élever son bébé, auquel il s'attache, tout en affrontant la colère de sa petite amie Lisa.

    Maverick veut être un homme bien ; il veut prouver qu'il peut faire les choses différemment. Mais on ne quitte pas les gangs si facilement.

    La Librairie Les Champs Magnétiques vous conseille

    Après The Hate U Give, Angie Thomas ne cesse de nous impressionner par sa plume, ses valeurs et sa bienveillance. C'est un livre qui se dévore, qui suscite notre réflexion et nos sentiments sur une touche de positivité et d'espoir.  Un roman fort qui vous marquera longtemps ! à partir de 14 ans.

    Les Champs Magnétiques

  • Sans plus attendre

    Sylvie Durastanti

    Une femme attend, depuis vingt ans, le retour de son mari parti à la guerre. Leur fils a grandi sans connaître son père. Les intrus, qui ont envahi la demeure et convoitent cette épouse esseulée, se montrent de plus en plus agressifs et pressants. Pour continuer à attendre, elle doit encore gagner du temps, envers et contre tout.

    Même s'ils ne sont nommés qu'à la fin du roman, le lecteur comprend vite qu'il s'agit des personnages de L'Odyssée.

    En adoptant le point de vue de celle qui attend, c'est une nouvelle histoire qui est racontée. Sur cette île grecque, dans ce monde pourtant ancien, tout semble familier et étrangement actuel. Nous ne sommes plus témoins du courage et de la ruse d'Ulysse dans son périlleux voyage, mais de la patience et de l'intelligence de Pénélope, face à une barbarie ordinaire.

    Par la profondeur des sentiments, la beauté des descriptions, l'écriture simple et intense, la lenteur du rythme mais aussi la multiplicité des scènes saisissantes et l'incroyable crescendo final, Sans plus attendre est un livre qui frappe durablement l'imagination du lecteur.

    Le mot de la libraire

    Ulysse, L'Odyssée. Non, Pénélope, sa femme, qui attend, pendant plus d'une décennie le retour de son mari. Un roman choral, un roman de voix, profondément féminin, où les femmes sont encerclées, menacées, désirées contre leur gré. Une réécriture de ce mythe incontournable, servie par une langue remarquable et poétique.

    Clémentine - Librairie Durance

  • La décision

    Karine Tuil

    Mai 2016. La juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d'un jeune homme suspecté d'avoir rejoint l'État islamique en Syrie. À ce dilemme professionnel s'en ajoute un autre, plus intime : mariée, Alma entretient une liaison avec l'avocat qui représente le mis en examen. Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays...
    Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d'instruction antiterroristes, au coeur de l'âme humaine, dont les replis les plus sombres n'empêchent ni l'espoir ni la beauté.

    Le mot de la libraire

    Karine Tuil poursuit son exploration des drames de notre siècle. La Décision, celle d'Alma, dans sa vie professionnelle, juge antiterroriste, qui doit décider de la remise en liberté ou non, d'un jeune homme rentré de Syrie. Ce nouveau roman, extrêmement bien documenté, incisif et précis, au fil des réflexions du personnage et des entretiens au tribunal, nous demande aussi à nous lecteur : "qu'aurions-nous décidé à sa place?".

    Clémentine - Librairie Durance

  • « Elle » fait bon vivre en Égalie. La présidente Rut Brame travaille nuit et jour à la bonne marche de l'État, quand son époux Kristoffer veille avec amour sur leur foyer. Il y règne d'ailleurs une effervescence toute particulière : à quinze ans, leur fils Pétronius s'apprête à faire son entrée dans le monde. Car voici enfin venu le bal des débutants.
    Mais l'adolescent, grand et maigre, loin des critères de beauté, s'insurge contre sa condition d'homme-objet. Dans l'impossibilité de prendre son indépendance, il crée presque malgré lui un mouvement qui s'apprête à renverser le pouvoir matriarcal en place. L'avenir de la cité radieuse est amené à changer... pour le meilleur et pour le pire.
    Avec Les Filles d'Égalie, Gerd Brantenberg signe une dystopie féministe et résolument provocatrice. L'auteure renverse littéralement les codes de la société patriarcale : les femmes ont tous les pouvoirs, et la langue s'en ressent.
    Le féminin, omniprésent, l'emporte systématiquement sur le masculin, faisant apparaître de nouveaux mots qui soulignent avec une ironie mordante l'oppression invisible qui règne sur la gente féminine. Brûlant d'actualité et débordant d'humour, Les Filles d'Égalie, le grand roman féministe norvégien du XXe siècle, est enfin traduit en français.

    Vivement Dimanche vous conseille

    Bienvenue en Egalie, société matriarcale où les hommes restent au foyer et gloussent (parce que de toute façon on ne les écoute pas) pendant que les femmes occupent de hauts postes en fumant des cigares. Cliché ? Pas que ! Si l'absurdité de ces situations quotidiennes (due au renversement des rapports sexe/pouvoir) fait d'abord sourire, elle fait très vite rire jaune... Avec parfois de gros sabots mais aussi beaucoup de finesse, l'autrice dénonce le patriarcat avec brio !

    Vivement Dimanche

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