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zone (Prix Decembre 2008 ; Prix Du Livre Inter 2009) - Mathias Enard 
Actes Sud
http://www.actes-sud.fr Collection : Domaine Francais Actes Sud Parution : 15 Août 2008 Genre : Littérature Française Romans Nouvelles Correspondance 516 pages, 24.1 X 14 cm, 670 grammes 9782742777051 Prix éditeur ttc : 22.80 € Disponible chez l'éditeur |
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Par une nuit décisive, un voyageur lourd de secrets prend le train de milan pour rome, muni d'un précieux viatique qu'il doit vendre le lendemain à un représentant du vatican pour ensuite - si tout va bien - changer de vie.
Quinze années d'activité comme agent de renseignements dans sa zone (d'abord l'algérie puis, progressivement, tout le proche-orient) ont livré à francis servain mirkovic les noms et la mémoire de tous les acteurs de l'ombre (agitateurs et terroristes, marchands d'armes et trafiquants, commanditaires ou intermédiaires, cerveaux et exécutants, criminels de guerre en fuite. ). mais lui-même a accompli sa part de carnage lorsque la guerre en croatie et en bosnie l'a jeté dans le cycle enivrant de la violence.
Trajet, réminiscences, aiguillages, aller-retour dans les arcanes de la colère des dieux. zeus, athéna aux yeux pers et arès le furieux guident les souvenirs du passager de la nuit. le train démarre et, avec lui, commence une immense phrase itérative, circulatoire et archéologique, qui explore l'espace-temps pour exhumer les tesselles de toutes les guerres méditerranéennes. car peu à peu prend forme une fresque homérique oú se mêlent bourreaux et victimes, héros et anonymes, peuples déportés ou génocidés, mercenaires et témoins, peintres et littérateurs, évangélistes et martyrs.
Et aussi les parques de sa vie intérieure : intissar l'imaginaire, la paisible marianne, la trop perspicace stéphanie, la silencieuse sashka. s'il fallait d'une image représenter la violence de tout un siècle, sans doute faudrait-il choisir un convoi, un transport d'armes, de troupes, d'hommes acheminés vers une oeuvre de mort. cinquante ans après la modification de michel butor, le nouveau roman de mathias enard compose un palimpseste ferroviaire en vingt-quatre "chants" conduits d'un seul souffle et magistralement orchestrés, comme une iliade de notre temps.
Il tient le cap des premiers mots jusqu'aux derniers.
Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur - 12/12/2008)
Mathias Enard vient d'entrer dans le club sélect des écrivains qui créent leurs lecteurs.
Joseph Macé-scaron - Marianne - 12/12/2008)
Une magistrale plongée dans l'histoire.
André Rollin - Le canard enchaîné - 12/12/2008)
Un écrivain est là.
Jacques-pierre Amette - Le point - 10/10/2008)
Il faut se laisser prendre par le rythme de cette fresque époustouflante... L'éblouissement est au bout du chemin.
Bernard Quiriny - Le Magazine Littéraire - 10/10/2008)
Il tient le cap des premiers mots jusqu'aux derniers.
Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur - 10/10/2008)
Il nous donne un livre foisonnant, érudit, inventif, audacieux et déconcertant.
Robert Solé - Le Monde - 10/10/2008)
C'est le boulot le plus overdosé, le plus écrasant de cette rentrée.
Patrick Grainville - Le Figaro - 10/10/2008)
C'est hypnotisant, fou, d'envergure...
Clara Dupont-monod - Marianne - 10/10/2008)
Une raison de croire qu'un autre roman français, gonflé, ambitieux et brillant est possible.
Raphaëlle Leyris - Les inrockuptibles - 10/10/2008)
On en parle beaucoup et on a raison. "Zone" est un des événements de la rentrée littéraire.
Marie-laure Delorme - Le Journal du Dimanche - 10/10/2008)
"Zone" est le Styx de la littérature contemporaine. C'est-à-dire, pour faire simple, l'un des meilleurs livres de cette rentrée littéraire. Le plus ambitieux. Le plus exigeant. Le plus incontournable.
François Busnel - L'Express - 03/10/2008)
Entrer dans "Zone" est une chose, y rester en est une autre. Car la lecture de ce livre aux allures de roman est éprouvante. (...) Mathias Enard, aède intraitable aux méchantes ruses, a composé une "Iliade" contemporaine aux scènes terrifiantes, où l'on peine parfois à reprendre haleine. Mais de Cervantès à Hemingway, de Conrad à Malaparte, auteurs souvent cités à comparaître dans ce texte saisissant, qui a dit que la littérature avait vocation à distraire ?
Gilles Heuré - Télérama - 17/09/2008)
Prix Décembre 2008 pour "Zone"
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