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Bakou, derniers jours - Olivier Rolin 
Seuil
http://www.editionsduseuil.fr Collection : Fiction Et Cie Parution : 11 Février 2010 Genre : Littérature Française Romans Nouvelles Correspondance 173 pages, 20.5 X 14 cm, 250 grammes 9782021000177 Prix éditeur ttc : 17.00 € Disponible chez l'éditeur |
ce livre est présent dans 93 librairies du réseau
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En 2003, j'ai passé une nuit à Bakou (Azerbaïdjan) dans un hôtel portant le nom, Apshéron, de la péninsule sur laquelle est construite la ville. J'écrivais alors Suite à l'hôtel Crystal, livre qui est une collection d'histoires plus ou moins extravagantes se déroulant dans des chambres d'hôtels à travers le monde.
Le nom de cet hôtel, si proche de celui du fleuve des morts grec, me suggéra l'idée d'y mettre en scène mon propre suicide. La notice biographique sur la couverture du livre (« Bibliothèque du XXIe siècle », 2004), mentionnait mes lieux et dates de naissance et de mort : BOULOGNE-BILLANCOURT 1947- BAKOU 2009.
Depuis 2004, j'étais donc mort en 2009 à Bakou, dans la chambre 1123 de l'hôtel Apshéron, à mesure que se rapprochait cette fatidique année 2009, les recommandations se multipliaient : si par hasard tu es invité à Bakou en 2009, n'y va pas ! Ces amicales mises en garde firent naître en moi l'idée qu'au contraire je devais y aller, et y rester assez longtemps pour laisser à la fiction de ma mort sur les bords de la Caspienne une chance de se réaliser.
C'est ainsi que, le 28 avril 2009, j'ai pris l'avion pour Bakou où j'allais demeurer jusqu'au 30 mai. Ce livre est en quelque sorte le journal de mon séjour dans la ville où j'étais supposé mourir. Portraits, choses vues, rêveries, lectures, notes de voyage, évocations de figures du passé, etc. Naturellement, il s'agissait d'un jeu, commençant par un jeu de mots (Apshéron/Achéron), mais tout de même ce jeu donnait une certaine coloration à mes pensées, orientait jusqu'à un certain point mes imaginations et même mes regards. Qu'on se rassure : ce récit d'un rendez-vous (manqué) avec la mort n'est nullement sinistre, plutôt léger je crois, sinon badin.
Bakou, derniers jours s'offre à lire comme la quintessence de l'univers poétique d'Olivier Rolin. Livre digressif et sinueux, drôle et grave, mélancolique évidemment - c'est que la méditation sur la mort, l'effacement, en est le coeur vital.
Nathalie Crom - Télérama - 24/02/2010)
Singulier récit journal à la plume alerte rappelant certains beaux textes de Jean Rolin (le frère d'Olivier).
Baptiste Liger - L'Express - 18/02/2010)
Un très beau livre, mélange de récit de voyage et de rêverie, de jeu et d'invention, de défi et de réflexion sur la création. Sans jamais se prendre au sérieux, sans céder à la tristesse ni même à la gravité, Olivier Rolin nous entraîne dans une délicieuse promenade littéraire à multiples entrées, mais à une seule sortie - la même pour tout le monde. Chemin faisant, il met en évidence que la mort et la disparition sont au coeur du geste littéraire.
Raphaëlle Rérolle - Le Monde - 12/02/2010)
Olivier Rolin, né en 1947, est l’auteur de plusieurs romans, dont L’Invention du monde (1993), Port-Soudan (prix Femina 1994), Méroé (1998) et Tigre en papier (2000 et prix France-Culture 2003). Il a également écrit des récits de voyage dont En Russie (1987), Mon Galurin gris (1997), a été journaliste et est éditeur.
Prix France Culture 2003 pour "Tigre En Papier"
Prix Fémina 1994 pour "Port-Soudan"
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